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m se plaît aussi dans les terres fraîches,pourvu qu’elles aient de la pente , ce qniest vrai : d’où il fuit qu’il feroit facile defaire des semis àt frêne dans ces fortesde fol ; dans ceux de la première efpeeenousavonsréulfi par la méthode suivantefur une petite étendue. De quatre en qua-tre pieds, nousavons fait faire des trousd’nn pied en quarré, dont on a extirpéles pierres, & qu’on a remplis avec de laterre prise à la superficie & dans les lieuxvoisins. Ensuite on y a enterré à deuxpouces de profondeur une douzaine debonnes semences de frêne : elles ont fortbien levé , & il a été très-sac!le de lessarcler. On a été du plant où il y en avoittrop, on en a remplacé où il en manquoit.Cette méthode iìmpte & économique peutRappliquer à tous les semis eu graud.
Le frêne n. î ne s’éleve guere dansl’Europe occidental* & septentrionalequ’à la hauteur d’environ quinze ou seizepieds. Ses fleurs sortent au printems descôtés des branches, & font de couleurpurpurine : elles paroissent avant lesfeuilles, dont en Calabre la manne exsu-de au plus chaud de l’été. On l'éeussonnefurle/féne commun. La premiere annéel’écusson fait un jet considérable, maisensuite il pouffe très-foiblement. Cet ar-bre peut servir à la décoration des bos-quets printaniers.
Le n. z croît anx environs de Mont-pellier : cet arbre est d’une petite stature ,son feuillage d’un beau verd foncé esttrès-élégant, il soutient jufqu’à la ini-uo-vembre ; il convient donc de planterquelques-uns de ces frênes dans les bos-quets d’été & d’automne , où ils ajoute-ront une variété agréable. II se multiplietrès-aifémentpar fa semence, & s’éeus-lonne à la fin d’août.
Miller dit que le frêne n. 4 a été élevépar le docteur Uvedale à Enfield , pardes semences que le docteur GuillaumeSherard avoit apportées d’Italie, paysoriginaire de cet arbre. Quelques person-nes ont pensé qu’il différoit de celui men-tionné par Moriffon dans son PrMudiabotunìca ; mais en les comparant, ontrouve que la ressemblance est parfaite.Les grands pannicnles de fleurs blanchâ-tres qui terminent toutes ses branches àk fin de mai, lui aflìgnent une place dansles bosquets dc ce mois : elles exhalentune odeur douce & suave ; ainsi elles ne
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peuvent qu’ajouter aux livrées & anxparfums du printems, des nuances gra-cieuses. Le port de cet arbre est plusagréable que celui du frêne commun , lesbranches & ses feuilles étant plus rappro-chées & plus convergentes. On fait queson feuillage n’est jamais attaqué par lescantharides. Ce frêne qui fe hâte de cou-ronner la main qui l’a planté, & dont lagreffe fur frêne commun prend beaucoupmoins de corps que le sujet,paroit par cesraisons n’être que de la troisième gran-deur. On peut donc en planter les indi-vidus à six ou neuf pieds les uns desautres.
Le frêne, n. ç , paroit nc devoir gueres’élever qu’à quinze ou vingt pieds. IIprend très-peu de corps, & par les hi-vers très-rigoureux les bouts des bran-ches périssent.
Le frêne n, 6 a été porté en Angleterrepar ses semences envoyées en 1714 à M.Catesby. Cette efpeee, ainsi que les der-nieres, s’écuffonnent iut frêne commun,&ne peuvent guere servir qu’à jetter dela variété dans les bosquets d’été, par ladiversité de leurs feuillages.
Nous allons transcrire de Miller desobservations intéressantes fur le frênecommun. II ne Faut pas, dit notre au-teur, placer cet arbre dans le voisinagedes autres especes d’arbres, ni le mêlerdans des haies : bientôt il s’etnpareroitdeleur terrein , & abforbcroit à leur préju-dice tous les sucs de la terre. Eloignez-lefur-tout des pâturages: (es feuilles man-gées par le bétail, communiquent aubeurre un mauvais goût. Que penser d’a-près cela du conseil que donnent plu-sieurs livres d’agriculture, de cultivercet arbre dans la vue de sécher ses jeunesbranches, pour servir de nourriture auxbestiaux durant l’hiver ? Je sais qu’enSuisse on en donne aux moutons ; maisje pense qu’il n’a point d’inconvénienspour les bêtes blanches. (M. le baron deTschoudi .)
Frêne, Pharmac. mat. me'dic. Sonécorce, ses feuilles S ses graines contien-nent un sel alumineux , tartareux , de sa-veur austère , acre & amere : le sel qu’ontire de son écorce est un alkali fixe , actif& corrosif. Le sel tartareux, acre & amerque les graines contiennent, est plus hui-leux & plus actif que celui de son écorce.M. Tournefort trouve que le sel essentiel