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Tome XV. FORE - GENU
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renfermée ; c’est un pur pléonasme quiéleve à un nouveau degré d'énergie lesens fréquentatif , & qui lui donne unevaleur lemblableà celle des phrases lati-nes itut ad rctín fréquent, plante : fréquen-ter in officinam ventìtantì , Pline : sapinsfumpjhaveritnt , idem. On ne «iiroit pasfans dont que itare n’est pas fréquentatifâ cause de fréquent , ni ventitare à causede fréquenter , ni sirmpfitare à cause defirpius.

La décision de R. Etienne n’a donc pastoute l’exactitudc qu’on a droit d’atten-dve d’nn fi grand homme; c’est que lesesprits les plus éclairés peuvent encoretomber dans l’erreur, mais ils ne doiventrien perdre pnnr cela de la considérationqui est due aux talens. ( E■ £. M.)

FREQU 1 N, 1 . m. Coma:. , forte de fu-taille. L'article 6 du nouveau règlementde 17:3 , concernant les déclarations desmarchands aux bureaux d’entrée & desortie, met ! if requin au nombre des Fu-tailles qui fervent à entonner les sucresbruts, les sirops, les suifs, les beurres, &telles autres marchandises qui font sujet-tes à déchet & à coulage. DiB. de comm.& de Trtv. (G)

FRERAGE , f- m. Jurifp. C’est le nomque Pou donne en certaines coutumes auxpartages de fiefs dans lesquels les Freres& sœurs puînés ou autres copartageanstiennent leur pat't en foi & hommage deRainé , ou si ce n’est pas entre freres, del’un des copaitageans. Voyez Frares-CHEUitS. (A)

FRERE, f. m . Jurifpr. Ce terme dé-signe ceux qui font nés d’nn même pere& d une mémC mere, su bien d'un mêmepere & de deux rneres différentes, ouenfin d'ttne même mere & de deux peresdiíférens.

On distingue les uns & les antres pardes noms diíférens ; ceux qui font pro-créés de mêmes pere & mere , font appel-lés freres germains ; ceux qui font de mê-me pere feulement, font freres consan-guins j & ceux qui font de même mere,freres utérins, ,

La qualité Ac frere naturel procede dela naissance seule ; la qualité de frere lé-gitime procede de la loi, c’est-à-direqu’il faut être né d’un même mariage va-lable.

On ne peut pas adopter quelqu’un pourIon frere, mais on peut avoir un frere

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adoptif dans les pays où l’adoptîon a en-core lieu. Lorsqu’un homme adepte unenfant, cet enfant devient/rerf adoptifdes enfans naturels & légitimes du pereadoptif.

L’étroîte parenté qui est entre deuxfreres , fait que l’un 11e peut épouser laveuve de l’autre.

Les freres étant unis par les liens dtlsang , sont obligés entr’eux à tous les de-voirs de la société encore plus étroite-ment que les étrangers ou que les pareilsplus éloignés ; cependant il n'arrive quetrop souvent que l’ìntérêt les sépare : ra-ra concordiafratrum.

La condition des freres n’est pas tou-jours égale; l’un peut être libre,& l’autreesclave ou serf de main-morte.

Dans le partage des biens nobles, lefrere aine a, selon les coutumes, diversavantages contre ses puînés mâles ; lesfreres excluent leurs sœurs de certainessuccessions.

En pays de droit écrit , les freres ger-mains succèdent à leur frere ou sœur dé-cédé , concurremment avec les pere &mere; ils excluent les freres & sœurs con-sanguins & utérins ; ceux-ci, c’est-à-direles freres consanguins & utérins, concou-rent entr’enx fans distinguer les biens pa-ternels & maternels.

E11 pays coutumier, Us freres & sœurs,même germains , ne concourent pointavec lesaseendans pour la succession desmeubles & acquêts ; mais dans les-cou-tumes de double lien, îes freres & sœursgermains font préférés aux autres. Dureste, pour les propres, les freres, soitgermains , consanguins, ou utérins, nesuccèdent chacun qu’à ceux qui sont deleur ligne.

Qnelqu’union qu’il y ait naturellemententre les/rcw & sœurs, un frere ne peutpoint engager son frere ou sa sœur sansleur consentement ; un frere ne peut pasnon plus agir pour l’autre pour vengerl’injure qui lui a été faite, mais il peutagir seul pour une affaire qui leur estcommune.

Le frere majeur est tuteur légitime de[es freres & sœurs qui font mineurs, 011en démence. On peut auffi le nommer tu-teur ou curateur.

Suivant les loix romaines, un frerepeut agir contre [on frere pour les droitsqu’il a contre lui, mats il ne peut pas