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Tome XV. FORE - GENU
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ttiofeeaux de toile séparés, de façon qti'el-le manquât dans l’endroit de la plaie. Cetintervalle peut contribuer à la facilité despansomens, puifqu'on peut, à Laide deces fanons., soulever le membre & panserla plaie, après qu’on l’a mise à découvertdes compresses.

Dans ies fractures compliquées de lacuisse, M. Petit recommande que le pre-mier matelas soit partagé etl plusieurspieces qui puissent s’ajufter ensemble , &se séparer au besoin. Une grande piecesfétend depuis le milieu des fesses jus-qu’au chevet: le reste est partagé en qua-tre , deux de chaque côté. L’une, d u côtémalade, doit commencer où finit la pre- |miere , & s’étendre quatre travers dedoigt au - dessous de la facture : l’autrepiece du même côté, convmence où finitcelle-ci, & s’éteud jusqu’au pied du lit,Les deux autres pieces du matelas fur le-quel appuie le côté sain , seront partagéesde même à la dissérCnce qu’elles soientplus larges; le lit étant partagé de ma-niéré qu*un tiers de fa largeur feulementfôurnit les portions qui soutiennent lecôté malade. Chacune de ces quatre por-tions de matelas est enveloppée de toile ;«e qu: sert de drap , sans en avoir Pinçon-vénient, & fans pouvoir former des pliscapables d'incomtnodef : on peut autsichanger facilement ces toiles, pour raisonde propreté. La partie supérieure du ma-telas , recouverte d’une alaise ou petitdrap , n’a aucune communication avec lespieces inférieures.

Voici les commodités qu’on tire de cesdifférentes pieces de matelots détachées.Quand on veut donner le bassin au ma-lade , on ôte la piece du milieu, qui estdu côté sain. Une partie de la cuisse & dela fesse portent alors à faíix ; & f espacequ'occnpoik la portion du matelas ôtée ,frit place au bassin qu'on présente au ma-lade , & qti’on retire aisément lotfqu’ila été à la selle. Pour pouvoir remettreaisément cette portion dtí matelas , ilfrnt y avoir fait coudre deux sanglesétroites , ou deux rubans tire-bottes ,çui passent fous la pareille portion dematelas da côté malade. Ces sangles fonttirées par quelqu’un, de maniéré à nepoint changer de place , ni remuer làportion du’ matelas fur laquelle appuieía cuisse fracturée. Lé malade pourraauffi recevoir facilement Hrt híeiùentjTerne XPi Partie/*

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fi l’on ôte les deux portions inférieuresqui soutiennent le côté sain.

Pour panser le blessé, on tire la piecedu matelas qui est dessous \a fracture ; Sil’on a la liberté de passer les mains dStous côtés pour lever l’appareii, & ierappliquer , fans risque d’ébranler lafracture.

A i’égard de la fracture compliquée dela jambe, M. Petit a imaginé un moyetlparticulier dont nous avons donné ia des-cription au mot Boîtë. Cette boite á unsplanchette qui soutient la plante du pied,

& qui empêche le poids des couverturesfur la jambe fracturée. Dans les fracturessimples, on est obligé de mettre une fe-melle de bois garnie de linge pour serviede point d’appui à la plante d n pied. Uitruban de fil embrasse cette semelle, Siy est fixé par son milieu. Lès deux chefsse croisent sur le coup-de-pied, & sontattachés aux fartons par des épingles. Onjette ensuite ees rubans alternativementde côté & d’autre , en Us croisant égale-ment , pour former des losanges jusqu'áUhaut de la partie. On les fixe aux fanonspar des épingles, avant que de faire lesrenversés, pour passer les chefs d’un côtéà l’autre. On met la partie fur Un oreillesmollet, de façon que le talon n’appuiepoint; fans quoi, il y surviendroit in-flammation & gangrené,

Au moyen de l’archet ou arceau , qnîest une espèce de demi - cercle , ou demi-caisse de tambour » on fait un logement àla jambe & au pied , qUi les met à l’abridu poids du drap & des couvertures ditlit , pi. 1P , figure i. ËU hiver, pour en-tretenir la chaleur du pied, OU est obligéde le garnir de serviettes & autres lingesChauds i pour suppléer áu défaut de i'ap*t plicátiûít des couvertures.

, Après avoir mis la partie en situation ,

■ iì faut s’attacher à remplir la troisièmei indication dê la cure des fractures , la-: quelle consiste à prévenir lés âccidéns ti L à les combattre , s’ils surviennent.

> Dans tes fractures simples , il suffit de, faire quelques saignées pour procures láf résolution du sang épanché dans l’inté-t rieur aux environs des bouts de í’os cassé,: On fait des fomentations résolutives Sir spiritueuses , & l’on fait observer lu*; régime convenable pendant quelque»l jours. Lts fractures compliquées exigenti des attentions plus suivies L diversifiées