Band 
Tome XV. FORE - GENU
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cas où il n'y a point de plaie. Dans lesgrandes contusions, par exemple, quandil n’y auroit point de nécessité d’inciser,pour donner issue au sang extravasé,onemploie le bandage à dix-huit chefs dansles premiers tems, & l’on revient ensuitean bandage roulé. On est alors dans lecas de lever souvent ('appareil, contreda réglé générale, pour observer ce quise passe, & aussi afin de serrer le ban-dage à proportion que le sang ie résout,& que la partie se dégonfle.

Les/tsléÍKi'fí avec plaie sont plus oumoins fâcheuses suivant la nature de laplaie & de ses accídens. O'est quelque-fois la même cause qui fracture l'os, quifait la plaie;comme une roue de carrosse,une balle de mousquet, un éclat de bom-be, áte. Les os même qui font cassés, peu-vent déchirer les muscles & percer lapeau ; ces plaies font avec plus ou moinsde contusion,& peuventétre compliquéesd’h.emorrhagie , de corps étrangers, &c.

Les anciens se servoient, dans ces sor-tes de cas,d’un bandage Fenêtre, qui leurpermettait de panser la plaie sans tou-cher au reste de l’appareil. Suivant Pauld’Egine & Gui de Chauliac , on peut seservir des bandes roulées, dans le trai-tement des fractures compliquées avecplaie, avec le foin de ne couvrir des cir-convolutions de la bande que les partiescirconvoisines de la plaie ; celle-ci de-meurant à nti & à découvert, asin de lapouvoir panser tous les jours, &d’y ap-pliquer le-s médicamens convenables ,fans lever les bandes ni toucher à la frac-ture. Ambroise Paré désapprouve fort cebandage : si la plaie n'est pas compriméeConvenablement, les humeurs y serontenvoyées, dit-il, des parties circonvoisi-nes pressées ; L >1 y surviendra bientôtinflammation & gangrené. Jacques deMarque, célébré chirurgien de Paris,mort en 1622, & qui nous a laissé unexcellent Traité des bandages , qu’aucunécrivain fur cette matière n’a pu rendreinutile , a disserté très-doctement furiesînconvéniens reconnus dans l’usage dece bandage fenêtre ; il rappelle le pré-cepte de Paré , qui veut que l’on se served’unc bande en deux ou trois doubles,eníaqon de co’nipreffe qui ne salle qu’nnefeule révolution : c’est cette compresseen trois doubles, fendue pour en Faireirais chefs de chaque côté , qui rqrme

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noire bandage à dix-huit chefs, Ci rí-commandé dans !a pratique. 11 comprimeégalement toute la partie; & l’on peut,fans la remuer, réitérer les pansemensautant qu’il est nécessaire. Guillemet,uen est l’inventeur: mais Jacques de Mar-que, qui a écrit depuis ce savant chirur-gien , digne éleve d u grand Paré , a en-core perfectionné ce bandage, tant dansson usage que dans fa construction.

Chaque compresse donne six chefs ; cequi ne convient, dit-il, qil’au n fracturesqui font au milieu d’VU membre ; Si dansee cas , on peut arrêter les chefs supé-rieurs & inférieurs , fe contentant de le-ver à chaque pansement les chefs du mi-lieu, pour découvrir la plaie. Si ìi frac-ture étoit proche de ('articulation, il suf-firoit que chaque piece de linge fût fen-due de chaque côté pour faire quatrechefs ; à moins qu’en fe servant du ban-dage avec des compresses à six chefs, onn’attachât les cliefs supérieurs ou infé-rieurs, au-deflus ou au-dessous de Parti—culation : c’est-à-dire , qu’en fe servantdu bandage à dix - huit chefs pour unefraélure avec plaie à la partie inférieurede la cuisse , les six chefs inférieurs fe-rment employés au - dessous du genou ;ou les six chefs supérieurs au-rfeflus dugenou, dans l’application qu’011 feroitdece bandage pour une fraílure compliquéeà la partie supérieure de la jambe; ce qu»me paroîtroit fort utile. M. Petit décritle pansement & l’appareil des fracturescompliquées, de la maniéré suivante. Onmettra fur la plaie couverte des plumas-feaux , une compresse en quatre doubles*pour empêcher que les matières purulen-tes ne gâtent le reste de l’appareil ; puisdeux compresses longuettes T assez épais-ses , une de chaque côté : & au lieu d ubandage à dix-huit cliefs cousus ensem-ble, on peut appliquer plusieurs bouts debande séparés , lesquels feront le mêmeeffet que le bandage ordinaire, & aurontl’avantage de pouvoir être changés sépa-rément, suivant le besoin. Pour main-tenir ce bandage , on peut se servir riesgouttières de fer.blanc, liées avec troislaqs ou rubans de fil : on mettra enluitele membre dans la situation convenable»M. Petit a corrigé les fanons pour lesfraílures compliquées de plaie à la partiepostérieure du membre ; il fui soit en-velopper les torches de paille dans des»morceaux