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Tome XIV. FERM - FORL.
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âes fondations, ni par aucun antre mo^en jgratuit; & qu’à cet égard, le bien gêné- :ral doit être le résultat des efforts de cha- *que particulier pour son propre intérêt.Tout homme sain doit se procurer sasubsistance par son travail ; parce que s’ilétoit nourri fans travailler.il le sero i tauxdépens de ceux qui travaillent. Ce ques état doit à chacun de ses membres ,c’eft la destruction des obstacles qui lesgêneraient dans leur industrie, ou quiles troubleraient dans la iouilsance ilesproduits qui en font la récompense. Siees obstacles subsistent , les bienfaitsparticuliers ne diminueront point la pau-vreté générale, parce que la caulê reste-ra toute entiers. De même, toutes les Fa-milles doivent "éducation anx en sans quiy naissent : elles y font toutes intéresséesimmédiatement ; & ce n'cft qne les ef-forts de chacune en particulier que peutnaître !a perfection générale de féduca-tion. Si vous vous amusez à fonder desmaîtres & des bourses dans des colleges ,Futilité ne s’en fera sentir qu’à un petitnombre d’hommes favorisés au hasard ,& qui peut-être n’aurant point les talensnécessaires pour cn profiter : ce ne ferapour toute la nation qu’une goutte d’eaurépandue fur une vaste ir.er ; & vousaurez fait à très-grands fraix de très-pe-títes choses. Et puis faut-il accoutumerles hommes atout demander, à tout re-cevoir , à ne rien devoir à eux-msmes?Cette espece de mendicité qui s’étenddans tontes les conditions, dégrade unpeuple & substitue à toutes les passionsliantes nu caractère de bassesse & d’intri-gue. Les hommes sont-ils puissammentintéressés au bien que vous voulez leurprocurer? laissez-les faire: voilà le grand,l’uníque principe. Vous paraissent-ilss’y porter avec moins d’ardeur que vousne désireriez? augmentez leur intérêtVous voulez perfectionner î’édn cationproposez des prix à Fémulation des pè-res & des en fans : mais que ces prixsoient offerts à quiconque peut les mé-riter, du moins dans chaque ordre de ci-toyens ; que les emplois & les places e.i .tout genre deviennent la récompense du ímérite , & la perspective assurée du tra- 'vail ; & vous verrez fémulation s’allu-mer à-la-fois dans le sein detoutes les fa-milles : bien-tôt votre nation s’éleveraau-dessus d’elle-même, vous aurez éclat-

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ré son esprit; vous lui aurez donné desmœurs vous aurez ràit de grandes cho-ies, & il ne vous en aura pas tant coutéque pour fonder un co'iege.

L'antre classe de besoins publies aux-quels on a voulu subvenir par des fonda,tions , comp-end ceux qu’on peut regar-der comme accidentels; qui bornés à cer-tains lieux & à certains temps, entrentmoins immédiatement dans le systèmede fadministrarion générale, & peuventdemander des secours particuliers. II s’a-gira de remédier anx maux il’une disette ,d'une épidémie ; de pourvoir à feutre tiende quelques vieillards , de quelques or-phelins , à la conservation des ensans ex-posés; de faire on d’entretenir des tra-vaux utisos à la commodité ou à la salu-brité d’une villg ; de perfectionner l’agri-enlture on quelques arts kngnissans dansun canton ; de récompenser des servicesrendus par un citoyen à la ville d ont ilest membre ; d’y attirer des hommes cé-lébrés parleurs talens, Uc. Or il s’enfaut beaucoup que la voie des établisse-mens publics & des fondations soit lameilleure pour procurer aux hommestous ces biens dans la plus grande éten-due possible. L’empioi libre des revenusd’une communauté , ou la contributionde tons ses membres dans le cas où le be-soin seroit pressant & général ; une asso-ciation libre & des souscriptions volon-taires de quelques citoyens généreux,dans les cas où i'intérêt fera moins pro-chain & moins universellement senti;voilà dequoi remplir parfaitement toutesorte de vues vraiment utiles ; & cetteméthode aura fur celle des fondations cetavantage inestimable, qu’elle n’est su-jette à aucun abus important. Comme lacontribution de chacun est entierementvolontaire, il est impossible que les fondssoient détournés de leur destination, s’ilsl’étoient, la source en tarirait auísi-tôt :il n y a point d’argent perdu en fraixinutiles, en luxe, & en bâtimens. C’estune société du même genre que celles quise font dans le commerce, avec cette fdifférence qu’elle n’a pour objet que lqjfe»,**!bien public ; & comme les Fonds ne fontemployés que fous les yeux des action-naires , ils font à portée de veillerà ce qu’ils soient employés de la ma-niéré la plus avantageuse. Les ressour-ces ne sont point éternelles pour des be-soins