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point. Les hautes sciences, comme la géo-métrie , la physique , fisc ? Elles exigentun esprit tout entier , & par conséquentne peuvent être cultivées que faiblementpar ries personnes vouées à la prière.Aussi les hommes du premier ordre en cegenre, les Boyle, les Deseartes, les Viete,les Newton, fisc. ne sont point sortis descloîtres. Reste les matières (['érudition :ce font celles auxquelles la vie sédentai-re des religieux les rend plus propres ,qui demandent <1 ’aiHeurs le moins ({'ap-plication , & souffrent les distractionsplus aisément. Ce sont auflì celles où lesreligieux peuvent le mieux réussir , & oùils ont en effet réussi le mieux. Cette oc-cupation , quoique Fort inférieure pourclcî religieux , au soulagement des mala-des & au travail des mains , est au moinsplus utile que la vie de ces reclus o h s,curs, absolument perdus pour la société.II est vrai que ces derniers religieux pa-roissent suivre le grand précepte de l’é-vaugile , qui nous ordonne d’abandonnerpour Dieu, notre pere, notre mere, notrefamille, nos amis & nos biens. Mais s’ilfallait prendre ces mots à la lettre , soitcomme précepte, soit même comme con-seil, chaque homme scroit obligé, ou aumoins feroit bien de s’y conformer; &que deviendroit alors !e genre humain ?Le sens de ce passage est,feulement qu’ondoit aimer & honorer i'Être suprême par-dessus toutes choses ; & la maniéré laplus réelle de l’honorer,c’est de nous ren-dre le plus utiles qu’il est possible à lasociété dans laquelle il nous a placés.( 0 ) ,
Freb.es ; ce nom etoit donné à desempereurs collègues. C’eft ainsi queMarc-Aurele & Lucius Aurelitis Verusfont appelles frères, tlivi fratres , parThéophihis, & qu’ils font représentésdans leurs médailles, se donnant la mainpour marque de leur union fraternelledans ['administration de l’empire. C’estainsi que Dioctétien & Maximien-Her-cule, qui ont régné ensemble , sont nom-més freres par Lact.inee. Cette coutumese pratiquoit de tous teins entre des roisde divers royaumes, comme on peut leconfirmer par les auteurs sacrés & pro-fanes. Elle avolt lieu en particulier entreìes empereurs Romains & les rois dePerse : témoin les lettres de Constance àLaper, dans Ënsebe , & du mime Saper à
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Constance, fils de Constantin , dans Am-mien Marcelliu. (Z). J.)
Frere-d’abmes , Hist. modem., ti-tre d’afluci.itions des plus étroites entredeux chevaliers.
Le mot ie frere étoit anciennement miterme d’amitié, que nous donnions mêmeà des inconnus d’un état très - inférieur ,ainsi qu’eii usent les Polonois & les Bo-hémiens les uns à ['égard des autres. L’u-nion fraternelle , & ['interpellation defrere , furent encore plus communes en-tre des gentils-hommes qui avoient serviensemble. Baflompierre appelle les che-valiers de Cramai! ct de Grummont, en1621, ses anciens freres & amis ; les plusillustres guerriers des siécles préeédensleur eu avoient donné un exemple. DuGuesclin & Cliíson conclurent ensemble,en 1370, une fraternité d’armes, dont onpeut lire ie titre original rapporté par duGange, dans fa vingt-unieme dissertationà la fuite de Joinville. soyez Frater-nité d’armes.
Le christianisme avoit fondé l’usageentre les hommes dc lé traiter de freres ,la chevalerie le continua; ce n'étoit pasun titre d’amitié purement arbitraire, Scfans effet, on yjoignoit une espece deformalité, par laquelle on s’adoptoit mu-tuellement en cette qualité de frere , demême que nous voyons des adoptions depere & de tils, dont Baflompierre nousdonne un exemple entre lui Si le ducd’Offone.
Entre les cérémonies (['associations defreres d'armes , ou compagnons d'armes, fetrouve ['échange de leurs armes, de fortequ’ils fe les donnoient l'un à t’autre ; demême qu’on le volt de Glaucus & de Dio-mede dans Homere. L Rengagement réci-proque qu’on prenoit alors , consistoit à11e jamais abandonner son frere d’armes011 son compagnon d’armes, dans quelquepéril qu’il fe trouvât, à l'ai de r de foucorps & de son avoir jusqn’à la mort, &à soutenir même pour lui, dans certainscas, le gage rte bataille, s’il mourois avantque de l’avoir accompli. Voyez Gage debataille.
Le frere d’armes devoit être i'ennemides ennemis de fou compagnon , l’ami deses amis; tous deux dévoient partagerleurs biens préfens & à venir , & em-ployer leurs biens & leur vie à la déli-vrance l’un de l’autre, iuïfqu’ils étalent