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Tome XV. FORE - GENU
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maintenir cette partie nette, sm voyage jde longue haleine, principalement dans |des teins de chaleur ; telles font les cau-ses qui peuvent y donner lieu. Je dis unvoyage île longue haleine , & dès - lors Pé-corchure est caufce par le frottement con-tinuel de cette partie contre le corps d ucheval. J’ai vu des chevaux qui en ontété tellement incommodés , qu’â peinepouvoient - ils marcher, & qu’en chemi-nant ils fauchoient comme s’ils avoienten un écart. On y remédie en oignant lapartie enflam'avec parties égalesd’onguent d’altarea & de miel commun.L’inrlammation dissipée , on la bassine !souvent avec du vin chaud , & on peut lasaupoudrer avec de la poussière de boispourri, de la poudre d’amidon , de fang-de dragon , de cérusc , &fc. (c)

FRAYER , v. act. Gramm. II se ditau simple d’une route ; celui qui fait lespremiers pas ouvre la route; ceux quile suivent la fraient. Une rout e frayée ouqui a été déjà fréquentée, c’est la mêmechose. Frayer à quelqu’un la route duvice , c’est lever fes scrupules , & lui ap-planir toutes les difficultés. Se frayer àfoi-même une route , c’est par efforts degénie atteindre un but par des moyensqui font inconnus aux autres, & qu’ons’est rendu propres Si familiers.

FRAYER, à la monnaie, est un orimede faux monnoyeur, qui altéré une picceen imitant l’altération que le toucher &le teins ont pu produire. Ce crime esttrop grossier & d'un lucre trop fossilepour n’étre pas facilement apperqu , lorf-qn’il s’étend sur trop d’especes. Dans nupaiement ost le frai attaque íoutesTespieees, il est permis d’arréter Pargent,pour être justifié par l'ordonriance deLouis XIV, conséquemment à ce qui estprescrit.

Frayer signifie littéralement dérailler,comme fait un drap ou une étoffe , à for-ce de les frotter ou de les porter troplong - tems.

Frayer , fe dit des poissons. Voy.Frai.

En terme de vénerie nn dit qu’un cerffraie, quand il frotte fa tête contre unarbre ponr faire tomber la peau velue defes nouvelles cornes. Voyez TÈTE ç?’Frayoir.

, FRAYEUR, f.s. Voyez Crainte ,

RELEVANTE , o C.

F R A

j FRAYOIR , f. m. Vénerie , Peu où le

j cerf brunit fou bois nouveau contre lesbaliveaux,ponr détacher ou ôter une peauvelue qui le couvre ; il l’cnfonce ensuitedans la terre , & le brunit en lui donnantune couleur selon le terrein.

Les vieux cerfs fraient aux jeunes ar-bres des taillis , plus ils font vieux , plustôt ils fraient ; & quand on trouve lefrayer , on connoît la hauteur de la têtedu cerf par celle de l’endroit où les boutsde fa paumiere auront touché.

FRECHE, Jurifpr ., est la même cho-se qu e fr aux. Voy. FratjX. ÇA)

! FREDERIC I , dit Uarheroujfe Si perede la patrie. II t ft. d'Allemagne. Treiziè-me roi o u empereur de Germanie ou d’Al-lemagne f ce dernier nom coinmenqoit àsortir des limites de la Suabe ) depuisConrad I, XXIe empereur d’occident de-puis Charìemagne, né Pan iiîi , de Fré-déric , duc de Suabe, & de Judith Guel-phe, fille de Henri le Noir, duc de Ba-vière ; succédé à son pere , Pau 1147 ; estélu empereur , le 4 mars iiçî, après lamort de Conrad III : meurt en 1190.

L'Empire , qui s’étoit affaissé fous Lo-thaire II íi fous Conrad III, fe relevatout-à-coup fous Frédéric I. Jamais ré-gné n’eut des commeucemeus plus bril-lans & plus fortunés : il fut à peine mon-té fur le trône , que trois princes Danois,Waldemar , Canut & Suénon , qui fedisputaient la couronne , le choisirentpour arbitre de leur destinée. Suénonobtint la préférence : il mit son royaumesous la protection de Pempereur , & enrequt Pinvestiture par l’épée , suivantl’ufage de la conférer aux rois : les ducsla recevoient par l’étendard , & les évê-ques par le sceptre , depuis le concordatde Henri V & de Caliste II. Suénon ,après les cérémonies de l’investiture,porta l’épée de Frédéric, regardant com-me un honneur de faire les fonctions devassal. L’emnereur, jaloux de conserverfes droits fur Rome, ou plutôt de repren-dre ceux que fes derniers prédécesseursfembloient avoir perdus, y envoya desambassadeurs pour recevoir en son nomla couronne impériale. Ce fait, rapportéparHeifs, étoit une innovation : on ncvolt pas qu’aucun empereur d’occîdentcùt été couronné par ambassadeur : ilétoit occupé à pacifier l'AIlemagne, trou-blée par Henri de Lion, lurfiju'il appiît