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sieurs francs-maçons lui durent & la for-tune & la vie.
Les obligations que l’on contracte par-mi les maçons ont pour objet la vertu,la patrie & Tordre maçonnique. Les in-formations que l’on prend a u sujet de ce-lui qui se présente pour être reçu maçon ,assurent ordinairement la bonté d u choix jles épreuves qui précédent la réception,servent à constater la fermeté &le cou-rage qui sont nécessaires pour garder unsecret, comme pour pratiquer efficace-ment la vertu, d’où résulte nécessairementtine association choisie , préparée & ci-mentée avec soin.
Nos lecteurs pensent bien qu’une ins-titution fondée sur le secret le plus pro-fond, ne peut être développée dans cetouvrage; mais nous pouvons en dire aífezpour assurer au moins ceux qui n’au-roient point été inities à ces mystères, &pour intéresser mime encore la curiositédes francs-maçons.
Ou a imprimé divers ouvrages au sujetde la maçonnerie. II y en a même où Tonannonce formellement l’explication dessecrets ; mais ces' livres font désavouéspár tous les freres, à qui il est défendude rien écrire fur la maçonnerie ; Lquand même ils contiendraient quelquechose de leurs mystères, ils ne pourraientservir à des profanes ; la maniéré de sefaire reconnaître est accompagnée de cir-constances qu’on ne saurait apprendredans n n livre ; celui qui n’auroit pas étéreçu dans une loge , ignorerait la prin-cipaltpartie des pratiques de la maçon-nerie , il ferait bientôt reconnu & chassé,an lieu d’être traité èn frere.
L’origine de la maçonnerie se perd,comme tant d’autres , dans i’obfcuritédes tems. Le caractère de cette institutionétant d’ailleurs nn secret inviolable, iln’est pas étonnant qu’on ignore son origi-ne plus que celle de tout autre établisse-ment. On la fait communément remonteraux croisades, ainsi que Tordre de S.Jean de Jérusalem ou de Malte, & d’au-tres ordres qui ne subsistent plus. Oncroît que les chrétiens, dispersés parmiles infidèles;. & obligés d’avoir desmoyens de ralliement, convinrent en-tr ! eux de signes •& de paroles que Toncommuniquoit aux chevaliers chrétiensfeus le sceau de secret , & qui se perpé-tuèrent antr’eux à leur retour en Euro- |
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pe: la religion étoit le principal motifde ce mystère.
La rectification des temples détruitspâr les infidèles, pouvoit être aussi undes objets de la réunion de nos pieuxchevaliers, & c’est peut-être de là quevient la dénomination de maçons ; &pent être que les symboles d’architecturedont on se sert encore parmi les francs-maçons , durent leur origine à cet objetdissociation.
II paroît que les François ou les Francs,plus ardens que toutes les autres nationspour la conquête de la Terre - sainte, cu-ti eren t auílì plus partîculiéremtnt dansl’union maçonique ; ce qui a pu donnerlieu à Tépithete de francs-maçons.
Dans un ouvrage anglois, imprimé en1767, par ordre de la grande loge d’An-gieterre , & qui a pour titre the Consti-tutions os the antient and honourable fra-ternity of free and accepted musons , onfait remonter bien plus haut le romande la maçonnerie; mais écartons tout cequi a l’air fabuleux. II est parlé d’unétablissement plus ancien que les croisa-des, fait fous Athelstan , petit-fils d’Al-fred , vers Tan 914. Ce prince fit venirdes maçons de France & «Tailleurs; ilmit ion frere Edwin à leur tête ; il leuraccorda des franchises, une juridiction& le droit d’avoir des assemblées généra-les. Le prince Edwin rassembla les/raaM& véritables maçons à Yorck , où se for-ma la grande loge , Tan 926. On rédigeades constitutions & dés loix pour les fai-re observer. Depuis ce tems-là 011 citeplusieurs évêques on lords comme grands-maîtres des maçons ; mais on peut douterque cette société de maçons eût du rap-port avec i’objet dont il s’agit ici.
Edouard III, qui parvînt au trône en1327, donna aux constitutions des ma-çons une meilleure forme; un ancien mé-moire porte que les loges étant devenuesnoaibreuses,legrand-maître à la tête dela grande loge & du consentement deslords du royaume, qúi étoientalotspres-que tous francs-maçons , firent divers ar-ticles de régie mens.
Mais le Fait le plus authentique & leplus ancien qu’on puisse citer dansl’his-toire dela maçonnerie, est de Tannée l 4 S s-Le roi d’Angleterre, Henri VI, étoitmineur ; un parlement ignorant entre-prit de détruire les loges, & défendit aux