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Tome XV. FORE - GENU
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ils sont mous , brûlent vite, & donnentpeu de chaleur. On doit rejeter les fume-rons ou charbons mal cuits , parce quela fuie ou l’humidité acido - huileusequ'ils exhalent, peut nuire aux opéra-tions où l’on ne peut pas employer lebois ; cet inconvénient a Fait quelquefoistomber en apoplexie le Fameux distilla-teur Glauber. Les charbons doivent êtretenus dans un lieu sec ; ceux qui ont prisde l’humidité , pétillent & s’écartent detoutes parts en conséquence de l’cxplo-fion que leur cause l’humidité dont ilssont imprégnés, explosion qui brise sou-vent les vaisseaux.

Le charbon de terre donne une chaleurplus vive & plus durable > mais il donnede mauvaises exhalaisons, mêmequoi-qu’on l’ait calciné. Barner. Stahl.

La tourbe qui est composée de pédi-cules & de racines de plantes entrelacées& imprégnées d’uns terre bitumineuse,conserve auffi le feu assez long-tems , &elle donne une flamme claire: mais elledonne encore des exhalaisons nuisibles.Quand on en veut chauffer un fourneau,on en prend un morceau , on le fait flam-ber dans le feu, & on l’éteint dans l’eau.Quand on en veut allumer d’autres mor-ceaux, on met celui-ci dans le feu; ils’embrase promptement, & sert à mettrele feu aux autres. Stahl, Fund, page46.

Tout le monde fait quel est le meilleurbois pour l’u sage , L de quelle grosseuril doit être ponr ce qu’on en veut faire.

L'huile & l’esprit - de - vin sont très-commodes, en ce qu’ils fournissent enabrégé un aliment qui entretient long-tems le feu , quand il le faut doux fansdoute : mais Vogel y trouve cet inconvé-nient, que l’efprit-de-vin est trop cher,& que l’huile donne un charbon qui re-tombe aisément & souvent sur les mè-ches ; s’allume touc d’un coup , & occa-sionne une explosion : il dit encore quequelquefois elles font éteintes par lecharbon ou le champignon qu’elles for-ment ; ensorte qu’outre la dépense oncourt d» danger , si l’explosion se faitquand on en est près. Mais je ne crois pasqu’on doive se laisser aller à ces craintes.En premier lieu , on ne feroit pas aumême prix avec le charbon ce qu’on feraavec l’huilesi cet aliment coûte beau-coup , c’est qu’il faut qu’il brûle long-tems , il a raison au sujet de l’esprit-de-

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vin, il est beaucoup plus cher & duremoins que l’huile. En second lieu , siles lampes ont fait beaucoup de charbon,c’est qu’il en a mal arrangé les meches,& qu’il a brûlé de l’huile très - épaisse.Quand le lumignon d’une lampe est bienfait ( voyez Leutmann') , on peut le lais-ser brûler quatre heures fans y toucher :de toutes les huiles qu’on brûle , la plusmauvaise, sans contredit, pour la poi-trine , est celle de navette; cette huilecontient un alkali volatil qui échappe aumoins en partie à la déflagration , ou quis’éieve de la lampe échauffée.

Généralités fur lej-eu de l'air £9" du feu ,ty fur son aliment dans les fourneaux. Ouchauffe pour l’ordinaire les grands/orrr-neaux de décoction , ou servant à la cour-ge , au grand alambic de enivre de quel-ques pieds de diamètre ; enfinces four-neaux que nous avons dit ressembler, ànotre fig. 3 , excepté qu’ils font un peumoins élevés à proportion, on les chauf-fe , dis-je , avec le bois, pour épargnerla dépense. Ils ont un tuyau de poêlepour la sortie de la fumée : mais s’ils fontmal construits, c’est-à-dire, si le cen-drier & le foyer ne font distingués quepar leur‘grille qui ne laisse entrevoir au-dehors qn’une feule & même porte, com-me on le volt dans quantité de laboratoi-res , & par notre fig. 84 , tirée de la pi.III de Létnery , où il y en a deux l’uncontre l’autre , la fumée est sujette à sor-tir par la porte du cendrier , fans qu’onpuisse l’en empêcher, à moins que letuyau qui dérive la fumée ne soit bienfait & bien exposé, & encore y a-t-il,des temps où il fume. 11 faut donc que cesdeux portes soient éloignées l’une del’autre , sinon comme dans notre fig. 3 ,au moins à peu près autant. On peut laciter comme un exemple de ces sortes defourneaux , au moins quant au fond ; carles autres n’ont besoin ni d’échancrure nide dôme. II s’ensuit doue nécessairementque le fourneau de décoction aura unegrille, & ils n’en ont pas tons, ce qui eliun défaut ; & cette grille est nécessairepour remédier à l’inconvénient en ques-tion. Par - là la bouche du foyer étantexactement fermée avec une brique quiaura l’épaiffeur de la paroi du fourneau ,&lutée,s’il est nécessaire, la fumée se-ra obligée d’enfiler son tuyau de poêle ,011 de descendre dans lê cendrier; & elle

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