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Tome XV. FORE - GENU
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nous avons cru que nous devions expo-ser quelques figures des premiers quiont été représentés, afinqu’onpút voirle point d’ou l’on est parti, & sentir lesadditions & corrections qui ont été faitesdepuis, (léser , qu’on appelle k roi, àcause de son habileté ' en chymie , estfauteur le pius ancien qui les ait figurés,& qui ait joint une description assezclaire , & meilleure que ses figures quiíi’y répondent pas trop exactement. Gé-ber vivoit au septième siecle selon Bocr-haave , au huitième selon Moréri , &au neuvième selon son continuateur, quiparle d’après l’abbé Lcnglet, fondé furla même autorité que Bocrhaave. Quoi-qn’il en soit , il est très-certain queGéber est fort ancien, & se trouve citédans Albert le Grand & Arnaud de Ville-neuve , qu’il n’a point cités. Avant cetartiste, l’ignorance & la mauvaise foi s’é-toient toujours enveloppées du voile del’emblème & de l’énignie , même pourles plus petites choses, comme cela estencore arrivé depuis, & même de notretemps. Tout auteur qui écrivoit deschoses inintelligibles , étoit un hommerespectable, précisément parce qu’on nel’cntendoit point. Aujourd’hui on a re-pris le dessus ; & tout homme qui vou-droit ramener ccs temps précieux où l’onne parloit ni n’écrivoit pour se faire en-tendre, & où la crédulité étoit la dupedu jargon mystérieux , feroit croirequ’il auroit de bonnes raisons pour enuser de la forte. Si Géber est tombé danscet inconvénient quant aux opérations,au moins a-t-il pu être de quclqu’ittilitépour la description de ses ustensiles. IIavertit que 1 e fourneau qu’il décrit &destine aux aludels , doit être plus oumoins épais L plus on moins grand ,selon la grandeur des vaisseaux qu’on yveut mettre, & l’intcnsité duFeuauquelon vent les exposer. On élevé des paroiscirculaires à la hauteur de neuf ponces ,en pratiquant i me porte pour le bois,dont la partie inférieure soit de niveauavec le sol ou piédestal àn fourneau. Onassujettit pour lors une barre de fer grossecomme le doigt pour soutenir l’aludel.On donne à-peu-près autant de hauteurau fourneau au-deffus qu’au-dessous dela barre de Fer; & au milieu de la partiedu fourneau supérieure à cette barre,oison peut appeller le J'ecani cerfs ou

Yòuvrolr du fourneau , on sait quatre,trous ou registres, dont la grandeur doitêtre déterminée par celle du fourneau,& la vivacité nécessaire au feu. Oncouvre le tout d’un dôme un peu con-vexe , & ayant un grand trou au milieupour recevoir l’aludel, quoique Geber &fa figure n’en disent rien. Entre ces vais-seaux & le s parois dn fourneau , il doit yavoir un espace de deux doigts, plus oumoins, selon le degré de chaleur néces-saire. On lutte l’aludel au fourneau. Cesdeux vaisseaux ont la proportion qu’ils-doivent avoir entr’enx & avec le feuqu’on y tient, quand celui-ci circulebien autour de i’aludel , que la matièrequi y est contenue reqoit le degré de feuconvenable , & que la flamme & la fu-mée sortent bien par les registres. Si cesconditions ne se trouvent pas remplies ,on diminue l’aludel, ou on agrandit lefourneau, & on augmente ou rétrécit lesregistres jusqu’à ce qu’on ait trouvé lejuste point qu’on deíire.

Pour peu que l’on compare ce fourneauavec ceux qui ont été faits depuis, on ytrouvera, je pense, assez de ressemblancepour conjecturer qu’il n’a pas peu servi icontribuer à leur perfection & aux avan-tages qu’on en retire. Au moins voít-onque fauteur a bien entendu laméehani-que du feu.

L e fourneau de la fig. 66 est non-feule-ment un fourneau fublimatoire, mais en-core un fourneau où la matière est expo-sée à feu nu. Nous en parlerons enparticulier dans la section des four-neaux à distiller par le côté, pour nepas le séparer d’un autre de cette espece.

La sig. 98 représente encore un four-neau tiré de Géber, page 7s. il est des-tiné aux aludels dans lesquels 011 doitFaire la sublimation de la marcaffite ,fis c. 11 dit que ce fourneau doit donnerun degré de Feu capable de fondre lecuivre, ou l’argent, fi cela est nécessaire.Le haut doit être fermé avec un disqueperce pour recevoir la cucurbite, qu’onlutte à ce disque , pour empêcher qu»le feu ne vienne à échauffer l’aludel , &à fondre la matière sublimée. On faitseulement quatre petits registres dans cedisque, avec autant de bouchons. Cestpar-là qu’on met le charbon dans le four-neau. On en fait encore quatre autresdans les parois du fourneau, pour mettre