F R I
estsur le penchant d’une montagne rabo-teuse, arrosée par la Sane, à 7 lieues8. O. de Berne, 13 N. E. Lausanne ,14 S. O. deSoleure, 30 S. O. de Zurich.Zongit. L;, latit. 46. ( D. J. )
FRICANDEAUX, s. m. p!. Cuisine ;les cuisiniers appellent de ce nom duveau coupé par morceaux, fans os,lardé & assaisonné de différentes ma-niérés. II y a aussi des fricandeaux debœuf, qui font des morceaux de tranchelardés & assaisonnés.
FRICASSÉE, s. f. Cuisine ; viande oumets' cuit promptement dans une poêleon u u chauderon , & assaisonné avec dubeurre , de l’huiíe , ou de la graisse.
FRICENTI , en latin moderne Fri-centium, Gêog., petite ville épiscopale duroyaume de Naples en Italie, surleTri-palto; c’est l’ancienne Esclanum ,ville desHirpiensj ou plutôt elle est bâtie fur lesruines de cette ancienne ville. Long.33. 10. lat. 41. 4. (D. J.')
FRICHES, f. f. pi. Econom. ru fl. ,terres qui ne font point cultivées , & quipourroient l’être. On peut mesurer surl’étendue des friches dans un pays, lesprogrès de la mauvaise administration ,de la dépopulation, & du mépris del’agriculture.
FRICTION, f.k. Physique&mécb, test la même chose qu e frottement ; maisce dernier mot est plus usité ; le premierest presque absolument réservé à la mé-decine. Foyez Frottement physique,N Friction chirurgie.
Friction, Chirurgie; faction defrotter quelque partie du corps humain.La friction est au rang des exercices né-cessaires à la santé; c’est une des sixchoses non naturelles , L une espece decelles qui font comprises fous le nom demouvement. Les anciens en faisoient ungrand cas , & elle est fans doute trop né-gligée de nos jours. Les frictions seroientutiles aux personnes qui, à raison descirconstances particulières , ne peuventni marcher, ni courir, ni monter à che-val , ni jouer à la paume , en un mot,qui ne sont pas dans le cas de faire lesexercices convenables à leur santé.
Ambroise Faré , dans sou Introductionà la chirurgie , réduit toutes les efpeoes& différences des frictions , à trois ; sa-voir , la forte , la douce, & la modérée,qui tient le milieu entre ies deux autres :
F R I 407
dans la premiere, on frotte rudementles parties , soit avec la main , de la toileneuve , des éponges & autres choses : lavertu de cette forte de friction est deresserrer L de fortifier les parties quel’on y soumet. Si on la réitéré souvent ,& qu’on frotte assez long-temps à chaquefois , elle raréfie , évapore , résout , ex-ténue, & diminue la substance des par-ties. Elle fait révulsion , disent tes au-teurs^ détourne la fluxion des humeursd’une partie fur une autre. J’ai vu de*rhumatismes & autres douleurs fixes ,qu’aucun remede n’avoit soulagés, céderà ces frictions. Elles font très-efficacespour fortifier les parties fur lesquelles ilse fait habituellement des fluxions : parcette raison, elles font un moyen utiledans la cure préservatrice des sidatiques& autres maladies du genre goûteux &rhumatisant , fort sujettes à récidive.An reste, on conquit bien que le degréde force qui établit la différence des troisespeces de frictions, doit être relatif:car celles qui seroient modérées pourune personne très-robuste , pourroientêtre trop violentes pour \e% frictions lesplus fortes convenables à une personnedélicate. II faut aulsi avoir égard à sage& à la constitution naturelle des partiesplus ou moins tendres & sensibles.
Les plus grands maîtres ont conseillé,dans la cure de la léthargie, des frictionsfur l’occipital & le cou, dirigés de hauten bas. Elles doivent être d’autant plusfortes que l’assoupissement est plus pro-fond. Lancisi rapporte que les gens dnpeuple , que les remedes les plus violensn’avoient pu réveiller d’un assoupisse-ment apoplectique, ont été fur le-champrappellés à la vie par des fers rougesqu’on approcha de la plante de leurspieds. M. Winslow, dans fa thèse furles signes de la mort, dit qu’on peut ex-citer avec succès, dans ces cas, une sen-sation douloureuse avec l’eau bouillante,la cire ordinaire , ou la cire d’Espagnebrûlante, ou bien avec une meche allu-mée, furies mains, les bras, ou autresparties du corps. Mais les frictions très-fortes produirôntle même effet, & fontpréférables à beaucoup d’égards. On litdans les Ephémirtdes de Facudémie descurieux de la nature, qu’un médecin ayantsoupçonné qu’un homme qui étoit sanspouls & kans respiration n’étoit pas mort,