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Tome XV. FORE - GENU
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peu respectueux. Ce fut au milieu decette guerre qu’il fit reconnoître Maxi-jnilien pour son successeur. On a euraison de dire que jamais prince n’eûtmoins de gloire personnelle , & ne pré-para mieux la grandeur de sa maison.Cependant le traité qu’il avoit concluavec le roi de Hongrie, n’eut pointd’exécution quant aux conditions qui lui«toient avantageuses. La veuve de Ma-t suas , ayant fait assembler les états, leurlit jurer qu’ils reconnoîtroient pour roicelui qu’elte prendioit pour époux, &donna aulfi-tôt fa main à Ladislas Jagel-lon , roi de Boheme. Frédéric vécut en-core plusieurs années, dont les événe-niens appartiennent au régné de Maxi-inilien son fils. Il mourut à Lintz l'an1494 í il étoic dans la soixante-dixiemeannée de son âge, & la cinquamte-qua-trieme de son régné. 11 eut de i’itnpéra-trice Eléonore , Maximilien qui lui suc-céda à l’empire , deux fils qui tous deuxmoururent au berceau , & une fille ap-pellée Cuncgonde, qui épousa Albert leSage , duc de Bavière. Ce fut un princesuperstitieux & foible. La moitié de sonrégné se passa à interpréter de vains son-ges. Son aine paresseuse s’accommodoitde toutes les positions où il plaifoit à lafortune de le mettre. Elle feule le soutintsur un trône qui souvent fut un écueilpour les plus grands hommes. L'ordontií étoit l’esclave , lui fit oublier tous lesaffronts dontilauroit dû tirer vengeance.On l'a surnommé le Pacifique ; mais peut-on donner ce titre à un prince dont lerégné ne fut qu'une perpétuelle anar-chie, & dont les états furent continuel-lement dévorés par le Feu des guerres ci-viles ? Son indolence & son insensibilitéont fait dire avec pins de justice , qu’ilponfervoit une aine morte dans un corpsvivant. (M-T)

Frédéric Auguste II, Hifl . dePologne, électeur de Saxe, roi de Polo-gne. II ne jouaqu’un rôle obscur dansl’Europe jusqu’à l’instant où il osa pré-tendre à la couronne de Pologne. JeanSobieski III étoit mort en 1696 , aprèsavoir forcé les Moscovites à rechercherson alliance , asservi l’humeur indépen-dante des Cosaques , abaissé l’orgueil dela Porte ottomane , repoussé les Tartares,& versé dans le sein de son peuple les ri-chesses tu’il avoit enlevées  ses ennemis.

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Peu s'en fallut que les troubles de sélec-tion qui suivit sa mort, ne ruinassent defond en comble lin si bel ouvrage. L’ir-ruption des Tartares, la révolte de Bo-guslas Baranowski, l’insolence des sol-dats qui demandoient leur paie, l’injusti-ce du sénat qui la refusait, les intriguesdes prétends 11s, le choc dès cabales, mi-rent la république dans un état violent,qui fit craindresachûte entiere.On comp-ta jusqu’à douze concurrens, tous ani-més d'une haine réciproque, & d’uneambition exclusive. Parmi eux on dis-tinguoit surtout le prince de Conti ; Al'éloqtience de l'abbé de Polignac lui ga-gnoit plus de Biffages que l’argent de sesrivaux ne lui en enlevoit. II l’emportoit,fi Frédéric Auguste , électeur de Saxe, nefe fut pas mis fur les rangs.

Pizependowski, castellan de Culmjwifraya un chemin au trône, lui appritl’art d'éearter ses rivaux, d attirer dansIon parti les esprits indifférens , & d’en-chaìner ses ennemis. Le grand moteurde tout dans la diete , étoit l’argent. IIfut prodigué, & les Saxons s’épuiserentpour acheter à leur prince une couronnequi fit leurs malheurs & les siens. Le pa-latin Potoski qui s'étoit déclaré franqoisavec fa cabale , devint saxon, moyennanttrente mille écus. Mais malgré les lar-gesses de sélecteur, l’abbé de Polignactrouva encore des amis. Le prince. Jac-ques , fils du feu roi, le prince de Conti,Si Frédéric Auguste furent proclamés cha-cun par leur faction ; on négocia, on fetendit des piégés, on cabala , on fut prêtà prendre les armes : la nation rioit desefforts des prétendant,,L sa i soi t des chan-sons , au lieu de fe choisir un maître. En-fin le parti á'Auguste devint dominant :ee prince promit de remettre ta Polognedans l'état de splendeur où Jean Sobieskil’avoit laissé , de payer la solde des trou-pes, & de reprendre fur les Tartares toutce qu’ils avoient enlevé à la faveur destroubles de la diete. Tout fe soumit, &dèsl’an 1698 il n’avoit plus de concur-rens à supplanter.

11 crut justifier les hautes espérancesqu’il avoit données au Polonois, en por-tant la guerre au sein de la Livonie quiétoit tombée sous la domination Suédoi-se. II méprisa la jeunesse de Charles XIIqu’il voyoit menacé à la fois par les Da-nois & les Moscovites; il se ligua avecA a 4