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Tome XV. FORE - GENU
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l’aecuscr d’un crime capital, si ce n’eftpour cause de plagiat ou d’adultere.

Le Fratricide ou le meurtre d’un freretstun crime grave. V. FRATRICIDE.

Frere, Droit naturel. Le devoir desfreres vis-à-vis les uns des autres, con-siste dans U concorde , le soutien & dé-truite union, “ Vous é f cs les enFans d’unmême pere dit le bramine inspire' , & lemême sein vous a nourris ; freres , restezunis ensemble , & dans la maison pater-nelle habitera la paix & le bonheur.,,Mais fi ces sages préceptes ont accèsdans les démocraties où tes sentimensde la nature n’ont point été corrompus,on fait trop combien les liens de frater-nité sont foibles dans les pays de luxe ,où chacun ne songe qu’à soi, & ne vitque pour foi. C’est là que se réalise sanscesse l’événement de la fable des enFansd n bon vieillard d’Lsope: d’abord aprèsJa mort de leur pere , ils prirent des rou-tes toutes opposées à leurs promesses : li-sez-en la peinture simple & touchantedans la Fontaine.

Leur amitié fut courte autant qu'eìleitoit rare,

Le sang les avait joint, Vintérêt les sé-pare ,

L'ambition, l'envie, avec les confultans,

Dans la succession vinrent cn même tems

Tous perdirent leur bien. , . .

{D. J. j

é RERE adoptif , est celui qui a étéadopté par le pere naturel & légitimed’un autre enfant.

Frere, (beau-) c’est celui qui aépousé la sœur de quelqu’un. V. Beau-

FRERE.

Frere conjoint des deux cô-tés, c’est un frere germain. V. FrereGERMAIN. ,

Frere consanguin , est celui quiest procréé d’un même pere , mais d’unemere différente.

Frere, (demi-) on appelle ainsi,dans quelques coutumes & provinces,les freres consanguins & utérins , parcequ’ils ne sont joints que d’un côté feule-ment.

Freres germains , sont cenx issusdes mêmes pere & mere. Voyez FREREconsanguin & Frere utérin.

Frere de lait. On donne ainsi im-proprement le titre Ae freres & saurs delait aux enfans de la femme qui a allaité <

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Pensant d’un autre , quoiqu’il n’y ait au-cune parenté ni affinité entre les enfansde cette femme & les enfans étrangersqn’elle nourrit.

Frere légitimé , est celui qui estprocréé d’un mariage valable, de mémequ’un autre frere ou sœur. La qualité defiere légitime est opposée à celle Aefrertnaturel.

Frere naturel , est celui qui 11’estpas procréé d’nn mariage valable , & quin’est joint que par les liens du sang & se-lon la nature.

Frere PATRUEL ,frater patruelis ,c’est un cousin germain du côté paternel.

Frere utérin, est celui qui procedcd une même mere.

Sur le% freres en généra!, il y a plu-sieurs textes répandus dans le droit, quisont indiqués par Brederode nu mot fra-ter. Voy. aussi le traité de duobus fratri-btis , per Petrum de Ubaldis , & au motSuccession. ,

Frere, IJifi. Ce terme a encore diffé-rentes significations.

Les premiers chrétiens s'appelloientmutuellement freres, comme étanttour, enfans d’nn même Dien , professantla même foi, & appelles au même hérï-tage.

Les empereurs traitoient Ae freres lesgouverneurs des provinces & les comtes.

Les rois se traitent encore de freres.

La même chose se pratique aussi entreles prélats.

Les religieux qualifient chez eux defreres , ceux qui ne sont point du hautchœur. Dans les actes publics,tous les re-ligieux, même ceux qui sont dans les or-dres & bénéficiers, ne font qualifiés quede/>erej; on en use de même pour leschevaliers & commandeurs de l’ordre deMalte.

Freres barbus. V. Freres con-vers.

Freres CLIENS, fratres clientes,qu’on appelle communément freres fer-vans. kL FRERES SERVANS.

Freres convers , sont des laies re-tirés dans des monastères, qui y font pro-fession, portent l’habit de l’ordre, & enobservent la réglé. Ils sont ordinaire-ment employés pour le service dti mo-nastère. Dans les premiers tems on nom.moit convers, quajt converji ad Domìnum,c’cst-à-dire convertis, ceux qui embras-