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noircir le blanc plus tôt qu’il ne noiféí-íoit fans cela. II me semble qu’il résultede-Ià, que le blanc composé seulement(Tune chaux bien choisie, bien éteinte& gardée long-temps, est le meilleur detous. Cepandaut voici une seconde com-position de blanc qu’il ne faut pas passerfous silence , en recommandant atix ar-tistes qui auront occasion de peindre àfresque , de Faire des essais & de constaterles effets qui en résulteront, par des no-tes qu’ils rendront aisément publiquespar la voie des journeaux. Ce feroit ainsique par une convention générale quin’est pas encore assez établie, mais qn’onne peut trop recommander , les artsverroient perfectionner ou s’accroítreles moyens qui font nécessaires à leurssuccès.
Le blanc dont je veux parler, s’ap-pelle blanc de coquilles d'œufs. On rassem-ble une grande quantité de ces coquilles ,on les pile , on les nettoye en les faisantbouillir dans de l’eau avec un morceaurie chaux vive ; on les met dans la chauf-fe , & on les lave avec de l’eau de fontai-ne ; on recommence ensuite à les pilerpour en composer une poudre encore plusLue, qu’on fait tremper de nouveau juf-qu’à ce que l’eau avec laquelle on lavecette poudre soit si claire , qu elle n’aitaucune empreinte de mal-propreté. Lors-q, elle est à ce point, on se sert de lapierre & de !a mollette pour broyer cettepondre avec de l’eau commune autantqu’il est nécessaire , & l’on en forme depetits pains , qu’on laisse sécher au so-leil. II faut remarquer que fi ces coquesïestoient trop long-temps dans la mêmeeau, elles exhaleroient une odeur ex-trêmement fétide & insupportable, quel’on ne pourroif dissiper qu’en les faisantcuire dans un fourneau , après les avoir ]enfermées dans un vase de terre bien jInté.
Le cinmibre. Cette coulent qui a unéclat supérieur à presque toutes les au-tres couleurs, a des qualités absolumentcontraires à la chaux ; on pourroit ce-pendant la risquer dans des endroits ren-fermés , en usant des moyens que je vaisindiquer; pour la préparer de maniéréqu’elìe se soutienne plus long-tems. Pre-nez d u cinnabre pur, c’est-à-dire, quine soit point falsifié; rednisez-le en pou-dre 5 après l’avoir mis dans un vase de
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terre ', versez-y de cette eau qui bouil-lonne lorsqu’on éteint de la chaux vive;ayez foin que cette eau soit la pins clairequ’il fera possible; jettez-la ensuite enla versant doucement ; réitérez plusieursfois cette opération : le cinnabre ain(ìlave retiendra de i'eau de chaux une im-pression qu’il gardera long-temps. Ilfaut,comme je l’ai dit, observer de bien choi-sir le cinnabre, & de Tacheter plutôt enmorceaux qu'en poudre , parce que lesmarchands qui le p.ivérisent, le falsi-fient iouvent avec le minium.
Le vitriol brûlé. Le vitriol romaincuitau fourneau, ce qu’on appelle brûlé,& broyé ensuite ì l’esprit-de-vin , réussittrès-bien , employé fur la chaux ; il ré-sulte de cette préparation , un rouge quiapproche de celui que donne la laque:cette couleur est fur-tout très-propre àpréparer les endroits que Ton veut colo-rer de cinnabre ; & les draperies peintesde ees deux couleurs, pourront le dispu-ter à celles qui feront peintes à Thuileavec la laque fine.
La terre rouge. Cette couleur , ainsique toutes celles qui font formées avecdes terres , est très-bonne pour colorier àfresque. On s’en sert pour les carnations,pour les draperies, & c’est en général uneexcellente couleur.
L'ochre. L'ochra jaune, mis au feu &brûlé dans une boîte de fer, produit unrouge pâle. L’ochre brun, avec la mêmepréparation, devient jaune. Tous lesochres font d’excellentes couleurs.
Le jaune , que nous appelions jaune deNaples, on jaune clair, provient d’uneefpece de crasse qui fe forme & qui s’a-masse auprès des mines de soufre. II n’estpoint, à beaucoup près, aufiì solide queles ochres, dont on peut rendre les nuan-ces aussi claires qu’on voudra, en les mê-lant avec le blanc de chaux. Je ne croisdonc pas prudent de risquer le jaune deNaples, fur-toutau grand air.
Le verd de Vérone ; c’est une terreverte qu’on nomme aulsi verd de monta-gne : cette couleur est d'un très-bon usa-ge ; elle est d’autant plus précieuse, quepresque tons les verds qui font plus com-posés , font des couleurs auxquelies on nedoit avoir aucune confiance.
La tare d'ombre. Cette couleur brune& obscure devient plus belle, lorsqu'onTa fait calciner dans une boite de fer;