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Tome XV. FORE - GENU
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FOU

•es fourmis étaient de couleur brune , &ïeficmbloient aux autres par la figure ducorps. On ne les voyoit que vers le mi-lieu du mois de juillet; il en venoit tousles ans dans ce teins quelques centainesqui se répandaient sur le pain & sur lefromage; passé le mois d’otìobre il n'enreliait aucune. Ces fourmis sortaient dela cave : mais l’eau y ayant séjourné pen-dant quelques mois, elles ne reparurentplus clans la fuite.

Swanmierdam ne doute pas qu’il n’yait bien d’autres especes de fourmis ; il<n donne pour exemple , i°. des fourmisblanches qu’on lui a dit être dans les In-des orientales : elles font plus petites queles fourmis ordinaires, & elles gâtent lesprovisions de bouche & les marchandi-ies : 2 °. des fourmis rouges à pieds noirs,qu’on lui avoit envoyées de l’iíle de Ter-nate; elles étoient un peu plus petitesque celles de la seconde espece, dont ila été fait mention. On lui a dit encoreque l’on avoit vu dans les grandes Indesdes fourmis longues comme la premièrephalange du pouce ; que leurs fourmii-lieresavoient fix pieds de tour; qti’ellesétoient divisées au-dedans en plusieurscellules, & qu’elles paroiíîbientquelque-fois en partie bers de terre, & étoientd’autres fois entièrement enfouies. Bi-hliu naturœ, pag, *66 & fuiv.

Le P. du Tertre a vu dansíes Antillesquatre sortes de fourmis : elles font, dit-il, des provisions dans le tems de la ré-colte, quoiqu’il n’y ait point d’hiver dansce climat ; souvent elles causent un granddommage , en enlevant les graines dutabac , ou d’autres plantes, en une feulenuit, aussitôt qu’elles font semées. Lesfourmis qui emportent ainii les semen-ces , font petites , noires, assez sembla-bles à celles que l'on voit le plus com-munément en Europe; elles font en sigrand nombre qu’elles infectent les pro-visions de bouche, telles que les confitu-res , les viandes, les graisses, les huiles ,les fruits, cjV. Quelquefois elles cou-vrent les tables, de façon qu’on est obli-gé de les abandonner , fans pouvoir man-ger de ce qui a été servi; on est an (fi con-traint de sortir de son lit lorsqu’eiles yarrivent. II y a deux fortes de fourmisrouges, très-petites, qui ne sont pas sicommunes que les autres ; les fourmisde l’une de ces especes ne mordent pas,

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I mais elles entrent dans les coffres quirenferment du linge , en si grand nombrequ’elles le tachent & le gâtent entiere-ment ; les autres testent dans les bois, futles feuilles des arbres ; lorfqu’il en tom-be sor la chair, elles causent une déman-geaison très-vive.

Les fourmis les plus dangereuses sontcelles que l’on appelle chiens , à cause deleur morsure qui est plus douloureuseque celle des scorpions ; mais la douleurne dnre qu’une heure an plus ; ce% four-mis sont longues comme un grain d’avoi-ne, & deux sois aussi grosses. On en trou-ve par-tout dans les iles; mais elles nesont pas en si grand nombre que les au-tres. llìft. mt. des Antilles , tome II,Pag- 343-

II y a au Sénégal des fourmis blanches,de la grosseur d’un grain d'avoine ; leursfourmíilieres font eievées en forme depyramide, unies & cimentées au dehors ;elles n’ont qu’une feule ouverture qui setrouve vers le tiers de ieur hauteur, d oitles fourmis descendent fous terre parune rampe circulaire. Hist. gén. des voya-ges , tome II.

ABatavia les fourmis font leurs nidsou fourmíilieres fur des cannes, pouréviter les inondations, elles les construi-sent avec uue terre grasse, Si y formentdes cellules. On voit sor la côte d’Or enGuinée, des fourmíilieres au milieu deschamps , qui sont de la hauteur d'unhomme. II y en a aufiì de grandes lur desarbres fort élevés. Les fourmis sortentsouvent de ces nids en si grand nombre,qu’il n’y a point d’animal qui puisse leurrésister; elles dévorent des moutons &des chevres, en une feule nuit il n’enreste que l’os. En une heure ou deux el-les mangent un poulet. Les rats ne peu-vent pas les éviter; dès qu’une /ô»»»,/ aatteint un de ces animaux , il s’en trouveplusieurs autres qui se répandent sur soncorps, tandis qu’il s’arréte pour se débar-rasser de la premiere; enfin elles l'acca-blent par le nombre, & l’entraînent oùelles veulent; on a remarqué que cesfourmis ont assez d’instinct pour allerchercher du secours dans la fourmillierelorfqu’elles ne peuvent pas emporter leurproie: les unes la gardent pendant queles autres vont à la fourmilliere , Scbientôt il en sort une multitude.

On trouve à Madagascar des fourmisL 3