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Tome XV. FORE - GENU
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maçons , sous peine d’amende & de pri-son , de s’aiTembler en chapitres ou con-grégations , comme on le voir dans Se Re-cueil des atlas Un parlement d'Angleterre ,fous la troiliéme aimée d u régns d'HenrìVí, chapitre i , où je l’ai vérifié. Cepen-dant cet acte de parlement fut tans exé-cution ; ii pároît mêrne que ce prince futadmis dans la fuite parmi les maçons ,d'après un examen par demandes & parréponses , puhlié L commenté par M.Locke, & qu’on a jugé avoir été écrit dela propre main d’H nri VI. Juige Cokelsinstitut es , par. 3 , fol. ly L’auleur pré-tend à cette occasion, que les maçonsn’ont point du tout de secret on que leurssecrets font tels qu’ils le rendrount ridi-cules en lès publiant : c’est ainsi qu’onaime à se venger de ce qu’on ignore.

La reine'Elisabeth ayant ouï dire queles maçons ,ayoietit certaiiis secrets qu’ilsne pouvdient pas lui confier , & qu’ellene pouvoit être à la tête de leur ordre, ericonçut n n mouvement de jalousie & dedépit contr’cux ; elle envoya des troupespour rompre rassemblée annuelle de Ugrande loge qui setenoit à Yorclr lè jourde laS. Jean , 27 décembre iy6i. Cepen-dant , fur ie rapport qui lui en fut faitpar des persqnnes de confiance , elle laiíïhles maçons tranquilles.

La maçonnerie fleurissoit anffi nans le'royaume d'Ecosse, long-ctems avant faréunion à lâ couronne d’Angleterre , quifut faite eh 1603. Les maçons d’E.eosse.regardent comme une tradition certain? ,que Jacques I, couronné en 1424, futle protecteur & le grand-maître des lo-ges, & qu'il établit eue juridiction enleur faveur. Le grand-maître qu’il dépu-toit pour tenir fa place , étoit choisi parla grande loge , & recèvoit quatre livresde chaque maître muçen. Davy Lindsayétoit grand-maître en 1542. II y a encoretsKilhvinning, à Sterling, à Aberdeen,des loges anciennes, où l’on conserve devieilles traditions.,! ce sujet.

On assure, dans l’ouvrage anglois quenous avons cité, & dont nous faisonsl’extrait , qu’Inigo Jones, célébré archi-tecte Anglois , disciple de Palladio, &que les Anglois regardent comme leurVitrnvc, fut député grand-maître de Per-dre des franc s-maçons , & l'on y donnel’histoire de tous les grands édifices qu’ilfit construire. On trouve aptès lui Christo-

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phe Wren, fous le titre de grand-sur-veillant ; ce fut lui qui fit rétablir toutesles églises de Londres, après le terribleincendie de 1666 , & spécialement la fa-meuse église de S. Paul, qui, après cellede S. Pierre du Vatican, est regardéecomme la plus belle église du inonde. IItint une loge générale, le 27 décembre1663 , comme on le volt dans une copiedes anciennes constitutions , & l'on y fitun nouveau règlement pour l’administra.tinn des/WiHCí-jHBfiw ; ii futgrand-maî-treen 168?.

En 1717, il fut décidé que les maî-tres & îes surveilians des différentes lo-ges s’aiïVmbleroient tons les trois moisen communication ; c’eft ce qu’on appel-le quaterly communication ; & à Pariscijfemblée de quartiers. Lorsque le grand-maître est présent, c’est une loge ìn am-ple fonn ; sinon elle est seulement ìn duefornt, mais elle a toujours la même au-torité.

En 1718 , Georges Payne, grand-maî-

■ tre, voulut qu’on apportât à lagrande lo-‘gé les anciens mémoires concernant lesmaçons & la maçonnerie , pour faire con-noître ses anciens usages, & se rappro-cher des institutions primitives ; on pro-•duisit alors plusieurs vieilles copies lieconstitutions gothiques.

1 Eh 1719 , le grand-maître Jean Théo-phile Defaguliers fit reviyre l’anciennerégularité des toasts ou fautés que l’onporte dans les banquets ou loges de tableà l’honneur du roi, des maçons , &c. maison brûla beauçoup d’anciens papiers con-cernant la maçonnerie & ses réglemenssecrets , fur-ton t nn qui avoìt été fait parNicolas Stone, surveillant fous Inigo Jo-nes, & qu'on a beaucoup regretté; maisou vouloit prévenir tout ce qui pouvoitdonner aux usages de la maçonnerie unepublicité qui est contre l’esprit de l’ordre.

■ , Le nombre des loges étant fortaugmen-, té à Londres en 1721 ', & l’affemblée gé-nérale exigeant beaucoup de place , on latint dans une salle publique, appellée sta-tioners-hall. Les surveilians ou grands-gardes furent chargés de fe procurer

; quelques stewards, intendans ou frères,qui eussent de l’intelligence pour les af-faires de détail, & d’avoir auffi des frè-res serrans pour qu’il n’entrát jamais desprofanes dans les loges. Le ducdeMon-taigu fut élu grand-maître L installer oa