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tiplie les éloges ; i! nc lui manqua qued’être heureux, mais i’adverlité ne fitque développer la noblesse & ìn fierté del'on amc , & jamais il ne parut plus grandquedans les revers. Après la bataille dePavie , il écrivit à fa mere : fui toutperdu , hormis f honneur.
Nos armées, depuis que la troisièmerace étoií montée (ur le trône, n’avoientété composées que de cavalerie i on ti-rait l’infanterie de chez l’étranger. Onsentit l’inconvénient de confier la desti-née dcl’état à des troupes mercenaires ,qui ,ne faisaient la guerre que pour pil-ler. François 1 forma un corps d'infante-rie qui le dispensa de soudoyer des étran-gers, il le distribua par bandes ou régi-mens, & leur donna le nom de légions. Onlait combien cet établissement s’est per-fectionné ; l’on attache aujourd’hui au-tant d’honneur à servir dans 1’ìnfanterie )que dans la cavalerie. On reproche à jFrançois I d’avoir introduit la vénalitédes charges de la magistrature ; li l’ons’en rapporte à l’cxpérience , & non à laspéculation, on sera forcé peut - être deconvenir qu’i! n'en résulta aucun abus:les places de la magistrature ne furentplus occupées que par des citoyens opu-lens, qui acheteront,par le sacrifice d’uneportion de leur fortune, le pénible hon-neur de consacrer leurs veilles à la sûretépublique j jamais le barreau n'a fournide plus grands hommes & de juges plusintégrés que depuis l’inftitution de la■vénalité. Ce fut fous ce régné que s’in-troduifit l’ulage de porter les cheveuxcourts, & de fe faire un ornement d’unelongue barbe. Cette mode a subsisté jus-qu’á Louis XIII. Tous les aises publicsavalent été jufqti’aiors écrits en latin, &c’est ce qui avoit étendu le pouvoir desjuriidìctions ecclésiastiques , parce quecette langue n'étoit point entendue dansles autres tribunaux. L’édit de Villers-Coterets , donné en 1539, réforma cetabus : il fut ordonné que dans la fuitetous les actes publics feraient écrits enfrançois. Luther & Calvin, supérieurs rileur iiecle , répandirent leurs opinions :François premier, trop occupé de la guer-re , fut dans ['impuissance d’oppofer unedigue à ce débordement. (T-jV.)
FRANÇOIS II, Hijl. de France, joí-gnoit, ail titre de roi de France, ceux deloi d’AnsUterre, «'Ecosse & d'Mande,
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& ne Fut en effet roi ni eu France,ni dattsla Grande-Bretagne ; les Guises régnè-rent fous son nom. Ce ne fut qu’un fan-tôme de souverain , dont l’apparition futtrès-courte. Marie situait, Ion épouse,lui avoit apporté le royaume d’Ecosse.Son début dans le gouvernement, lit desmécontens; i! renvoya le connétable deMontmorency & la duchesse de Valenti-nuis, maîtresse de Henri II, fou père ,mort en 1559. François, duc de Guise, &le cardinal de Lorraine , son frere, s’em-parerentde la confiance du roi & de fouautorité : ilsétoieut ses conseillers, maisils lui donnoient moins des conseils quedésordres, L M'ouxcrr obéissait. Leurgrandeurfit des envieux; le roi de Na-varre & le prince de Condé fe liguèrentcentre ces princes : le connétable observaplus qu’il n’agit. Les deux partis sc sépa-rèrent bientôt ; la religion fut le prétex-te de ces divisions; les Guises fc don-naient pour défenseurs de I’égliiè catho-lique, dant ils fe souciaient peu , Liesautres princes, pour protecteurs des dog-mes de Calvin, qu’ils méprisaient La fu-reur des catholiques & l’opíniátreté desprotestans donnèrent dès-lors le signal detoutes les horreurs qui fe perpétuèrentpendant long-tems. Jamais les Anglaisne montrèrent autant d’acharnenientcontre les François que les François enmontrèrent contre eux-mêmes clans cestains déplorables. La mort d’Anne duBourg fut le premier coup ri'éclat qu’unzele mal réglé fit commettre fous ce ré-gné. Un autre événement célébré fut laconjuration d’Amboife : Condé parut enêtre le chef; la Rcnaudie cn fut ['instru-ment : il avoit une foule de complices.Ceprojet, qui devoit anéantir la maison deLorraine, fut éventé par une de ces cau-ses légeres qui font presque toujourséchouer les conspirations. Les coupablespérirent : on feignit de croire Coudé in-nocent; Coligny ì’étoit, parce que lesprotestans, comme les catholiques , crai-gnoient fa vertu , L qu’011 n’avoit osé luiconfier un dessein qui luiauroit fait hor-reur. II présenta au roi une requête enfaveur des calvinistes ; François indiquaune assemblée des états à Orléans. Condés’y rendit ; mais en entrant dans la ville,il fut arrêté & condamné à mourir de lamain d’un bourreau ; il mourut depuis,de celle d’un assassin. L’arrêt alloit être