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jiourroît-on pas mettre en œuvre la dila-tation de certains corps solides , du fer ,du cuivre, par exemple? On en Feroitpasser une barre à travers vn fourneau , S:on poi.rroit mesurer sa raréfaction ou sonalongement, comme on !e fait en physi-que , an moyen d’une machine graduc-e ;& dans les cas oà l’on passeroit la fusiondu fer, ne pourroit-on pas avoir recoursà un cylindre dc pierre apyre ? II est vraique je propose ici des machines embarras-santes, & peut-être méme impraticables;j'invite les savans à ncus donner quel-que chose de plus satisfaisant.
Ou ne eonnoít point encore les bornes,lu feu produit par les miroirs ardens,à cause de la difficulté de s’en servir, Voy.les Mént. de l'acad. des sciences, les Elêm.dc cbym. de Boerhaave , pag. 121 , &Varticle Lentille de Tscbinians.Avant M. Pott, on ne savoit pas que lefeu ordinaire s’étcndît au-delà de celuides fourneaux de verrerie ordinaires.Voyez ce que nous avons dit à la fln desfourneaux de fusion. On peut toutefoisétablir cette graduation entre les feux lesplus violens, en commençant i°. par lefourneau de M. Pott, au-dessus duquelfont encore les feux ; r", la lentille deTschirnaus , connue fous le nom de len-tille du palais royal i zo. Ic miroir de Vi-lette, ou concave , du jardin du roi ; &ensin 4?. celui du Briquet, qui est le plusvif de tous, puisqu’ii scoriiie le fer danspn instant presque indivisible.
Nous avons dit qu’i! étoit difficile deconserver un thermomètre de mercureen rìniroduisant dans un fourneau s cari! ne peut pas toujours hêtre dans le vais-seau , quoique cela fût mieux, & qu’onjrisquât qu’il ne. s’y rompît. Nous avonssailli laisse penser que les progrès d’uneopération étoient le meilleur thermomè-tre fur lequel un artiste exercé pouvoitse régler. Mais dans le cas où il feroitpossible (Remployer cet instrument, nepourrait il pas se faire que la même opé-ration précisément demandât un degré defeu différent, parce qu’eile se feroit danslin fourneau & un vaisseau plus ou moinsepais, ou avec tine quantité de matièredifférente? Lu reste , la connoissar.ee deces degrés de feu n’est qu’unc curiositéde plus, & n’est pas d’une grande utilité.
he l'aliment cln feu, I,es différentes
matières combustibles avec lesquelles on
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entretient 3 e feu dans les fourneaux , ontété mentionnées à l'article Feu. Cet élé-ment est le principal instrument des chy-niistes , comme il Test de la nature : ilsne font rien que par le feu ; aussi ont-ilspris Ic titre vrai & sublime de philosophespar le feu. Les Romains avoient fait nnedivinité de certains fours. Voyezles Vas-tes d'Qvide. Si les chymistes eussent étémoins philosophes, ils uuroieiit peut-êtrefait le même honneur à leurs fourneaux ;mais ils les ont imités à bien plus justetitre, cn déifiant Ic feu , leur agent uni-versel. Le feu s’entretient dans les four-neaux , non-lèulement de la pâture qu’onlui donne , mais encore de ce que l’airnécessaire à son mouvement lui porte. Leconcours de 1 air est nécessaire pour l’ern-brasement, comme tout le momie fait ,& comme le seul Stahl l’a bien expliquédans ses Trccenta & autres ouvrages :culotte qu’on ponrroit définir le Feu unematière qui fait effervescence avec l’air ,& qui tire sa force dn mouvement quinaît de ce mélange. Mais l’air n'animepas seulement le feu par ses parties pro-pres , il augmente encore son aliment parles corps qu’il y porte. Tels font le Feuélémentaire qui est peut-être nécessairepour le rendre fluide ; l’acide solphureuxvolatil qui s’y trouve ( V, Stahl , Tré-cent , la transpiration des animaux, lessels volatils, les huiles, les semences,les poussières , les odeurs, l’eau, lessels , & peut-être des minéraux & desmétaux. Boerhaave. 11 ne fait donc pasjouet le feu des fourneaux par fa simpfequalité de vapeur élastique ; peut-êtremême produit-il ce phénomène plus parl’eau qu’il contient, que par lui-même ,soit que cette eau agisse directement com-me un corps mu , ou indirectement en lacondensant ; ce qui est prouvé par Fac-tion de l’air qu’on tire d’un endroit frais ,comme de la rue ou d’une cave par lemoyen d’une trompe.
II y a un choix à faire dans le char-bon; les plus durs & les plus lonnatis doi-vent être préférés ; ils conservent la cha-leur plus long-temps, & la donnent plusvive. Ceux qui sont faits de bois plusdurs que le chêne , valent encore mieux.Tels sont ceux de gayac, par exemple,qui rendent un son clair , & sont très-compactes & pesons. Les plus mauvaisûs tous ions ceux de tilleul Sc de sapin í