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Tome XV. FORE - GENU
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de Grégoire , ìl souleva contré îuî !esFrangipani.. Tandis que ces seigneurs,tout puiflans dans Rome , forqoient le pa-pe d’en sortjr, il attaqua l’état ecclésiasti-que ; & dès qu'il eut mis cette guerre enétat de pouvoir être continuée avec suc-cès par ses lieutenans, il partit pour laPalestine. Le pape ftt Gonnoìtre que lesintérêts de la religion , fur lelquel.s il s’é-toit appuyé pour rcxcommuiiier , n’é-toient qu’un prétexte pour excuser desmotifs moins nobles. Au lieu de retirerses anathèmes , il les confirme ; il écrità tous les ordres religieux L militaires<ie la Palestine, de ne point reccnnoîtrel’empereur ; invite le soudan de Babyloneà l’attaquer avec confiance , sans crain-dre les armées des croisés. Digne suc-cesseur des Grégoire VII, des Urbain II& des Pascal II , il soulevé le roi des Ro-mains contre son pere. Frédéric que lesintérêts de la religion conduisent dans laPalestine , y tronve les moines & le clcrxé conjurés pour fa perte; & lorsqu’ildonne t’ordre, les croisés luî répondentqtl’ils n'obéiront qu'aux lieutenans Impé-riaux de la frart de Dieu & de /» chrétientésLe grand-maître de Jérusalem , le grand-maître des templiers, lui refusèrent touteespece d'obéissance ; les Vénitiens le fé-licitoient en particulier, &l’outrágeoienten public. Frédéric . dans l’impuissaneede continuer la guerre avec honneur son-gea à se dégager avec prudence . : il con-clut avec îe soudan de Babylone une trevede dix ans : les conditions en étoient ho-norables. Le soudan ( Melezel, on com-me non s rappelions , '.Meledìn ) Ini remittous les chrétiens ses captifs, & lui donnales villes de Jérusalem, de Bethléem, deìîazaret, de Throotì & de Si don, avecleurs dépendances. Le soudan., prince pa-cifique , fé bnrnoit à demander la toléran-ce de son culte , & qa’on laissât subsisterles mosquées. Frédéric fit son entrée dansJérusalem, ri’ayant pour ennemis que leschrétiens qu’il venait de délivrer. Le len-demain il alla visiter le temple, où aprèsavoir fait fes prières, il fe couronna lui-mème , les prélats ayant refusé de prêterleur ministère à cette cérémonie. Cetteguerre intestine , qui se failbit sentir surles bords du Jourdain, troobloif le Tibre& l'Eder. Le pape avoit fait publier unecroisade contre lui : il fit fes préparatifspour repasser en Europe; mais il relevaTonte XV, Partit I,

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ánparsvatit les fortifications de Jérusa-lem & de plusiettrs autres villes ruinéespar les Sarrazins, & rétablit les chrétiensdans Joppé. Rentré dans la Sicile, il e»bannit les templiers & les hospitaliers,pour avoir traversé fes desseins ; il passedans le continent, dissipe les croisadespapales : quinze jours lui suffisent pourreprendre une infinité de places qu’on luiavoir enlevées. 11 parcourt ensuite & sou-met la Romagne, la Marche d’Ancune,\f duché de Spolette , celui de Bénévent»& assiège Grégoire dans Rome ; mais con-tent de l avoir étonné , il leve le siégé , 86fe retire à Capûiie. Tant de Vigueur, tanede modération, & plus encore ('entremisede saint Louis, font incliner le pape versla paix. Frédéric , que des écrivains on*déféré à lá postérité comme le plus dan-gereux des hommes, étoit le plus patient& le plus modéré. Il renonqa à tons lesdroits de la victoire j & lion-feulement ilrendit au pape les places qu’il Venoit deconquérir, il consentit encore à lui don-ner vingt-six mille mares d’argent. Par, letraité de paix , qui fut conclu á San Ger*tnano (27 juillet 1230) , fempereur te-non qa à la nomination aux bénéfices , af-franchit le clergé de toute jnrisdictiortséculière, & le déchargea de toute taxe.La révolte de la Lombardie , le$ tramessécrétés du roi des Romains, furent lesvrais motifs qui le déterminèrent à signerce traité , fi contraire à fes intérêts, 11 fsrendit aussi-tót en Allemagne, or, il gé-mit des désordres introduits par le fana-tisme & la révolte. 11 fait condamner leroi des Romains , son fils, à. une prisonperpétuelle j met le duc d’Autricbe auban de l’Empire ; non moins prompt à ré-compenser q.u’à punir, il déclare Vienneville impériale.-Le pape, infidèle au traitéqui cependant lui dounqît tant d’aVanta-ges, favorisent les rebelles de Lombardie.-11 apprend fes hostilités, & s’apprète' àsoutenir la guerre, suivant l’expression,d’un légat, avec la fermeté d’un rocherinébranlable. 11 passe les Alpes avec unearmée de cent mille hommes ; fait unehorrible boucherie des Génois , des Lom-bards & des Vénitiens confédérés f & lestraitant moins comme ennemis que com-me rebelles , il fait pendre leschefs, fansexcepter le général Petro Tiénolo,- filsdu doge. Les confédérés perdirent tantd’hommes, que Frédéric écrivit lui-mêinsA »