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habitations de petits vers marins, à quices lythophytes fervent de loges. II y aquelqu'analogie entre la formation des H-thophytes & celle des ostéocolles, quicroissent dans les terres sablonneuses;mais on ne peut supposer dans ceux-ci nisemences ni infectes. 4 0 , La crystallii'a-tion elì une quatrième maniéré dont seforment nne multitude de fossiles. Desparticules solides, fort petites, réguliè-res, uniformes, fe trouvant étendues &soutenues dans un fluide, se réunissent,adhèrent & forment un corps dur, con-tinu , plus ou moins transparent, qui af-fecte une figure géométrique, qui naîtde ta forme & de la réunion des molécu-les primitives uniformes. ç°. Enfin lapétrification proprement dite est la cin-quième maniéré dont fe forment grandpombre de fossiles. Telle est l’origine detous les végétaux & de tous les animauxqui fe trouvent pétrifiés dans le sein de laterre, en si grande quantité, & par-toutchangés en pierre. D’abord, tous les vé-gétaux & tous les animaux renfermentline quantité de parties terrestres , salines& minérales, qui entrent essentiellementdans leur composition. Tous les règnesfont donc déjà liés par nne affinité & unechaîne indissoluble. Ainsi comme tousles corps ont commencé par être de la ter-re , ils fc réduisent de même en terre.Ainsi encore , quand des végétaux nu desanimaux, ou leurs parties , font aflez So-lides peur être garanties de ia putréfac-tion dans le sein de la terre, & qu’il fetrouve des sues propres à former les pier-res , ces corps étrangers qui en font pé-nétrés , deviennent de vraies pierres.
On comprend fans peine qu'en ne con-sultant, comme Pott , que l’analyse desfossiles , on comme Henckel, que leurcomposition ou leur origine , on ne fau-roit bâtir un système commode pour ran-ger les fossiles , tin système qui réponde àleurs apparences, à leurs qualités sensi-bles , à leurs caractères extérieurs. I! estdonc bien plus difficile d’imaginer pourles fossiles une méthode qui satisfasse àtontes les conditions, que pour les plan-tes & les animaux, qui venant de semen-ces, d’œufs ou d’un être semblable, sontansli dans chaque classe, genre ou efpe-ce , toujours essentiellement semblables;au lieu que le mélange des prwicipes desfossiles forme une si prodigieuse .quantitéTerne XP. T ortie l.
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de combinaisons diverses, qu’il n’est pz,aisé de trouver seulement deux individusqui soient essentiellement pareils ou sem-blables. II faut donc ici s’en tenir auxgenres, fans descendre trop minutieuse-ment dans le détail des efpeces.
Quelqu’ímparfaites cependant que puis-sent être les distributions méthodiquesfossiles, anlsi bien que celles des plan-tes & des animaux , ii vaut mieux lesavoir & s’cn servir , que de n’en avoirpoint du tout. Ccst le défaut de méthodequi a borné si long-temps l’hiftoire natu-relle des anciens. Tout étoit confondu &restait dans l’obscurité. Les méthodessoulagent la mémoire, aident les commen-qans, mettent de l’ordre dans les collec-tions & les cabinets , instruisent en an-nonçant les propriétés générales, & lesqualités communes ; & quoique nous nepuissions pas nous flatter d’avoir saisi le filde la nature, ces systèmes peuvent un jour011 un antre nous conduire à le découvrir.Comment fans méthode reconnaître, parexemple, vingt mille plantes diverses,que l’on a distinguées, en y comprenantdes variétés constantes , ou feulementhuit mille, auxqueiles les ont réduitesceux qui ne comptent pas ces variétés?L’obí'ervation distingue les caractères; leraisonnement fixe les rapports ; ia métho-de rapproche les objets semblables, ousépare ceux qui diffèrent : de là naissentdos divisions , des subdivisions , que l’es-prit saisit, fí qui se gravent aisément dansla mémoire. Des rapports multipliés, per-mansns, sensibles, ont formé des divi-sions naturelles , tirées de la progressionmême de la nature. Mais les chaînonsn’en étant pas toujours connus , sur-toutdans les fossiles, on a eu recours à des mé-thodes artificielles, fondées fur des qua-lités moins sensibles, mais plus généra-les, plus simples, & tirées de l’expérisn-ce , par les dissolutions, les menstrues,le feu , les analyses & ies décompositions.I.a méthode la plus sûre est de réunir ,autant qu’il est possible , ces deux voies.Mais, malgré tous ces efforts , ia distri-bution méthodique des fossiles fera tou-jours plus variable , moins précise quecelle des plantes 011 des animaux. Chaquejour, chaque pays , chaque expérience yapportera fans cesse des variations, à cau-se de la variété des combinaisons. Met-tra-t-on, par exemple, les ardoises dans