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«lant fusibles par f addition d’une troisiè-me substance auflì peu fusible qu’elles,qu’on leur ajoutera. C’est ainsi que lespierres calcaires & les pierres gypseufesmêlées ensemble sont infuiibles ; maiselles entreront en fusion si on leur jointde l’argiile,qui cependant par elle-mêmen’est pas plus propre qu’elles à entrer enfusion.
On voit par-là que la connoissance desfondans est une des choses les plus impor-tantes dans les travaux de la métallurgie,& qui demande le plus de foin & d’atten-tion ; d’ailieurs elle suppose une connoif-sance étendue de la chimie, attendu quepour opérer avec succès, il faut savoirles différons effets qui résultent de lacombinaison des corps quand on les expo-se à faction du feu. C’est à l’étiule & àl’expérience à instruire sur ces choses.On pourra sur-tout tirer beaucoup de lu-mière de fouvrage de M. Pott, de l’aca-démie de Berlin, qui a pour ûlrclithogéo-gnqfie ou examen chimique des terres fifdes pierres ; de la métallurgie de Sthal, &de Vintroduction à la minéralogie de M.Henckel. F . Fusion , MétallurgieU Fuux. ( —)
Fondant , Métal'J., c’est la partied’un fourneau à manche où le feu est leplus violent. Onconqoit que cedoit êtrecelle où le veut des soufflets agit avec leplus d’impétuosité ; mais elle ne se trou-ve pas immédiatement dans l’endroitdufourneau le plus voisin de la tuyère. Cen’est qu’un peu plus avant & dans unecertaine étendue de la masse du charbon& de la mine : car le soufflet refroidit lamatière qu’il frappe la premiere; ce quioblige de faire le nez. Voyez ce mot.Schìuter.
Fondant, adj. Thérapeutique , ter-me fort usité dans le langage de la théo-rie moderne, pour exprimer une proprié-té de certains remedes assez mal détermi-née, comme toutes les vertus altérantes.Celle-ci ressemble assez à la qualité atté-nuante, incisive,apéritive. Voyezlvtci-sif, Apéritif, Atténuant.
. remedes désignés spécialement parîe nom de fondant, sont tons desprésensdc la chimie; ce font i°. l’un & f autrealkali fixe; î°. plusieurs sels neutres ,tels que le sel végétal ; le sel de Scignct-te, le sel fixe ammoniac, les sels d’Ep-som Si de Seidlitz, le sel de Glanber,
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mais principalement le tartre vitriolé &ses diverses efpeces : (avoir le sel poli-chreste de Glafer, le sel de duobus, & lenitre antimonié. z". Les teintures auti-moniales tirées avec les esprits avdens ouavec les acides végétaux. V . Antimoi-ne. Le fameux fondant de Rotrou est del’autimoine diaphonique non lavé, &qui a été préparé avec l’antimoine criul011 entier.4°.Plusieurs préparations mer-enrielles : savoir lc mercure sublimédoux, la panacée, le précipité blanc, leprécipité jaune, l’sethiops minéral, & mê-me le mercure coulant. 5 0 . Enfin le sa-von ordinaire.
On peut grossir cette lifte de fondans enajoutant aux remedes cbyiniques quenous venons de nommer , salués & lesgommes résines qui font des produits na-turels.
Tous ces remedes donnés en dose con-venable, sontdes purgatifs; mais quandles médecins lesemployentà titre defon-dans , c’est toujours en une dose trop sol-ide pour qu’iis puissent produire une pur-gatiou pleine & entiere. Cependant onestime leur action , même dans ce cas,par deslégeres évacuationsqu’ils ne man-quent pas de procurer ordinairement. Ungros de sel de Glauber ou un demi-grosde tartre vitriolé pris le matin dans unbouillon, procure communément une ondeux selles dans la matinée. La dosemoyenne de mercure doux ou de pana-cée, une pilule dXoéûepat fondante, vingtgouttes de teinture des scories succinéesde Sthal, fisc. produisent le même effetdans le plus grand nombre de sujets.
On pourrnit peut-être déduire de cesévacuations faction médicinale des fon-dans ; cette théorie paroîtroittrès-raison-nable à ceux qui pensent que toute actionmédicamenteuse véritablement curativese borne à.exciter des évacuations, L quine croyent point à la plupart des altéra-tions prétendues procurées an corps mê-me des humeurs par des remedes. Maisce sentiment, tout plausible qu'il pourraparoître à quelques médecins, n’est pascelui d 11 grand nombre.
Selon la théorie régnants, fondansagissent fur la silbstancc même des hu-meurs, les divisent, les brisent, les met-tent dans tine fonte réelle.
On ordonne les fondans contre le pré-tendu épaiísissement des humeurs, leur