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ne les prononce point ordinairement enprose > 3°. on les prononce à la fin d’unadjectif immédiatement suivi de sonsubstantif, & dans quelques phrases ex-ceptées par l’usage ; 4 0 . d se prononcecomme un t, F comme un c, s & x com-me un 2.
Franc étourdis franc arbitre,grand hom-me , ruiner de fond en comble, quand avantquelque voyelle que ce soit, long espace,ion orateur, -vain appareil, fin or ( mais file substantif étoit avant l’adjectif, on neprononceroit pas 1’» , même en poésie :plan incliné, son aigus Bien, adverbe,rien, en, on, avant tontes sortes de voyel-les, excepté que on , en interrogation , nese prononce jamais : bien-aise, il n'est rienarrivé, en oraison, est-on assuré? grandshommes, belles aines, excellons esprits, pas-à-pas, près-á-près , de pis-en-pis , de plus-en-plus , vis-à-vis, ponts fis chaujfées ,lods fis ventes, couper bras fis jambes ,&e. des, les, avant tous les mots qui com-mencent par une voyelle : dès à présent ,les esprits, ardent ami, savant homme,prompt à agir, sept, huit, cent hommes",et ne se prononce jamais ni en prose nien poésie : deux , six , dix heures , pieuxempereur , ennuyeux auteur.
Avant que de finir cet article, nous fé-lons quelques remarques fur les lettrescapitales ou majuscules, fur les accens& fur l’apostrophei
II y a plusieurs mots qu’on doit écrirepar de grandes lettres.
i°. Les noms d’hommes, de Femmes ,de royaumes, de provinces, de villes,de rivières : comme Alexandre , César,Marie, la France, Paris , la Seine.
2 e . Les noms de dignités, d’arts, defêtes, & tous ceux que l’on veut rendreplus remarquables: Empereur, Roi,Théologie , Pâques , la sainte Ecriture.
3 0 . Tous les mots qui commencentune nouvellè phrase, ou bien un vers.
II y a trois sortes d’accens; l’aigu , quife met, comme on l’a déjà dit, fur l’éfermé, foitau commencement, soit aumilieu, ou à la fin des mots: prédéter-miné, aimé, aimée , aimés , aimées , créé,créée, agréé, agréée , parlé-je, nommé-ment , assurément, & autres qui viennentd’un adjectif en e; & fur conformément,commodément, communément , impuné-ment , expressément, par un abus autoriséde l'usage.
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On voit, par ces exemples, que l’ae-cent aigu ne se met que fur l'é fermé,au commencement on au milieu des mots,que quand il termine la syllabe ,St qu’àla fin des mots il est quelquefois suivid’un e muet, d’une í, ou des deux toutensemble.
L’accent grave se met sur l’é ouvert àla fin des mots de plusieurs syllabes,lorsqu’il est suivi d’une s , comme on l’adéjà dit : par exemple, accès, procès.
On le met avili , i°. sor où adverbe,qui signifie en quel lieu, pour le distin-guer d’o», conjonction disjonctivej z°.fur là adverbe , pour le distinguer del’article la ; 3 0 . fur à , quand il est articleou préposition , pour le distinguer d’o,venant du verbe avoir. Oùeflil? Pierreou Paul: allez là, la vie : à moi, à sents,il a raison.
Enfin l’accent circonflexe sc met furles voyelles longues d’où on ôte Vs.Asne,àne : eftre, être : abysme , abime : prosne ,prône: goust , goût. Voyez plus haut,article 14.
L’apostrophe est une figure faite com-me une virgule , qui marque le retran-chement d’une voyelle à la fin d’un mot.On la met au-dessus du corps de récritu-re, à la place de la voyelle retranchée,l 'évêque , l'ame. L’apostrophe est rare enfranqois ; car il n’y a guere que les mo-nosyllabes, finiflbnt par un e muet, quila prennent, comme le, je ,me, te, se,ne, que. J'aime , il m'aime, &c. L’arti-cle & le pronom féminin , la & Jì, avantil , la prennent aussi , & même grande,avant certains mots : par exemple, l'arne,il Vaime, s'il vient, grand'merc , gran -d'here.
Les deux points fur une voyelle fer-vent à la séparer de celle qui précédé,comme héroïque, Moise.
Ce tiret ( - ) sert à joindre deux mots :demi-heure, moi - même. II sert aussi àcouper un mot en deux , ambi-tìon.
Enfin, pour bien assembler les sylla-bes, on doit observer, su r-tout i°. quandune consonne est entre deux voyelles, dela joindre avec la derniere , par-ent ,périr, te-nir , &c. & non par-ent, & c.2°. de joindre au milieu du mot, fans lesséparer, les consonnes qu’on peut join-dre au commencement : a-gréer, a-croìre ,fit-brique , & non ag-récr, &c.
FRANCOLIN, s. m. attagen, Hist.