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proche de h tête, que nous appelionsmajsitcre.
FRAISER, v. act. Ce verbe n’a pastoutes les acceptions du mot fraise , Sil en a quelques - uns que le mot fraisen’a pas. On dit à la vérité , fraiser les de-hors d'une place , fraiser des manchettes ,fraiser un trou dans un corps de fer ; maison dit encore chez les pâtissiers, fraiserde la pâte, pour la manier beaucoup , en lapêtriílant fur elle - même ; & fraiser unefeve légumineuse, pour lui ôter sa seauou robe.
Fraiser un bataillon, Art mi-litaire , c’étoit autrefois l'entourer de pi-quiers qui empêchaient la cavalerie de leforcer, A présent, c’est faire mettre labaïonnette au bout du fusil aux soldatsqui le composent, & principalement auxrangs qui en forment la circonférence,ouqui le terminent.
La colonne de M. le chevalier de Fo-lard doit être fraisée de fusiliers &depi-quiers. Mais ses piquíers, an lieu d’unepique de 15 pieds de longueur, doiventavoir des efpeces de pertuifannes d’onzepieds.
„ On ne regarde pas fixement, dit cet,, auteur, un corps de troupes fraisé de„ ccs sortes d’armée, jointes aux halle-,, bardes, aux efpontons, & aux baïon-5, nettes au bout du fusil , particulié-„ rement contre une nation comme la,, françoise, dont l’ardeur & l’abord est„ des plus redoutable. Traité de la co-ls lonne. „ (0
FRAISIER, f. ìn. fragaria', llijl. nat.bot. , genre de plante à fleurs en rose ,composées de plusieurs pétales disposésen rond. Le calice est découpé; il en fortlin pistil qui devient dans la fuite unfruit presque rond ou ovoïde , & pointupar le bout. II y a plusieurs semences ad-hérentes à un placenta qui est charnudans quelques efpeces, & sec dans d’au-tres. Ajoutez aux caractères de ce gen-re, que les feuilles sont portées trois àtrois à l’extrêmité d’un pédicule. Tour-nefort, Injlit. rei herbar. Voy. Plante.(/)
Boerhaave compte six efpeces de frai-siers fertiles ; mais il nous suffira de dé-crire la plus commune, le fragaria vul-garis , C. B. Pin. 326.
Sa racine est vivace, ronflatre, fibreu-se , chevelue, d’nne saveur astringente j
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elle pousse des pédicules longs d’nne pal-me, grêles, velus, branchus à leurs som-mets , & qui portent des fleurs ; elle jetteaussi des queues de même longueur & demême figure , qui soutiennent des feuil-les; elle pousse encore des jets traqans &rampans fur terre , noueux , donnant dechaque nœud des feuilles & des racines,par lesquelles cette plante ke multiplie.Ses feuilles, au nombre de trois fur unequeue, sont oblongues, larges, sembla-bles à celles de l’argentine, veinées, ve-lues, dentelées à leur bord, vertes en-delìùs, blanchâtres en-dessous. Ses fleurs,a 11 nombre de 4 ou 5 sor un même pédi-cule, sont en rose, à ; pétales blancs, pla-cés en rond ; elles ont beaucoup d’éta-mines courtes, garnies de sommets jau-nâtres , & un pistil sphérique, porté sorun calice découpé en dix partic-s ; le pistilse change en un fruit ovoïde, bon à man-ger , charnu , mou, rouge quand il eftmûr, quelquefois blane , rempli d’un socdoux, vineux , odorant, chargé de quan-tité de petites graines entassées les unessor les autres.
Cette plante fleurit en mai, & donneson fruit mûr au mois de Juin. Ellevient naturellement dans les forêts & àsombre ; on la cultive dans les jardins ,où elle profite davantage, & porte désfraises plus grosses & plus douces qnscelles des bois & des montagnes, maisbien moins odorantes L moins agréablesa u goût.
M. Frézier, en revenant de son voya-ge de la mer du Sud, a le premier faitconnoître en Europe ìefraiser du Chili,fragaria chilienjis fruéiu maxima , foliiscamps s, hirfutis. II différé de toutes lesefpeces européennes par la largeur, l’é-paisseur & le velu de ses feuilles. Sonfruit, de couleur rouge blanchâtre, estgénéralement de la grosseur d’une noix ,& même quelquefois aussi gros qu’unœuf de poule; mais (a faveur n’a pas l’a-grément & le parfum de nos fraises debois. Cette plante a produit du fruit aujardin royal de Paris, & en porte aujour-d’hui dans le jardin de Chetsea par lessoins de Miller. Elle réussit le mieux àl’exposition du soleil iso matin, & deman-de île fréqnens arrosemens dans les tem*de sécheresse.
Le fraisier , tant celui qui porte desfraises rouges, que celui qui fournit des