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Tome XV. FORE - GENU
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de son bord supérieur, un anneau sembla-ble à celui (lu premier cendrier , & desti-né aux mêmes usages. Immédiatementau-dessous de cet anneau, on fera une ou-verture arque'e par fa partie supérieure,large de trois pouces & haute de deux.Ali côté gauche de celle-ci, en commen-çant également tout près de Panneau , onen fera une seconde large de deux pou-ces, & s’étendant en hauteur jusqu’à lamoitié de celle dn cendrier. Cette ouver-ture est destinée à recevoir le cône o , quidoit hii-même admettre une tuyere desoufflet. A droite de ia premiere , à g pou-ces du fol d u cendrier, on en fera unetroisième circulaire, de deux pouces &demi de diamètre. On appliquera danstout l’intérieur de ce cendrier, exceptéau-dessus de Panneau , un garni composéde terre glaise préparée & mêlée (Plinebonne quantité de labié & de petitespter-ïes, qui fassent Poffice d’un mur. On feraau fond du même cendrier un bassin oucatin , dont la figure fera celle qu’on voitdécrite par la ligne sg h.

Un bajjîn ou câlin de réception est doncun accommoiage qu’on fait lans un four-neau , ou par-dehors avec une matière ap-propriée à l’opération. Cette matière estce qu’an appelle nne brasque.

La brasque est de deux especes; ily ala pesante & la légere. La brasque pesanteest composée d’argille séchée & de char-bon pilé & tamisé, méie's à parties égales.On humecte lc tout juiqu’à ce qu’on puis-se le manier sans qu’il s’attache auxmains. Si Pargille étoit trop grasse & tropcompacte , & conséquemment se fendoitaisément a u feu , on en prendroit qui eneût déjà éprouvé l’action. On la pile , onla tamise, & on en ajoute une moitié ouun tiers à celle oui n’a pas encore servi;car toute argille n’est pas propre à rece-voir une quantité de charbon pilé qui ré-ponde à toutes les circonstances, n’euadmettant que difficilement un volumequi excede le double du lien. La différen-te nature des substances qu’on a à foudre,celle de Pargille qui doit être combinéeavec le charbon , empêchent qu’on nepuisse établir de proportion entre cesdeux dernieres matières. La brasque lége-ve n’est antre chose que du fraisil ou pous-sière de charbon; on en connoît les pro-priétés. Quand on réduit une mine de ferdaps le fourneau dont il s’agit, aile est

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d’uns nécessité absolue. Sans elle l’opéfífÊtion manqueroit. On met encore de labrasque légere entre la pierre de zinc L lachemise du fourneau , où l’on traite lamine de Ramuieisberg. Voy. Schlutter,tome II, page 241, planche XX.

U y a une chose à remarquer à Pégaráde la préparation & de l’usage de la bras-que pesante : c’est que plus on y fait en-trer d’argille, plus elle est solide & dura-ble , & par conséquent plus difficilementrongée parles matières fondues qu’il re-çoit. Mais anísi d’un autre côté , la quan-tité de scories devient plus considérable ji! faut, pour lui donner le degré de cha-leur nécessaire, avant qu’on puisse mettredans le fourneau les matières qu’on y doitFondre , un feu plus violent & plus long-tems continué. Lorsque c’est au contrairele charbon pilé qui excede la quantité dePargille, le mélange est rongé plus aisé-ment par les matières en fonte , sur-toutsi elles font arsenicales, sulfureuses , oudemi - métalliques ; pendant que le métal11’y déchet pas tant, que Ic baffin se secheplus aisément, & exige pour être échauf-fé, moins de tems & de feu. Le meilleurparti qu’il y ait à prendre en pareille oc-currence , c’est de prendre le juste milieu,en-deçà & au-delà duquel onseroit ex-posé aux inconvéniens en question.

11 est bon d’observer en général, queles effets dn froid & de la chaleur ne secommuniquent jamais avec plus de diffi-culté que quand ils ont à traverser descorps solides qui font en même tems ra-res, caverneux & spongieux. Ainsi l’onpeut empêcher un corps fondu & quiaun grand degré de chaleur, de se refroi-dir promptement, eh le couvrant de char-bon pilé ; & l’on ne peut pas soupçonnerque cette chaleur soit entretenue par lafeu que ce corps embrasé peut avoir misau corps , puisqu’il faut pour cela le con-tact de I’air , & qu’on ne voit point d’aiî-leuts de cendres qui en aient été produi-tes. II s’ensuit que c’est autant polir con-server au métal l’état de fusion que Tétaimétallique par le phlogistique , qu’on mê-le le poussier de charbon à Targille. Onpeut se convaincre de la vérité de cettedoctrine , si on e.xamine la disposition desgrands foirneauxdes fonderies & des tra-vaux qui s’y Font, comme aussi les incon-véniens qui en naissent, & les remèdesqu’ou y apporte.