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îtìmer qne ce ne sont qne à suites dumarasme ; & comme le marasme ne vientque d’u n défaut d'aliment, la luferneétant trés-suceiiìente , doit en guérir lesaccidens en mèmetems que ia cause.
Le son c (t un accessoire du fourrage :c’ell la partie la plus maigre & la plusterrestre d u froment ; on en donne auxchevaux malades & à ceux que l’on pré-pare d la pmgation , & pour leur fairede Veau blanche , & quelquefois des la-vemens. Le son est humectant, ra fl aî-chiffant , détersif & adoucissant; maislorlqu'il est vieux , il contracte un mau-vais goût : son sol essentiel s’évapore , iln*y reste que la partie huileuse qui de-vient fétide ; Ion altération fait que leschevaux n’en mangent point . & ne boi-vent point Veau blanche qui en est faite.
Tous les genres de fourrages dansleur nouveauté doivent être interdits auxchevaux jusqu'après les premières ge-lées , & plus long-tems s’il est possible ,par la raison que ces fortes d'alimensdoivent acquérir dans le grenier leurdernier degré de maturité. Cette élabora-tion ne peut être exécutée que par unmouvement naturel , & secondé à l’é-gard de l’avoine par le remuement de lapelle pour expulser de cette graine lesprincipes les plus volatils qui trouble-roient le méchanifnie de l’économie ani-male. Entìn , pour se servir du terme d uvulgaire, on ne doit pas faire mangerdes, fourrages aux chevaux , avant qu’ilsaient jeté leur feu.
Si l’avoine nouvelle fermente dans legrenier ainsi que les autres fourrages ,comme nous l'avons observé, elle fer-mente aussi dans le corps du cheval ; sesparties ignées avec les sels acides & alka-lis volatils, sont très-propres à former unchyle aigre qui sert de germe aussi àquantité de maladies moins graves à laventé que celles que produit l’avoinecorrompue , triais qui cependant sonttoujours à craindre. Nous avons vu queda n s ic fourrage le mélange naturel Lfortuit des plantes lionnes -L mauvaises,est très-dangereux pour les chevaux ; onse n il’iillenrs l’extreme difficulté depurger les prés des herbes pernicieusesqui y naissent: cependantl’induttrie hu-maine est déjà parvenue à faire des présartificiels en sainfoin & en luferne; on«tifait de meure de trèfle dans le terrera
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de Flandres. Ne pourroit on-pas propo-ser à ceux qui ont un intérêt essentiel àrecueillir un Foin pur, púur procurer àleurs chevaux la nourriture la plus sai-ne , de prendre’parmi les herbes qui com-posent le foin , la classe de celles quenous avons indiquées comme les meil-leures , & de ne se servir qne de ces grai-nes pour ensemencer leurs prés ? Lechoix n’en feroit ni difficile ni coûteux,& procureroit de grands avantages. Cetobjet demande d’autantplus d’attention,qu’il importe beaucoup à la conservation& à la santé de celui de tous les animaux,dont la foible industrie de l’hommetire le plus de soulagement & de secours.
Fourrage , dans t art militaire, esttout ce qui sert à la nourriture des che-vaux des cavaliers & des officiers de l’ar-mée, soit en garnison, soit en campagne.
Fourrager ou atter en fourrage, e’est ,lorsque les armées sont en campagne, al-ler chercher dans les champs & dans lesvillages le grain & fes herbes propres àla nourriture des chevaux.
Lorsque les troupes sont commandéespour cette opération , onditqn 'eUesvontau fourrage ; & l’on dit aussi qu’»»champ, tine plaine ou un pays ont étéfour-ragés , lorsque les troupes ont enlevé onconsommé tout le fourrage qu’il conte-noit. Ceux qui travaillent à couper lefourrage on à l’enlever des granges &autres lieux où il est renfermé, font ap-pellés fourrageurs.
Pour qne les armées puissent se met-tre en campagne, il faut avoir de gran-des provisions de fourrage dar.s les lieuxvoisins de celui qu’elles doivent occuper,ou bien il faut que la terre soit en état defournir elìe-méme ce qui est nécessairepour la nourriture des chevaux. Commece sont les bleds qui produiseat les/ofir-rages les plus abondans& les plus nour-rissant , les armées ne peuvent gueres’assembler que lorsqu’ils out assez d*maturité pour servir à la subsistance deschevaux ; ce qui arrive en France & dansles pays voisins vers le 15 du mois îlemai. Avant ce tems il 11’est pas possiblede tenir la campagne fans de nombreuxmagasins de fourrage , qui sont d'une dé-pense très-conlidérable , & qui d’ailleursservent souvent à faire eonnoîtreà l’en-netni le cûté où l’on se propose de L’at-taquer.