Band 
Tome XV. FORE - GENU
Seite
389
JPEG-Download
 

F R Ë

du J'véîfe est presque semblable à. l'oxisaldiaphonique d'Ange-Sala, uni avecbeaucoup de terre & de soufre. La décoc-tion ou l'infnfinn de son écorce , noircitla ío'ution de vitriol, de même que lanoix de galle.

On ordonne rarement ou jamais lesfeuilles de frêne : l’écorce de cet arbre ales propriétés de la noix de galle elle estatténuante , sudorifique L defficative ; lesel tiré des cendres de cette écorce excitepuissamment les urines, mais c’est une .propriété qtii lui est commune avec les :autres sels alkalis.

La graine de/rène est appellée dans les ;boutiques ornithoglojjum, ou lingua avis,parce qu’elle a en quelque maniéré la fi-gure d'une langue d’oil’eau: c'est unegraine extrêmement âcre ; elle donnedans la distillation une huile empyreu-matique , que l’on rectifie autant qu’il estpossible , pour lui ôter son odeur de feu.Le petit peuple d’Angleterre confit cettegraine,.ou plutôt le fruit du frêne , avantfa maturité , daus de la saumure de sel &de vinaigre, ìk il en use dans les sauces.Cette graine entre dans la mauvaise com-position galénique nommée (lectunire dia-fatyrion de Nicdus Myrepfe. ( /).,/.)

FRÉNÉSIE , FRENETIQUE , voy.

PhrÉnésie, Phrénétique.

FREOUER , eu ., marque que faitle cerf aux branches des arbres, quand ily touche de son bois pour détacher lapeau velue qui le trouve. (+)

FREQUENTATIF, adj. , Gramm. ,c’est la dénomination que l’on donne auxverbes dérivés, dans lesquels l’idée pri-mitive est modifiée par une idée acces-soire de répétition ; tels font dans la lan-gue latine les verbes clamitare , dormi-tarc, dérivés dec/«i»iire,Jen-ínrVs, Clitmareii'exprinjé que l’idée de faction dp crier;au lien-que clamitare , outre cette idéeprimitive , renferme encore l’idée modi-fieative de répétition, de forte qu'il équi-vaut h clamare fape-, criailler est le motfranqois qui y correspond. De même ior-mire ne présente à l’esprit que l’idée delionnir; & dormìtare ajoute ì cette idéeprimitive celle d’une répétition fréquen-te , de maniéré qu’il signifie dormire frequenter , dormira différentes reprises;c’est l’état d’un homme dont le sommeiln’est ni suivi ni continu,mais coupé &. in-terrompu,

F RE z8§

Le supin doit être regardé dans la lan-gue latine , comme le générateur unique& immédiat, ou la racine prochaine desverbes fréquentatifs : l'on volt en effetque leur formation est analogue à la ter-minaison du supin , & qu’ils en conser-vent la consonne figurative: ainsi Aeful-tum , supin de saiio , vient saltare ; de•versum , supin de verto , vient verfare ;& A'amplexum , supin A'amplector , vientr vnplcxari . D'aiììeurs les verbes primi-tifs , auxquels l'ufage a refusé un supin ,sont également privés de l’efpece de déri-vation dont nous parlons,quoique factionqu’ils expriment soit susceptible en elle-même de l’espece de modification qui ca-ractérise les verbes fréquentatifs.

11 saut cependantavouer que le détailprésente quelques difficultés qui ontin-duit en erreur d’fiabiles grammairiens :mais on va bientôt reconnoître que cefont on de simples écarts qui ont parupréférables à la cacophonie , on des irré-gularités qui nç sontqu’apparentes, par-ée que la racine génératrice n’est plusd’usage.

Ainsi, dans la dérivation Aes-, fréquen-tatifs, dont le.s primitifs sons de la pre-rniere conjugaison, l’ufage qui tâchetou-jours d’accorder le plaisir de l’oreilleavec la satisfaction de l'efprit, a autoriséle changement de la voyelle « du supingénérateur terminé en atum t afin d'évi-ter le concours désagréable de deux n con-sécutifs : au lieu doue de dire claiputare ,rogatare , selon l'analogie des.,supins -da-matum , rogatum , on dit clamitare , ro-gitare: mais il n’en est pas ujoins évidentque le supin est la racine génératrice decette formation.

Dans la secpnde conjugaison, on trou-veTirera, dont le supin hcefttm sembledevoir donner pour fréquentatif hafare& cependant c’est hcesttare; c’est qne lesupin bœfum n’est effectivement rien au-tre choie que hafitum , insensiblement al-tère par,la syncope ; & ce. supin bafìtamest ana,logue aux supins, territnm ,,lati~tum, des verbes terrere , íatere., de lamême conjugaison , d’où viennent terri-tare , iatìtxrs, selon la réglé générale. Au■reste , il n’est pas rare de .trouver des ver-bes avec deux supins usités, l’un confor^me aux loix :1e l’analogie , & l’autre dé.figuré par la syncope.

Ç'elt par la syncope qu’il saut encoreB b 3