FOU
Ponr rendre notre bassin plus durable ,«n le saupoudrera avec des scories pilées,& on l’applanira avec une boule de lai-ton. On choisira celles qui ne peuvent.plus donner rien de métallique par uneréduction ordinaire , & qui ne contien-nent ni soufre , ni arsenic. Sion n’en apoint de semblables à celles qui doiventrester après la fusion qu'on est fur le pointde faire, lesquelles font préférables àtoutes les autres, on leur substituera duverre pilé. On observera que le bassin enquestion doit avoir au milieu une petite«avitég, qui soit le segment d’unespherecreuse plus petite que celle qui auroit for-mé la cavité totale. Cette cavité exige lesmêmes précautions que les grandes cou-pelles , c’est-à-dire qu’il en faut tasser labrasque avec un pilon à dents, l’applaniravec une boule dc laiton , & y passer aussiime plane courbe.
Le fourneau fig. îé, est principalementdestiné aux fusions : on les y peut faireavec des vaisseaux, ou même fans ce se-cours. Si l’on s’en sert, on mettra le corpsdu fourneau fig. 26 , fur le premier pié-destal sig, 28 , garni d’une porte roulantfur deux gonds; l’on introduira deuxbarres de Fer dans les trous c c de la par-tie inférieure de la fig. 26 , pour soutenirla grille fig. 29, qu’on y fera entrer parl’onverture supérieure. Au milieu de cet-te grille on placera une tourte ou culot deterre cuite , très - unie , & d’égale épais-seur ; on la fera rougir pour la sécher ;sans quoi l’on rifqueroit de faire fêler lesvaisseaux, les grands sur-tout qu’elle sou-ticndvoit, en conséquence des vapeurshumides qui s’en éleveroient pendant l’o-pération. Sa hauteur & l'on diamètre doi-vent excéder un peu eelui du fond ducreuset qu’on veut mettre dessus , quin’est convenablement échauffé qu’à la fa-veur de cette élévation > & suffisammentstable que par la largeur en question. Onmet ensuite sur cette tourte le creusetcontenant la matière à fondre : on l’en-toure Ue toutes parts de charbons qu’onrange avec les précautions que 11011savons indiquées , en parlant du fourneaude coupelle à l 'article Essai. On gouver-ne le feu en ouvrant 011 en fermant laporte du cendrier/g. 28 , on l’augmenteen mettant le dôme fig. 27, & ensuite letuyau de la sig. 38 , au moyen d tique! onS un feu de fusion très-violent : mais i’ou
FOU 197
surpasse de beaucoup celtii d’uhe four-naise ordinaire , fi l’on introduit la tuyè-re d’un soufflet par le trou dn cendrierfig. 28 , destiné 3 cct usage d-, après avoirpréalablement loté exactement avec unesine pâte d’argitleles jointures du corpsdu fourneau & du cendrier , & même cel-les de la porte , qui ne peut jamais fermerasstz bien pour qu’on puisse s’en dispen-ser. L’avantage qu’on retire de cette mé-thode , consiste en ce que les creusets nefont pas si sujets à se briser, le vent dusoufflet 11e donnant pas directement des-sus , & animant également le feu de touscôtés. Ainsi voilà une expérience quicontredit celle de Glauber ; mais il y atoute apparence que ce chymiste n’avoifcpas la précaution de faire passer de mêmele vent de son soufflet par un cendrier,comme il passe auísi dans la forge dontnous avons parlé. Cet appareil peut ser-vir à examiner les pierres, lorsqu’on veutsavoir quel sera sur elles l’effet d’un Fe*extrême. Nous ne nous croyons pourtantpas dispensés pour cela de donner \efour-neau de M. Pott : les effets en font con-nus ; au lieu qu’il n’est pas de même ausiìévident que celui de la fig. 26 donne lesmêmes résultats.
Mais si l’on veut fondre à feu une desmines de cuivre , de plomb , d’étain , defer, ou réduire leurs chaux ou scories,on fe servira du cendrier fig. 32 , qui con-tient un catin on accommodage, & l’onobservera de déboucher d’abord avec uncouteau les ouvertures e & d fermées parle garni, de retrancher proprement lesbavures, & de remplir d’argilie les petitescavités. On assujettira dans l’ouvertuted , à gauche du soupirail, le cône de tôle0 destiné à recevoir la tuyère du souffletà deux aines. On parlera de la dispositionque doivent avoir lc cône & le soufflet,quand on traitera les opérations qui exi-geront cet appareil. Le trou arqué c ducendrier sert à dífférens usages ; on con-noit par - là , au moyen d’un crochet defer, fi la tnatiere contenue dans le bassinde réception est fondue ou non: par-làon a la facilité d’écarter les corps qutpourrissent fermer le passage du vent d»soufflet , comme auffi de retirer les sco-ries qui s’y trouvent dans dc certainesoccasions. II est à propos de Inter inté-rieurement la jointure qui résulte del’as-
semblage du cendrier & du corps du four-