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Tome XV. FORE - GENU
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t'ie. Enfin, dans la quatrième & dernierele feu est beaucoup plus doux. II y esttrès-propre aux calcinations & grillages,qu’on doit faire à un feu léger ; car lesvaisseaux ne font qu’y prendre un com-mencement de rougeur. Si l’on veut lesplacer dans 1 efshmeau déja embrasé , onles chauffera bien d’abord ; ensuite on lesmettra dans la quatrième chambre, aprèsquoi ils feront en état, par le rouge mé-diocre q u'ils auront pris, de passer dansla troisième ou seconde.

Avant que d’allumer le feu , il fautavoir des appareils pour plusieurs opéra-tions. On fait ainsi quantité d’expérien-ees avec très-peu de peine, eh peu detemps & à peu de frais. Enfin , M. Cra-mer allure qu’il n’en a janrais fait quilui aient procuré autant de plaisir quecelles qu’il a faites dans le fourneau enquestion , quoiqu’elles soient d’aillenrstrès-cnmiyeufes, parce que le feu doity être très-fort & très long-tems soutenudans le même état ; & il affirme qu’ilavance peu , en disant que tout en est dixfois plus aisé , si l’on en sait tirer parti.

Les vaisseaux qu’il emploie pour sonfourneau, sont des creusets & des tûtesqu’on y place avec ou fans couvercle.Mais si l’on est obligé d’examiner ou d’a-giter souvent la matière qu’ils contien-nent , & de les garantir en même tems dela chiite des cendres qui voltigent, il fautfaire une échancrure à leur bord supé-rieur, puis y appliquer une fermeturequ’on assujettira avec du lut. On pentencore construire exprès des vaisseauxcylindriques fermés par le haut, n’ayantqu’une ouverture par le côté , qu’on au-ra foin de tourner vers la porte , enfin ceqii’on appelle des creusets de verrerie. Sil’on se sert de creusets triangulaires, ilfaut que l’un des angles soit dirigé versle centre du fourneau , & le côté opposétourné du côté des portes. Faute de cesprécautions, les vaisseaux sent sujets à sefondre.

Au défaut de c e fourneau , M. Cramer«'est servi autrefois, avec assez de succès,«le son athanor que nous avons marqué

;6 , & que nous décrirons plus bas. IIajustoit une trompe à son cendrier com-me au précédent; il plaqoit les vaisseauxfur des tourtes dans la chambre voisinede la tour ; il levoit tout-à-Fait la plaquede fer destinée à empêcher l’accès du feu

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r de la tour dans la premiere chambre; ilmaçonnoit la porte de cette chambreavec des briques & du mortier, laissant,pour introduire les vaisseaux, deux peti-tes portes qu’íl fermoit avec des pistons ;il plaqoit les vaisseaux qui demandoientle plus grand feu tout près de la fenêtrebiaise, au moyen de laquelle le feu passedu foyer dans la premiere chambre ; ceuxà qui un feu plus doux fuffiloit, au milieude la chambre, & vis-à-vis la même fe-nêtre. Mais comme les pierres n’étoientpas des meilleures, & qu’il y avoit sou-tenu pendant deux jours un feu de la der-niere violence, \efourneau s’étoit tout dé-truit, & les tourtes s’écoient confonduesavec les pierres vitrifiées, quoiqn’il ne sefût pas répandu de verre des vaisseaux :inconvénient qu’on doit prévenir avectous les foins imaginables : car s’il arriveun certain nombre de fois, le fourneau esthors d’état de servir davantage.

Des fourneaux d'ejfai. Ce font ceuxdont nous avons donné la description àVarticle ESSAI, L qu! dans nos planchesde chymie font marqués fie:. 4;—48,49 ,50-53 ) 84 & 55- Leur place naturelleeût été celle-ci. Après les fourneaux decalcination & de fusion, doivent venirceux qui font cela tout à la fois; maisnous nous contenterons d’y faire quel-ques additions. Voici les proportions queles fournalistes de Paris donnent à ceuxqu’ils font en terre, fig. 54. Ils font un folde 18 ou 20 lignes d’épaisseur , de 12 ou13 pouces de large, ou d’un côté à l’au-tre , & de 13 ou 14 pouces de devant enarriéré , quelquefois ils le font tout-à-fait quarré, & \e fourneau en est tout aussibon. Tantôt il est plus grand , & tantôt ilTest moins; cela dépend du nombre d’ef-fais qu’on y veut faire à la fois, & de laquantité de matière qu’on a à-y traiter.Ils élèvent ensuite des murailles à la hau-teur de 3 pouces ou 3 pouces & demi ;& c’est pour lors qu’ils pratiquent le pe-tit rebord qui soutient les barres faisantl’office de grille. Ces murailles ont aussi18 ou 20 lignes d’épais. Ils pratiquenttrois ouvertures ou soupiraux au cen-drier, une en-devant & une de chaquecôté. Toutes trois ont en largeur 4 pou-ces & demi d’embrafure réduits à 4 pou-ces en-dedans sor 3 de hauteur. A u-dessusdes barres grilles qui font posées en lo-sange , & qui, ayant 8 lignes d’équarriss»r