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tre, jusqu’à ce qn’ils ne donnent plus devapeurs : faites bouillir cette chaux dansplusieurs eaux ferrées: macérez-la pen-dant un mois dans de l’efprit-de-vitriol,que vous changerez tontes les semaines ;faites-la rougir plusieurs fois dans uncreuset& i’eteignez dans d« vinaigre àchaque fois : eu si u mettez-la digérer dansde i’eíprit-de-vin onde ì’eau de char.ion-bënit. 11 faut avouer cependant qu’il enrésulte vraiment de l’antimoine diapbo-rétique, où il y aura peut-être un atomede fer qu’y aura porté i'eau ferrée, quia dû emporter l’alkali fixe, ce nitre, & letartre vitriolé. L’efprit-de-vitriol digéréfur la matière ; le vinaigre, en supposantqu’on ait employé assez de nitre pour laréduire en une chaux absolue; l’esprit-de-vin, & I’eau de chardon-bénit, n’yfont ni bien ni mal : & si la préparationlui coûte plus de tems & autant de peinesà-peu-près que celle de Basile Valentin,anmoins n’en perd-il pas les fruits, commece moine qui réduit tout à rien. Liba-vius, ilb. II. alcbym. tracs. ij. de extrait,f p. I8S. 1606.
Lemery, Roerhaave, Mender, & Geof-froy . employent également trois partiesde nitre. Lc premier laisse calciner lamatière pendant deux heures ; le second,pendant un quart cl’heure , & reprocheà Basile Valentin qu’il se donne bien despeines pour dépouiller son antimoine dia-phonique du nitre fixant, pendant qu’ilne lui relie presque autre chose que dnnitre fixé. 11 croît que le nitre fixe lachaux d’antiinoine, comme Lemery s’eitimaginé qne le soufre de ce dcmi-'métalen étoit fixé ; erreur que son savant cri-tique a relevée d’ime façon qui ne laisserien à désirer ; ainsi que les reproches queMender fait mal à propos à Boerhaave ,fur ce que cet auteur regarde i’antimoi-ne diaphorétiqne comme insipide L fausvertu. On observe encore que Menderfait fondre la matière détonnée, & ren-chérit conséquemment sur la mauvaiseméthode des deux premiers. Enfin Geof-froy veut aussi que le soufre de l’anti-moine lbitfixé par I',acide du nitre, & con-fond les noms de cérttfe i'antimoine, &id antimoine iiapborétique.
On fait encore de l'antimoine diapho-rétique avec l’antimoine erud, toutes lesfois qu’on traite ce demi-métal de ma-niéré qu’il soit converti en une chaux
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absolue, blanche & divisée ; soit qnefaction du feu aidée de celle de f air,dissipe tout Ion phlogistique sans inter-mède ; soit qu’elle lé trouve mêlée dematières hétérogènes : car il peut fetrouver encore quelques molécules d’an-timoiue diaphorétiqne parmi la chauxqui reste íur ie filtre à travers lequel onpasse la dissolution du régule d’autimoi-11 c par les sels, sitôt après la détonationde iès scories, & dn faux foie de Rul-landus.
Enfin par la propriété qu'a l’acide ni-treux d’enlever le phlogiitique à la plu-part des substances métalliques, il réduitf antimoine en chaux absolue, si l’on yfait dissoudre ce demi-métal. Dépouilléde ion principe inflammable , il tombe anfond dn vase où se fait l’expérience; iln'est qu’ime terre insipide, pourvu toute-fois- qn’nn fait préalablement lavé avecexactitude. Une petite portion d’anti-moiue reste dissoute dans la liqueur, &forme les deux sels de M. Rouelle, l’uneeu plus & f autre en moins d’acide qu’ilsoit possible. Le soufre surnage sous laforme d’une matière jaunâtre pultacée.Basile Valentin fait aussi une poudre fixe(l’antimoine avec s eau forte : mais il nefaut pas regarder son procédé comme po-sitif. Voyez Nitre.
L’eau régale produit le méme phéno-mène en conséquence de ce que l’acidenitreuxy domine. íVyezNiTRE. L’aci-de nitreux& seau régale attaquent f anti-moine erud avec rapidité : f effervefeen-ce est vive & produit de la chaleur. Cesdeux procédés donnent de l’antimoinediaphorétiqueparla voie humide,& four-nissent les moyens de connoîtrc au justela quantité de soufre que contient f anti-moine erud.
Cáruse A'antìmoine. Réduisez en pou-dre fine séparément une partie de régu-le d’antimoine & trois parties de nitre ;mêlez-les intimement : faites-les déton-ner dans un creuset : jetez la matièredans seau bouillante : décantez ; lessivezsept ou huit fois, & faites sécher votErésultat. Ce procédé exige les meme?précautions que celui de l’antimoine dia-phorétique.
Cette chaux d’antimoinc n’est ni plusblanche, ni plus divisée que celle quenous avons faite par la précédente mé-thode : ce procédé n’est donc pas préfet