2O6 FOU
grilleauhautdu cendrier, ou plutôt UUpeu au dessous du fol dn fourneau , com-me on peut la voir en b , fig. 19. C’estfurcette grille qu’on fait le feu, qui parconséquent se trouve à l’undes côtés dufourneau, le test ou coupelle étant à Ta,i-tre. L’endroit où fe met le bois, & qui estséparé du sol en bas par un petit mur,Rappelle la chauffe. La chauffe & le folou coupelle font couverts d’une voûtecommunes, fig. 19- II7 a devant le testune ouverture c, fig. 21, en travers delaquelle on met quelques barres de ferqui servent à faire encrer & sortir le test :quand il est placé, on ferme cette ouver-ture avecdes briques, & on n’y laissequ'une petite embouchure , comme onle voit même fig. aï. II y a , pour mettrele bois dans la chauffe b , fig. 20 , uneautre ouverture a , qn'on ferme avec uneporte de fer chaque fois qu’on y a jeté dubois. On place une plaque de fer fondue , au-devant de ee fourneau 5 & près dntest d , fig. 20 , on ménage dans l’inté-rieur du mur/, un tuyau pour la sortiede la flamme , fi, fig. 21. La maçonnerieextérieure du fourneau a cinq pieds delong & trois pieds quatre pouces de large,y compris la plaque de fer. Le fourneauanglois est aussi plus long que large, &cela avec d’autant plus de raison que leíol en est ovale, au lieu qu’ici le sol oula coupelle sont ronds. Le dedans est dedeux pieds de long fur un pied & de-mi de large. La grille de la chauffe a neufpouces de large fur un pied six poucesde long. Le petit mur c, fig. 19, n’estsuere élevé que de l’épaisseur d’une bri-que ou deux tout au plus, parce que séle-ction de la chauffe doit se prendresur le cendrier pour la place de la quan-ftité de bois nécessaire: au reste, la grilleh , fig. so , est composée de barres de ferisolées & portées fur deux autres plusgrosses, posées en travers dans des mor-taises qui doivent avoir huit ou dix pou-ces de haut, afin qu’on puisse élever lagrille ou la baisser à volonté, suivant laquantité qu’il faudra d’aliment au feu,& la nature de cet aliment. La voûte quicouvre tout ce fourneau ne doit être éle-vée que de quinze pouces ; mais cela doiti’entendre depuis la grille b, fig. 19,jufqu’ù la voûte qui est immédiatementau-dessus 5 car elle ne doit pas faire l’arccomme en s, mais aster toujours en baif-
F O U
faut jufqu'en f, commencement de fícheminée , pour rabattre la flamme & ladéterminer fur le métal : ainsi la cour-bure de la voûte doit être prise dans unautre sens, c’est-à-dire, que fa naissanceou chaque extrémité de son arc doit por-ter sur les murs des côtés, & non fur ceuxgg > fig- 21 des extrémités ; ce qui est en-core indiqué par la situation da la chemi-née. Le cendrier est, comme la grille*large de neuf pouces ; son soupirai est demême largeur, & haut d’un pied : lespoêles dont on se sert pour former avecdes cendres le test où l’on met les matiè-res à affiner, font de Fer fondu. Voy.nos planches leur explication ; voyevaujfi h fourneau anglois. Ce fourneau doitêtre très-utile dans un laboratoire philo-sophique ; il est meilleur que celui denos fig. 1; U 16 , qui pourtant peut avoirson utilité. Je dirai ici en passant , queles Anglois ont appliqué \e fourneau quiporte leur nom à l’affinage : je ne faispoint si c’est depuis Schlutter ou avant;mais ils y ont fait ce changement. Au lieudu tnaffif qui porte le test dans notre fig.19 , il y a un vuide, & la coupelle, quiest un cercle de Fer de trois ou quatrepieds de diamètre , & haut de sept ouhuit pouces, est soutenue sur deux gros-ses barres de fer posées selon la longueurAn fourneau. 11 y a une petite ouvertureau-dessus de la coupelle , comme en c»fig. 21 , pour laisser passer le vent d’ungros soufflet, & une autre à l’oppositepour la chûte de la litbarge : c’est ainsiqu’on affine une grande quantité deplomb à la fois. /observerai encore iciune chose que j’ai déjà dite ailleurs ; c’eftrque Schlutter est tombé dans Terreur furTorigine da fourneau anglois : il rappor-te , page 114 de sédition publiée par M.Hellot, qu’on prétend qn’il a été inventévers Tan 1698 parun médecin chymistenommé Wrigth : mais ce médecin n’en apu faire qu’une application à la fonte desmines de plomb & de cuivre d’Angleter-re j puisque le fourneau pour ia fonte descloches qui lui est absolument semblable*est très - ancien & remonte peut - être àquelques milliers d’années. II est vraiqu’on n'en trouve point dans Agricola *mais Biringuccio, auteur italien traduisen françois par Vincent en 1972, Ta fi-guré & décrit de plusieurs façons. Voyescet auteur, p. 121. II Tappelle/earBMM*