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Tome XV. FORE - GENU
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FOU

ígalemept les charbons ; fans compterqn’il en faut encore sept ou huit capablesd’admettre le petit doigt. Ces derniersdoivent être toujours ouverts,pour que lefourneau puiffe fe délivrer de ces fumoiì-tés. Ils seront pratiqués dans l’endroit oùle fourneau fe joint avec son couvercle.

Le fourneau qui donne un grand degréde feu, est celui dont les parois font éle-vées de trois pieds , ayant dans leurmilieu une grille de terre capable desoutenir le grand feu, percée de quan-tité de petits trous en entonnoir renversé,afin que la cendre & les charbons puis-sent tomber aisément , & laisser unelibre entrée à L air. C est cette libertéq u'a l’air d’entrer en grande quantité parces trous inférieurs, qui excite un grandfeu dans ce fourneau. Ainst il n’est quede s’exercer fur ce point de vue, &l’onen viendra à son but.

II est aisé de voir que Géber vient dedécrire un fourneau de fusion, quoiqu’ill’applique à ses aludels; en fuivqnt fadescription, on doit réussir presque com-me aujourd’hui à en construire un , ex-cepté qu’on y a ajouté quelque chose;ainsi je ne vois pas poor quelle raisonGlauber a eu tant de peine à trouverle sien, que nous décrirons à la sectiondes fourneaux de fusion. On remarqueraen passant, qu’ilsemble que Géber n’aitpas dessiné lui - même ses figures, quoi-qu’il en parle comme les ayant données.C’est une faute qu’on ne peut attribuerqu’au dessinateur qui nous les a transmi-ses.

L’édition de Géber, dont nous avonstiré ce que nous avons donné de lui, estde Dantzic, faite en 1681, d’après unmanuscrit du Vatican. C’est la meilleure ;elle est très-rare, comme l’a fort bienremarqué M. l’abbé Lenglet dans faBibliothèque hermétique. Mais 011 la trou-ve imprimée en latin dans le tome I dela Bibliothèque chymiqtte curieuse de M au-get , avec les planches fidèlement co-piées. Elle fe trouve aussi , mais tra-duite en franqois, dans le tome I de laBhilosophie chym. donnée par Salmon,en 4 vol. in- n.

Enfin, le quatrième ou dernier four-neau sublimatoire est celui de la figure167. 11 ne fe trouve dans nos planchesque pour l’élégance de l’appareil ; car ce11’est au fond qu’un put fourneau de dé-

F O U isr

coction ou à capsule, quia un rebord àsa partie supérieure, & une barre poursoutenir un alndel. Cet appareil est deM auget, pi. IX, qui l’a pris dans la pi.III de Charas", ou bien pi. II de Le-fevre, où Charas l’a pris. Mais nousnous appercevons qu’il ne suffit pas dedonner des proportions pour les four-neaux ; nous allons donc exposer la com-position & la maniéré de construire ceuxqui sont en terre, avant que de passer ànotre seconde section.

Les fournaliftes de Paris font leursfourneaux avec de l’argille qu’ils pren-nent à Gentilli ou à Vanvíes , & avecles tessons des pots degrés élevés & cy-lindriques , où l’on apporte à Paris lebeurre salé de Bretagne & de Normandie;ils font tremper pendant une nuit leurargille divisée engrosses pelotes, aprèsquoi ils la corroient & la pétrissent avecles pieds , pour en écarter les corpsétrangers, comme les pierres , les pyri-tes , éfc. D’un autre côté, ils pilent lespots de grès & les passent par dissérenscribles, pour en avoir des morceaux demême ..grosseur à-peu-près. La partie laplus sine est réservée pour les creusets,moufles , scorificatoircs, éfic. Ou em-ploie pour les fourneaux celle qui est ré-duite en morceaux gros comme du mil-let, du chenevis , des lentilles, relati-vement àl’épaisseur de leurs murai les,qnoiqu’une exactitude scrupuleuse nesoit pas nécessaire à cet égard. On metenviron égales parties de ce ciment &d’argille préparée ; on les mêle bien inti-mement : on garde cette composition àla cave pour la tenir fraîche jusqu’à caqu’on la mette en œuvre.

Pour construire un fourneau , soit don-né , par exemple , celui de la fig. 2.L’artiste prend un morceau de sa compo-sition , qu’il juge assez volumineuse pourfaire le îol du cendrier ; il la pétrit & enfait une plaque qu’il pose sur une pierreplate saupoudrée de cendres criblées,& portée horizontalement fur un billotde hauteur convenable. Quand il lui adonné la même épaisseur par-tout , &qit’il l’a arrondie à vue d’œil, il échancreses bords en les pinçant, afin que l’ar-gille (jju’il doit ajouter s’y incorpore :pour elever la paroi, il prend un autremorceau de fa pâte, le pétrit & le ré-duit en un cylindre long de trois ou qua-