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Tome XV. FORE - GENU
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ne commence qu’à une certaine distancede ce même cendrier. Par-là, si la figureelliptique retient les cendres, commepourroient toujours le prétendre contretoute raison les détracteurs de cette figu-re , ces cendres ne peuvent manquer il’enêtre précipitées par les charbons, à me-sure uu’ils s’affaissent en brûlant ; ensui-te de quoi elles i'e trouvent auprès d’uneparoi perpendiculaire qui n’en fera cer-tainement pas nn amas.

Enfin , quand il seroit vrai qu’on nesaurait pas comment l’elhpse donne unfeu plus Fort que tes autres figures, s’en-suit-il qu’it faudroit se refuser à Inexpé-rience de Fott, par exemple, qui est lameilleure raison qu’on puisse donner? IIest bon d’avertir qn’elle est postérieureaux objections de M. Cramer. II ne fautpas s’imaginer avoir épuisé l'art des four-neaux à beaucoup près ; il cn est de cettepartie de la chymie la plus nécessaire &la plus maniée cependant, cómme detoutes les autres opérations , où il y atoujours plus de découvertes à deíirerqu’il n’y en a dc faites. La plupart desgrands artilles ont négligé de nous don-ner des idées étendues à celujet, quoi-qu’elles fussent du détail de leurs opéra-tions, que presque tous aient parlé îlesfourneaux , & qn'ils fussent assez philo-sophes pour ne trouver rien de petit enphysique, [/illustre M.Pott mérite par-ticulièrement ce reproche , lui qui a don-né un fourneau qui peut passer pour unchef-d'œuvre, puisqu'il donne un degréde Feu supérieur à tout ce qu’on connois-soit de la part de cette sorte d’ustensile.On eût donc souhaité, & i! faut espérerqu’il le fera ; on eût donc souhaité,dis-je,qu’il nous en eût donné une descriptiontrès-circonstanciée, & les raisons de cequ’il prescrit. On désirerait de savoir ,par exemple, quelque chose de plus furla nature de son garni , quels en font lesavantages &: les désavantages, quelle enest l'épaisseur i s’il est après la premiereopération tel qu’il fera après la vingtiè-me ; s’il est demi-vitrifié , ou s’il Testtout-à-fait; à quelle hauteur il met fagrille; quel est le corps qui soutient soncreuset, & sa hauteur; de quelle com-position est ce creuset. Si sa grille est po-sée , comme on peut le soupçonner , à unpied du sol du cendrier, il faut que lesoutien dc son creuset soit très -haut,

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comme on peut l’inférer de ce qu’il dit»qu’il faut emplir 1 a fourneau de charbonpresque jusqu’au haut , pour l’en cou-vrir. On sent bien qu’il prescrit d’y met-tre des charbons ardens, parce que lesnoirs refroidiroient ; mais il me paroitque ['intervalle de huit minutes est bienlong pour un pareil feu , & qu’il fautvraisemblablement mettre des charbonsnoirs très-souvent, encore de crainte derefroidissement; cependant il n'est pointquestion de ccux-ci. S’il y a des cendresdans le cendrier d’autant qu’il doit y enavoir à peu près ; s’il en passe beaucouppar le tuyau de fer; quelle est l’épaisseurde ce tuyau ; jnsqu’à quelle hauteur ilrougit; s’il paroîtun jet de flamme au-dessus; quelle est communément fa hau-teur , & ce qu’il est capable de faire ; en-fin , quels font les inconvéniens qu’il aéprouvés avant de parvenir à ce point,qu’on peut appcller rie perfeé/ion. Tontesces questions bien éclaircies de la part deM. Pott, & quantité d'autres encore quecet illustre chymiste est capable de se fai-re , ne pourroient manquer de répandreune grande lumière sur la théorie desfourneaux , qui éclaireroit sur leur cons-truction. II pourroit encore ajoutera celaune docimastique de terres & de pierres ,dans les vues de les employer à la cons-truction Aes fourneaux & vaisseaux ; cíqui abrégerait peut-être bien des tâton-nemens.

II est aisé de voir que son fourneau n’estguere destiné qu’à ce à quoi il l’a em-ployé, Si il n’en vaut certainement quemieux : on peut cependant y mettre unegrille de treize pouces de diamètre, si onveut élever le foyer ; celle qui fera à lapartie inférieure du corps près du cen-drier, n’en peut avoir que neuf, en comp-tant un ponce & demi d'épaisseur pourfou garni. J’ai dit que ce fourneau n’envaloitque mieux de ne servir qu’à uausage; & en effet il y a tonte apparenceque cet illustre artiste ne l’a divisé endifférens corps le moins qu’il a pu , parcequ’il a vu que c’étoit autant de perdupour la chaleur : de là ('inconséquence deceux qui veulent tout faire avec le même.On ne disconvient pas que cela ne Fnfcmieux si cela pouvoit être, L qu’on neréussisse même jufqu’à un certain point;mais on n’a recours à ces sortes de four-neaux abrégés qu’en cas de nécessité .