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Tome XV. FORE - GENU
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F ° U

lié de peine pour regler les degrés dil Feu,que pour la construction des fourneaux j& cependant l’un & sauts e devoientallerensemble.

Les anciens avoient distingué quatredegrés de feu , le premier étoit le bain devapeur , le fécond seau bouillante , letroisième la rougeur des métaux , & lequatrième la fusion. Ils avoient fait en-core une antre gradation , dont les distan-ces étoient moindres : le premier degréétoit le bain de vapeur, le second seaubouillante, le troisième le bain de een-dr s, le quatrième le bain de fable, lecinquième le bain de limaille , fisc. Nousnous contentons île les exposer, pour enmontrer sinfuffifance.

Ils avoient encore distingué les pre-miers degrés de feu par le tact; mais cetteméthode étoit extrêmement incommode ,& n'alloit pas b en loin ; d’ailleurs on laiten physique qu’elle est très-incertaine.

Vanhelmont compte quatorze degrésdu feu , d’après l’intrnsité qu’il doit avoirdans fou application , & saugmentationexacte de cette intensité.

Le degré des bains de vapeur & mariefont les mêmes, & approchent beaucoup,selon la remarque de Czwelfer, de celuide seau bouillante , qtti est le seul cons-tant ; ainsi il ne faut pas les donner danstoute leur étendue, si on veut qu’ils ap-prochent , par ex. de la chaleur animale.

Le bain de vapeur s’appelle encore bainde rosée j & le bain-marie a d’abord éténommé bain d'immerjìe ou de mer ; & parune corruption introduite par Basile Va-lentin, bain-marie , en shonneur de laVierge.

Les cendres, qui doivent être criblées,donnent un degré presque auífi fort quecelui du fable, &s’échauffent plus lente-ment : mais comme il feroit à craindrequ’elles ne fissent casser le vaisseau euconséquence de 1 humidité que prend leursel, il les faut dessaler avant. Elles ne re-tiennent pas non plus la chaleur fi long-temps que le fable , Esc. par cette mêmeraison qu’elles font plus rares.

On peut donner le même degré de cha-leur à une cornue au bain sec , commenous savons vu en parlant du fourneau deBeccker, & peut-être plus fort qu’au bainde fable ou de limaille, par la raison queles particules ignées ne le dissipent pointeu l’air.

FOU L2A

II faut que le fable soit ptir ft criblé ;s’il étoit mêlé de grosses pierres, il s’é-| chansseroit inégalement & cafi'eroit lesi vaisseaux. II doit aussi etre sec ; s’il étoitmouillé, il casseroit encore les vaisseaux,ou s’il avoitle temps de fe sécher , il for-meroit des pelotes qui reviendroient aitmeme que les pierres ; & ainsi de la li-maille & des cendres dans le même cas»11 faut que la capsule de ces bains loitcouverte d’une autre pour éviter le con-tact de l’air Froid.

D'autres ont évalué les degrés du Feuparles différentes ouvertures des regis-tres; d’autres, au moyen du thermomètrede mercure divisé en degrés très-petits ,comme on peut le voir par la chymie deBoerhaave. Cette méthode est assez exac-te, & feroit préférable à toutes les autres»mais l’application de cct instrument estquelquefois très-difficile , d'autres foistout-à-fait impossible ; car on peut à pei-ne aller jui’qu'au mercure bouffant:d’ailleurs on est sujet à en casser une pro-digieuse quantité. Nous croyons cepen-dant qti’on en peut faire usage, & que cetusage peut avoir son utilité dans les tra-vaux qui ne demandent qu'un léger degréde chaleur. Vogel, d’après Boerhaave ,divise le feu en cinq degrés : le premierest celui de la chaleur animale , & il s’é-tend depuis le trente-quatrieme jufqu’ailquatre-vingt-quatorzieme degré du ther-momètre de Fahrenheit ; le second, de-puis le quatre - vingt - quatorzième jus-qu’au deux-cent-doHzieme degré de lé-bullition ; le troisième depuis le deux-cent-douzieme jufqu’au six.centieme , &c’est celui de la combustion , & qui rendles vaissaux d’un rouge obscur ; le qua-trième degré depuis le six-centieme juf-qu’à la fonte du fer ; & le cinquième ce-lui des miroirs catoptriques & dioptri-ques. Telle est la preuve que nous avionsà donner des difficultés de trouver les de-grés du Feu.

On peut voir dans la Physique fouter-reine de Beccker, page 500, l'applicationdes thermomètres aux fourneaux.

Mais puisque les thermomètres ne peu-vent aller que jusqu’à un certain point,& que la plupart des chymistes veulentavoir une connoissance des degrés du feuqui ne me paroît pas fort importante, carlé degré du feu nécessaire à fondre defor, est celui où ce métal fe fond, ne