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table au premier, sans compter qu’ilest dispendieux & exige plus de temps.On retire aussi la masse du creuset, si-tôt que la détonation est achevée : sansquoi elle ne manquerait pas de jaunir ,de même que dans la précédente prépa-ration.
Si l’on fait évaporer & cristalliser l’eaudu premier lavage, on a i°. du nitre quiest la quantité excédante de celle qu’il afallu pour décomposer le régule emplové:5°. en poussant I évaporation j u squ’ à sic-cité , de l’alkali fixe rendu caustiquepar une petite portion de chaux antimo-niale , avec laquelle il fait union, qn’iltenoit suspendue dans la liqueur : c’estencore de la matière perlée. S’il ne s’ytrouve point de sel polyebreste, c’est quele régule d’antimoine ne contenoit pas lasubstance nécessaire à sa formation ; sa-voir l’aeide vitriolique du soufre, quidans l’antimoine diaphonique, s’est unià i’alkali fixe du nitre décomposé. Ainsidans cette opération , le phlogistiquc durégule produit le même, ou à-pen-près lemême phénomène que celui du charbon.V. Nitre alkalise par le char-bon. Si-tôtque ce principe inflammableest mis en agitation, & dégagé par factiondu Feu, il dégage l’aeide nitreux de fabase, lequel se consume & diffipe en par-tie, il fuit que le régule doit rester dansle creuset avec l’alkali , sous la formed’une chaux blanche dépouillée de sonphlogistiquc en entier.
Mais il ne faut pas croire que le nitrealkalife le régule par son acide seul : sonalkali produit le même phénomène , in-dépendamment du concours de son acide.La calcination n’en va donc que plus vi-te, quand on employé le nitre; & cela pardeux raisons : la premiere, c’est que l’aei-de nitreux dégagé de fa base, rencontrantquelques portions régulines, doit certai-nement leur enlever une partie de leurphlogistiquc, avant que de se consumerou de se dissiper ; & la preuve que la cho-se se passe de la sorte, c’est qu’il y a mielégere détonation qui est certainementMià à l’acide nitreux, & non à sa basealkali ne : la seconde, e’est qu’avec l’alka-li fixe seul, il faut aller assez lentement,pour que ce sel ne se fonde point avec lerégule. Si l’on donnoit le feu trop fort,sur-tout au commencement de l’opéra-tion, il en résulteroit d’abord une matie-
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re vitreuse trcs-Foncée, qu’il faudroit ré-duire en poudre , pour lui enlever pluspromptement les dernieres portions duprincipe du feu ; <8: sur la fin, un verrepeu ccloré, dont le lavage ne pourroit sé-parer les substances qui entrent dans facompoíition.F/iyez RÉduCtion.Sì l’ona entretenu le feu par degrés, on a un al-kali fixe rendu caustique par la chauxd’antimoineaveclaquellc il est combiné.
C’est une des raisons pour lesquelles onemployé le lavage ; mais il est d’autantplus nécessaire en pareil cas, qu’il sertencore à séparer de la chaux les dernieresportions de régule qui ont púéchapper àla détonation; comme plus pesantes &moins divisées , elles gagnent le fond,sur-tout quand on a la précaution d’agiterla lessive. Cette considération porte éga-lement fur la préparation de l’antimoinediaphonique.
Si au lieu de trois parties de nitre, c’enseroit assez de deux pour la préparationde l’antimoine diaphonique, à plus for-te raison suffiroient-elles pour la cérufe.Mais on agit encore de la forte pour n’a-voir aueun soupçon qu’il puisse rester lamoindre molécule de régule sans être dé-composée ; le nitre excédent se retrouveparla crystallisation. II s’en trouve unebeaucoup plus grande quantité en naturedaus la préparation de la cérufe d'anti-moine , qúe dans celle de l'autimoiue dia-phonique , proportion gardée ; parcequ’il n’en a pas salin pour détourner avecle soufre, & que l’aeide vitriolique de ceminéral n’en a point converti en tartrevitriolé. Mais il faut observer que la lon-gueur de la calcination de la cérufe doitchanger ces phénomènes : outre cela , laprésence du soufre peut non-senlementaccélérer la calcination , mais encore îarendre plus complctte avec la mêmequantité de nitre.
On peut encore, si l’on vent, faire lacérufe d’antimoine avec les chaux non-absolucs & les verres d’antimoine, en lesFaisant également détonner avec le nitre;on pourroit pour lors se dispenser d’tm-ployer une aussi grande quantité de cesel; parties égales sussiroient pour avoirune belle cérufe d’antimoine. Almder.C’est la méthode des anciens à-peu-près.
Nous avons dit que l’alkali se combi-noít avec le régule pendant la calcina-tion ; mais il ne faut pas s’imaginer, com-K k k 3