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rantîr du Froid, il seroit nécessaire demettre la Frisure en-dedans, & non en-dehors. Si l’on veut Fe garantir de lapluie , le poil relevé n’en laisse pas per-dre une goutte. Quelle est donc ton uti-lité? Le goût bisarre des hommes les adéterminés à saisir avidement cette in-vention , dont tout le mérite ne consisteque dans la nouveauté.
La machine s. friser est composée d’unegrande cage de plusieurs píeces de boisde charpente : Fa longueur est telle queles draps les plus larges peuvent y passerlibrement : deux tables , dont l’une estmobile & l’autre dormante , Font tout lesecret de cette invention : la table immo-bile est un fort madrier de bois de chêned’environ six pouces d’épaisseur, forte-ment assemblé avec des sommiers qui tra-versent les faces latérales.
La table mobile est une forte planchede bois de chêne d’environ deux poucesd’épaisseur, enduite par - dessous d’unecouche de ciment d’afphalte d’ttn demi-pouce d’épaisseur, dans lequel on a mêlédes cailloux pilés & non pulvérisés ; ilfaut seulement qu’ils soient réduits à lagrosseur de la graine de chenevis. Ondresse la face du ciment qui doit porterfur l’étoffe , en Frottant la table ainsichargée fur une grande piece bien droite,fur laquelle on a répandu du grès en pou-dre , de même que l’on dégrossit les gla-ces- F . Verrerie.
Cette table s’applique fur l’étoffe quel’on a posée sur la premíere, contre la-quelle on la Fait presser au moyen de plu-sieurs étrésillons qui portent par leursextrémités supérieures contre une plan-che , & par leurs extrémités inférieuresfur la table mobile. La planche, contrelaquelle les bâtons ou étrésillons portentpar leur partie supérieure, porte elle-même contre trois planches clouées à lapartie inférieure du châssis qui sert decouronnement à la machine : ensorte queles deux tables font comprimées l’unecontre l’aiitre par la force élastique desplanches. On ferre plus ou moins les ta-bles l’nne contre l’autre , en introduisantdes ralles entre le pied des étrésillons &la table mobile.
Pour faire mouvoir cette table, il y alin arbre auque! le mouvement est com-niuniqué. au moyen d’une lanterne, parun manege ou une roue à Peau. Aux ex-
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trêmités de cet arbre , qui est horisontal,sont deux roues à couronne , garnies d’unnombre d’aluchons convenable pour fai-re tourner promptement les deux lanter-nes ; une de ces roues est en-dedans de lacage, & l’autre en-dehors; Sîleursalu-chons regardent du même côté , pour Fai-re tourner les deux lanternes du mêmesens : ces deux lanternes, auffi bien queles roues qui les conduisent , doiventavoir exactement les mêmes nombres.La tige de ses lanternes traverse par sapartie supérieure les sommiers qui sou-tiennent la table immobile. La partie in-férieure de la tige , qui est faite en pivot,entre dans une crapaudine de cuivreajustée fur un sommier placé parallèle-ment à une distance convenable , au-def-sous de celui qui soutient la table. Plusbas est encore un autre sommier soutenupar deux tasseaux , qui reçoit sur descoussinets les tourillons du grand arbre.La partie supérieure de la tige des lanter-nes , après avoir traversé la table immo-bile , est un peu coudée , ensorte que lecentre de ce tourillon décrit 1111 cercleautour de l’axe vrai de la lanterne; cequi fait décrire à chaque point de la tableun semblable cercle : ces cercles peuventavoir environ quatre lignes de diamètre.Par ce moyen ingénieux , chaque poin-te de caillou dont la table est parsemée,accroche plusieurs poils de l’étoffe qnrdoit avoir été chardonnée avant d’êtremise à la frise, & en forme mie petitehouppe; ce qui est ce qu’on se proposede faire. Par cette méchanique, ces houp-pes font d’autant plus également parse-mées fur l’étoffe , que la table mobile l’estde petites pointes de cailloux.
Pour retirer l’étosse d’entre les tablesoù elle est fortement serrée par les étré-sillons, on a un arbre cylindrique, placéà la partie moyenne & antérieure de lamachine, qui est revêtu de vieilles cor-des , dont 011 reserre seulement les basan-nés armées de leurs pointes ; on les atta-che fur la surface du rouleau, comme:elles étoient fur le fût de la carde, obser-vant que la pointe des crocs regarde lapartie vers laquell* elles marchent : Ismouvement est communiqué à cet arbrepar le moyen d’une ou plusieurs rouesqui font menées par une lanterne fixée ^l’extrêmité de l’arbre, à l’autre extrémi-té duquel est u* volant dont Pusage est