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Tome XV. FORE - GENU
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tteuu, afin de ne plus Faire qu’nne feule& même surface de ce qui étoit séparéavant Avant que de mettre dans 1 efour-tteau ia matière qu’on a à fondre, on yjette du charbon de la hauteur d un pan;An allume & on l’anime avec le soufflet,afin de rougir le bassin: faute de cette at-tention , ces scories se refroidissent & secongèlent avant que la matière régulinefe soit précipitée & réunie. On fournitde nouveau charbon à mesure qu’il s’enconsume ; le bassin étant convenablementéc haussé, on met du charbon de non-veau , puis de la matière à fondre : maisjl faut faire attention que la quantité n’en•soit pas assez considérable pou! empêcherFaction nécessaire du feu On ne peut dé-terminer ici cette quantité, paree qu’ilji’y a que l’expérience feule qui puissel’apprendre. On met un nouveau lit decharbon , & par dessus un lit de matièreà fondre; & ainsi successivement, en fai-sant plusieurs couches les unes fur lesautres. Si îa matière fondue n’étoit pascapable de soutenir un certain tems l’ac- (tion du feu, ou qne l’on en voulût fon-dre à la fois une plus grande quantité quele baffin n’en peut contenir, on creufe-ïoit pour lors dans le lut du baffin , uncanal qni, commcnqant dès fa petite ca-vité g , iroit aboutir à ('ouverture circu-Jair esig, zr c du cendrier ; & l’on rece-vroit dans un catin ou autre vaisseau gar-ni d’un mélange d’argille & de charbonflg. rz i, la matière qui déconleroit duPremier. Nous avons déjà dit que ce neíeroit qu’en décrivant les opérations quife font par cet appareil, qu’on pourroitdétailler les précautions qu’elles exigentyar leurs variétés.

Le fourneau qui vient d’être décrit peutencore servir à d’autres opérations, soiten l’employant tel qn’il est, soit en yfaisant des changemens. Nous en parie-rons encore dans la section des polychres-ïcs; il est tire'de Cramer, part. I. Nousen allons décrire d’autres qui en appro-chent, L qui peuvent en avoir donné ri-dée. V. celui de Beçcher. |

Le fourneau de fusion qui doit être pla-cé ici, est celui qne nous a donné Beccherdans son Laboratoire portatif, que nousavons marqué fig. 71 ; mais comme cetauteur en a plus fait un polychreste quetoute autre chose , & qu’il n’y a presquex'm L e» dite sur U fusion, que cous

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n'ayons déjà dit à l’occasion de celui quiprécede , ou que nous ne soyons fur lepoint de dire au sujet de celui de M,Pott, dont nous allons parler, nous n’enferons mention qu’à la section des poly-chrestes.

Mais je crois devoir parler avant, d’unfourneau qui mérite attention par fa sin-gularité : il est tiré du Commet, litterur.de Nuremberg , année 1741, page 214,c?’ pi- II, fg. 8- On en parle commed’un extrait des ouvrages de M. Cramerde Vienne, qui s’exprime en ces termes :„ Je serois fâché de p aster fous silenceque j’ai connu il n’y a pas long-tems unenouvelle espece de fourneaux chymiques.V. nos planches de chymie , fig. 37 , n°. 2.Ces fortes de fourneaux font portatifs, &propres à tontes sortes d’opérations chy-miques; iis ne deviennent jamais rougesà l’extérieur , quoiqu’ils puissent donnerintérieurement tous les degrés de cha-leur: on peut même y pousser le feu aupeint d’y mettre en fonte toutes les ter-( res connues ; ils ne font d’ailleurs aucunmal, pourvu qu’ils soient placés fous unecheminée. Ces propriétés font particuliè-rement fondées fur trois conditions ; lamatière dont on les fait, leur figure , &leur construction. On emploie pour lesfaire , une espece de pierre tendre & lé-gère , qu’on appelle pierre ollaire ; il estbon d’obscrver qu’elle est plus légerc quela pierre ollaire de Pline , à laquelle lesSuisses donnent le nom latin d'appeit-zel-lenjìs , ou de clarenjîs, que Schelichzerafait connoître dans fa description de laSuisse, & qu’elle est d’une nature biendifférente. On en tire beaucoup de Hes-se-Caffel, ou plutôt dans la province deNassau , & dans la Thuringe , tout prèsd’Ilnrenau, où on l’emploie principale-ment à la construction des édifices, par-ce qu’on peut la tailler & la scier. Quandon veut l’employer fourneau en ques-tion , on en façonne plusieurs segmenscirculaires de la maniéré que la figure dufourneau & la nécessité de les maçonner| exactement ensemble, l’indiquent. D’ail-leurs , on arme ces segmens depuis le basjusqu’auhaut du fourneau de cercles defer qui les empêchent de fe désunir & dese briser. On en construit nn fourneau cy-lindrique extérieurement à la hauteurd’environ trois pieds ; on le couvre d’undôme fait de la même pierre, & dojit la