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qui se changent plus ou moins facilementen verre au feu , avec quelqu’additionalkaline, qui y prennent aisément plusou moins de transparence. Dans les cal-cinations elles font moins altérées queles autres terres ou pierres. Dans leurétat naturel, elles donnent du feu quandelles ,ont en malle & qu’on les frappeavec l’acier, & dans cet état elles fontinattaquables par les acides. I.'ouvragede Pott a été traduit en franqois , & a pa-ru à Paris en 17;;, en deux volumes.Nous le croyons très-propre à instruireun homme qui a déjà un système sur lesfojjìles , mais peu propre à aider à en for-mer un.
II y a un grand nombre d’autres au-teurs qui ont écrit dans la vue de tracerune méthode pour ranger les fojjìles,mais tels font les principaux que nousavons cru devoir comparer. C’est à des-sein que nous ne parlons point de la Mi-,néralogie de Henckel, qui a paru à Paris,en deux volumes,'1756, parce que cetouvrage 11e renferme point un systèmecomplet fur les/-t/Aer : il est plus exactfuries minéraux. Les ouvrages impor-ta n s de Cramer, de Schtvedenborg, deSehiutter, de Hellot, Ue. regardentplus particulièrement la métallurgie,cette partie importante de Poryctologie.O11 peut consulter d’ailleurs le cataloguedes divers livres fur ces matières, dansla Bibliothèque de Gronovius , Leyde ,jh-4°, 1760.
Le même Herïckel, dont nous venonsde parler, dans son Traité de Coriginedes sierra, prétend que la matière hy-poftatique ou substantielle des pierres oudes fojjìles est , t°. oti une marne , com-me dans le talc , lesmectis, la serpenti-ne , les fruits pétrifiés , quelques amian-tes, le caillou, le crystal, l’apnétiste d’En-rope, la fausse topafe , qui se vitrifientaisément, & ne font aucune effervescen-ce avec les acides; cependant la marneest calcaire, comment fe peut-rl qu’elleforme des fojjìles vitrìfiables ? ou S°.«ne craie, comme dans la pierre calcai-re , l'albâtre, le spath, la stalactite,quelques micas, le verre de Moscovie,la félénite, la turquoise, les, coraux,(f c. qui fe vitrifient difficilement, ja-mais fans addition; 011 3 0 . une terremoyenne, qui naît de la combinaison desdeux , comme dans le diamant, le ntbi,
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l’éfneramle , le saphir, latopase, ía ctì?jnaline, l'opale; 0114 0 . nne substance mé-tallique , comme da u s l’hématite , l’hya-cinte , le grenat, la pyrite, qui contien-nent du fer ; la malachite, le lapis lazuli,qui tiennent du cuivre , esc.
A ces matières fojjìles hypostatiques ,selon lui, se sont jointes des matièresmoins essentielles,qui font i°. ou salines,comme dans les coraux , plusieurs stalac-tites , la bélemnite , la pierre de porc , lapierre-ponce, (fc. ou 2°. huileuses, com-me dans les charbons de terre , la pierrealutnineuse, l’ardoise grasse, L-fe. 3 0 . 011métalliques , comme dans les stalactitesbleues, teintes par le cuivre, dans le jas-pe, la cornaline, esc. 4 0 . ou sulfureuses,comme dans la pierre de Bologne, lespyrites, esc.
Les principales maniérés dont on peutconcevoir, selon lui, que se forment lespierres, fout, i°. la congélation , com-me la pierre cornée , les pierres à fusil.II suppose une matière fojjìle visqueuse ,gélatineuse, qui s’unit, fe coagule, fodesseche d’une maniéré simultanée. Dslà vient que dans ces pierres ou trouvedes corps étrangers, des corps marinsrenfermés, ainsi que les insectes fe trou-vent renfermés dans le fuccin. Mais c’estdans la craie , qui est calcaire & qui estunie à la pierre à fusil, que fe trouventd’ordinaire ces corps étrangers. i°. Laseconde maniéré est la concrétion. Desparticules terrestres flottantes dans l’eau,divisées & soutenues fans la troubler,s’assaissent, fe filtrent ou fe séparent del'eau , s’attirent, & fe réunissant formentenfin un corps solide. Ainsi naissent lespierres calcaires , les stalactites, fes tufs,les m'arnes pétrifiées , les ardoises. S’il fejoint dans la concrétion ou la coalefeen-ce, d’autres matières, comme du fable,de petites pierres , il en naît des pierresde grès, esc. que la partie grasse lie l’eaulie fortement ; c’eft donc une eoalefcen-ce lente; & s’il fe joint encore quelques 1parties de fer, qui donnent de la liaison& plu* de dureté , il en résulte les pier-res les plus dures. 3 0 . Une forte de vé-gétation est la troisième maniéré dont leforment quelques pierres. Tels font tousles lithophytes. On y voit un troue , desbranches,dont l’extrémité est moite, ìorf-qu’ils font récemment tirés de la mer. 11est démontré aujourd’hui que ce lont leahabitatioa®