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des Hollandais , ou la balle neuve. On a or-donné qu’il ne se Feroit à Colchefter au-cune frise connue sous les noms de 54,60, 68,80, ou 100 ; mais que deux joursaprès les avoir fabriquées , on les appor-teroit à la halle des Hollandois, pour s’as-i'urer par l’examen qu’elles étoient bon-nes, & ce avant d’avoir été nettoyées nifoulées. II est défendu auflì aux foulonsde recevoir des frises qui n’ont pas étémarquées à la balle. Charniers.
Frise , Comm. , espece de ratine gros-sière qui n’est pas croisée: elle est faitede laine frisée d’un côté.
Frise , Comm. , toile forte & ferme,d’un bon usé, mais inférieure en finesseà 1 * toile de Hollande.
Frise, Menuiserie , panneau couchédans les lambris entre le panneau du haut& celui d’appui, mais toujours au-dessusde \ifrise du lambris d’appui. Voyez fl.d’architecture.
FRISE, Frijìu propria, Géog. , une desProvinces-Unies : elle est bornée à Testpar la riviere de Lauwers, qui la séparede la province de Groningue ; au sud, parl’Ovérissel ; à l’ouest, par le Zuyderiée ;& au nord , par la mer d’Allemagne.Cette province peut avoir douze lieuesdu sud au nord , & onze du couchant aulevant. Son terroir est fertile en bons pâ-turages , où l’on nourrit quantité debœufs & de chevaux de grande taille. LaFrise se divise en quatre parties, qui fontPOstergow, ou partie orientale ; le Wef-tergow, ou partie occidentale ; le Seven-"Wolden , ou les sept forêts, & les isles.Les villes de l’Ostergow font Leuwarde&Doreum; celles du Westergow, fontHarlingen, port de mer, Franeker, uni-versité; Bolswert,ville ancienne,Sneeck,Worcum, Hindelopen , Staveren : lepays de Seven-Wolden , ou des sept fo-rêts , n’est rempli que de bois & de maré-cages, &n’a pour ville.que Slooten. Lesisles font Ameland, Schelling & Schier-monickoog.
Cette province, après s’être jointe â laconfédération , choisit pour son stadhou-der , le prince d’Orange ; & cette chargeest depuis héréditaire dans fa famille.Pour ce qui regarde la Frise ancienne ,qui a eu diverses bornes , & qui a été di-visée différemment selon les révolutionsarrivées au peuple nommé Frìjìi par lesHumains, c’est un chaos impossible à dé-
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brouiller aujourd'hui.O11 peut cependantconsulter les savans qui l’ont entrepris ,comme Spener, Altingius, Kempius,Hamconius , & Winsemius. ( D. J. f
FRISER, v. act. Perruquier , c’estfaction de Faire prendre des boucles auxcheveux, soit sur la tète de l’hoinmc, soitdétachés de fa tête. Sur la tête de l’hom-me, on les peigne, on en saisit une por-tion par la pointe, on leur fait faire plu-sieurs tours fur enx-mêmes, ensorte quela boucle foi t eu-dessus; on enferme cetteboucle dans un papier coupé triangulai-rement , dont on rabat deux angles l’unfur l’autre, & qu’on fixe en le tordantpar le bout. Quand tous les cheveux fontainsi préparés, ce qu’on appelle mis enpapillotes, on a un fer plat fort chaud;ce fer a des branches comme une paire deciseaux ; ces branches font terminées au-delà du clou par deux plaques rondes.,fortes & épaisses ; on saisit la papiHotteentre ces plaques ; on la ferre fortement;Si faction de la chaleur fait prendre auxcheveux les tours ou la frisure qu’on leura donnés ; on les peigne derechef ; on lesoint (fessence ou de pommade; on lespoudre ; on dispose les boucles comme onle souhaite; on les poudre encore , & latête est frisée. Quant à la frisure des che-veux détachés de la tête, dont on fait oudes tours de cheveux ou des perruques,voyez Perruque.
Friser les sabords, Marine, c’estmettre une bande d'étoffe de laine autourdes sabords qu’on ne calfate pas , afind’empêcher que seau n’entre dans le vais-seau. (H)
Friser les étoffés de laine;cette opération s’exécute par le moyend’une machine.
Cette machine sert à velouter en quel-que sorte les étoffes de laine, dont ellecache le défaut, en formant dessus uneespece de grain , uniformément répandusur toute sa surface : on y frise cepen-dant de bonnes étoffes ; mais, pour f or-dinaire , celles qui font mauvaises ou mé-diocres , font soumises â cette prépara-tion , pour pouvoir les vendre avec plusd’avantage.
L’étoffe frisée est-elle bonne pour ga-rantir du froid ou de la pluie ì On pensequ’elle n’est bonne ni pour l’une ni pourl’autre chose.
Si l’on veut la faire valoir pour se ga-