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Tome XIV. FERM - FORL.
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Fleurs d’Antimoine. La cueurbtteestfenetrée, pour qu’on puisse y proje-ter le mélange, dont les doses font tou-jours les meures. On trouve dans la cu-curbitettne malTe semblable à celle quel’on a retirée d u creuset : mais les paroisdes aludels font tapissées de fleurs blan-ches , d’autant plus cinétiques qu’ellesjfont plus élevées : en forte qu’il n’y aguerc que les plus balles, ou celles que latrusion a élevées, qui soient allez dépouil-lées de leur phlogiitique, pour n’ètre quediaphoniques.

L’adepte Geber n’a parlé de l’antimoi-ncqn’en passant. Le moine anonyme quivivoit au douzième fiecle, & qui est con-nu sous le nom emblématique île JiafileValentin (voyez ChYmie ) , eit le pre-mier qui ait traité des préparations del’antimoine. On y trouvera le tliaphore-tique minéral, sons le nom de poudreHanche d'antimoine , dans le petitnombred’opérations positives qu’il a données par-mi les secrets d’Alchiinie, fous leuom dece demi-métal : en voici la traduction.Prenez de bon antimoine de Hongrie, oude tout autre pays, pourvu qu’il soit bienpur : réduisez-le en poudre fine ; mélez-lc avec parties égales de nitre purifié dela troisième cuite. Projetiez & faites dé-tonner ce mélange peu à peu dans uncreuset neuf vernissé, entouré de char-bons ardens.mettez en poudre fine la

masse dure qui est restée dans le creuset;mettez cette poudre dans un vase ver-nissé , versez dessus de seau communetiède; décantez cette eau après savoirlaissée rasseoir. Répétez ce lavage jusqu’àce que vous ayez emporté tout le nitre :séchez votre matière : faites-la détonnerde nouveau avec son poids égal de nitre :lavez & détonnez une troisième fois :enfin réduisez en poudre subtile la masserésultante de cette troisième opération :mettcz-la dans une cuenrbite ; versezdessus de bon esprit de via : bouehez-bienexactement votre vaisseau : pendant l'es-pace d’iin mois que vous le tiendrez envous y mettrez de nouvel el-

f 'rit-de-vin neuf ou dix fois, & ferez brû-er celui qui aura digéré dessus : léchezlentement votre préparation ; calcinez- laensuite pendant un jour entier dans uncreuset rouge : portez cette poudre dansun lieu humide, où vous la laissereztomber en défaillance fur une table de

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pierre ou de verre, ou dans des blancsd'œufsdurcis:iis’enfaituneliqueurqn’enfeche & convertit de nouveau en poudre.

Voilà certainement une préparationqui coûte bien du temps, des peines, &de l’efprit-de-vin : mais que réfulte-t-ílde tout ce merveilleux appareil? Oh en-trevoir à travers l'obfcuritéde cette des-cription, que la premiere détonation don-ne un foie ( faux ) de Rnllaudus, que leslavages dépouillent du tartre vitriolé , &de Ion foie d’antimoine : enforte que lesoufre grossier reste avec une matière vi-treuse que Kerkringius appelle la poudreàc Ruiiandus. Voyez sons oie à t'art. An-timoine. La seconde fournit après lelavage une cérufe d’antimoine, selon lesmodernes, ou antimoine diaphoni-que , qui ne font autre choie qu’unechaux absolue d’antimoine;& la troisièmequ'on ne lave point cette même chauxd’antimoine privée des dernieres partiesrégulines qui pouvoient n’étre pas enco-re décomposées, quoiqu’on la regardecommunément comme chaux absolue ,après la seconde détonation, & de l’alkalifixe, ou nitre alkalisé, & peut-être dunitre; à moins que la calcination n’ait ététrès-longtems soutenue. L’efprit-de-vindigéré dessus ne peut donner qu’uneteinture de tartre qu’on décompose en lebrûlant Qv. Teinture de Tartre),& en calcinant la matière. Cette poudremise dans un lieu frais, n’est susceptiblede défaillance que par son alkali fixe, quidoit être en petite quantité : e’est cetteliqueur seule qu’on prend pour évapo-rer. 11 reste doue après tant de travauxun peu d’alkalt fixe mêlé d’une petitequantité de terre provenant de ses dé-bris, & d’une moindre quantité encore dela chaux la plus subtile de l’antimoine ,qu’il a pu tenir suspendue & entraîneravec lui, quoique l’acide de l’esprit-dé-vin aie pu en précipiter une partie. Voy.Ma itéré perlee. Auíîì ne faut-il pass’étonner que Basile Valentin ait attribuédes vertus miraculeuses à fa poudre blan-che : nous en ferons grâce an lecteur. IIest bon de remarquer que e’est la prépa-ration que les anciens chimistes appel-loknt cérufe d'antimoine.

Le compilateur isibavitis n’entend pasmieux la préparation d’antirr.oine dia-phonique, qu’il décrit aussi ma!. Calci-nez , dit-il, de l’antimoine crtid & du ni*K k k 3