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ouvrières, mais encore pins grosses. Enles disséquant, on y apperqoit aisémentde petits œufs de couleur blanche; lapoitrine est de couleur moins brune quecelle du mâle , & plus rousse que celle de1a fourmi ouvrière.
Swammerdam a observé que parmi lesfourmis les plus communes en Hollande,il ne Ce trouve qn’un petit nombre de mâ-les & qneiques femelles, en comparai-son du grand nombre der, fourmis ouvriè-res. II a ramasse' ces insectes dans la cam-pagne L dans des jardins, pour les nour-rir dans fa maison ; & pour les voir pinscommodément, il les empêchoit de sedisperser an loin , en leur opposant detoutes parts un petit fossé plein d’eauqu’elles ne pouvoient pas franchir, carles fourmis fuient l’eau : pour cet effet ilnppliquoit fur un grand plat de terreconcave un rebord de cire , & il étendoitdans toute la circonférence du plat, àquelque distance des bords, de forte qu’ilrelloitun petit canal circulaire entre lerebord de cire & les bords du plat ; ilremplissoit d’eao ce petit canal, & il pla-çoit les fourmis fur l’aire dn cercle for-mé par le rebord de cire : dès qu’elles yavoient passé quelques jonrs, il s’y trou-voit de petits œufs, dont il fortoit desvers tels qu’ils ont été décrits plus haut ;alors il voyoit les fourmis ouvrières oc-cupées à soigner ces vers, à les nourrir,& à les transporter d’un lieu à un autre,les tenant entre les deux prolongemensde la mâchoire inférieure. Dès que la ter-re dans laquelle elles étaient logées fur leplat, fe desséchoit à la superficie , ellestraníportoient les vers & les nymphesau-dedans, à l’endroit le pins profond ;& lorsqu’on versait assez d’eau dans leplat pour inonder des vers, bientôt lesfourmis ouvrières les remon.toient au-dessus de l’ean; mais si on nérépandoitqu’une petite quantité d’eau pour humec-ter seulement une partie de la terre ,c’étoit dans cet endroit humecté qu’ellesapportoient les vers qui se trouvoientdans une portion de terre trop scche : cequi prouve que la terre humectée leurconvient mieux que celle qui est trop sé-ché on trop mouillée.
Les soins des.fourmis ouvrières sont finécessaires à ces vers & à ces nymphes,que Swammerdam a tenté plusieurs fois,mais toujours inutilement, d’en élever
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fctis leurs secours. II nourrissoit les/Kkf-tnis qu’il observoit, avec du sucre, des rai-sins, des poires , des pommes, & d’au»tres fruits; jamais il ne les a vu construi-re d autres nids que de petites routes; qu’cllcs pratiquaient sous terre; elles feplacent toujours du eûté qui est échauffépar le soleil, & elles y déposent leurs vers& leurs nymphes. II n'a jamais trouvé da usces fourmillieres des provisions pour l’hi-ver, & il pense que ces infectes ne pren-nent a n cuire nourriture dans les temsfroids. lìihlia nctturie , page i<)i & fuiv.
Outre l’efpeee de fourmi dont il vientd’être fait mention. Swammerdam enavoitvu íix autres. La premiere venoitdú cap de Bonne-Espérance : elle étoit decouleur brune foncée. II parott par la fi-gure que fauteur a fait graver, qu’elleétoit plus de trois fois aulsi grande quecelle qui a été décrite.
Lajèconde efpece fe trouva en Hollan-de ; la figure qui en a été gravée dansf ouvrage de Swammerdam,est à peu prèsde la même grandeur que celle de U four-mi nxráe de l’elpece ordinaire; fauteurn’apaspu reconnoître si c’étoit itne fe-melle ou une ouvrière , mais cette four-mi n’avoit point d'ailes comme tes mâ-les, qui étoient aussi un peu plus grands :elle avoit une couleur rougeâtre. Cequ’il y a de plus singulier dans les/cHc.mis de cette efpece, c’est que les nym-phes sont renfermées dans des coquestíssues de fils, comme une forte de toile ;ces coques étoient beaucoup plus gros-ses que les fournìis ouvrières qui lestraníportoient.
Les fourmis de la troisième efpeceétoient plus petites que les. fourmis ordi-naires, plus" noires & plus luisantes:fauteur les trouva fur des saules.
Celtes de la quatrième efpece étoientencore plus petites, mais plus épaisses ^& de couleur roussàtre.
Les fourmis de la cinquième efpeceavoient le corps plus mince & plus alon-gé que celles de la quatrième. L’auteur avu les mâles : ils avoient des ailes ; maisil n’y a point apperqu de mâles parmi le*fourmis de la troisième & de la quatriè-me efpece.
Celles de la sixième étoient très-petf-tes : l’auteur ri’a point vu les mâles ; il afait graver une ouvrière dont la figureiva qu’environ une ligne de longueur}