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Tome XV. FORE - GENU
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d’entretenir le mouvement & son égalitédans la machine, F. Volant.

Du rapport des -dents des roues & deslanternes, dépend la vitesse du rouleau ,qui tire à chaque révolution une lon-gueur d’étoffe égale à fa circonférence ,parle moyen des pointes dont il est armé,qui accrochent l’étoffe par son envers, Ll’amenent insensiblement toute entiere.L’étoffe est guidée à l’entrée & à la sortied’entre les tables, par deux bâtons très-polis. Un de ces bâtons conduit l’étoffeentre les tables, à mesure qu’elle s’avan-ce pour être frisée ; & l’autre bâton laguide , après qu’elle a été préparée ; en-sorte qu’elle entre & qu’elle sort pres-qu'horizontalement. Voyez la Descrip-tion des arts métiers, in-ùf. par M.Bertrand, tome VIL

Friser , Imprimerie. On exprimepar ce mot le mauvais effet d’une ligned’imprelsion qui paroît doublée fur elle-même. Ce défaut provient souvent de lafaqon dont un ouvrier gouverne sa pres-se , soit en négligeant de faire de légerschangemens dans l’ordre de ses partiesou de faire rétablir quelques-unes de cesmêmes parties qui se sont affaiblies parl’usage, ou enfin en travaillant noncha-lamment & avec inégalité de force & deprécision. Dans tous ces cas l’ouvrierjieut y remédier ; mais il ne le peut ja-mais , si le défaut provient de la mauvaiseconstruction d’une presse.

Friser, Plumajfer , c'est replier lesfranges de plumes fur elles-mêmes enforme de boucles de cheveux ; ce qui sefait en tirant la plume entre un couteau àfriser , & le doigt, ou toute autre chosequi a quelque consistance.

FRISELLES , f. f., Comm ., petitesétoffes moitié coton, qui se fabriquent enHollande. On les appelle aussi cotonnées.Voyez ce mot.

FRISOIR, f. m., c’est un des oiseletsdont se servent les fourbijseurs , arquebu-Jìers, armuriers, & autres ouvriers quitravaillent en ciselure, pour achever lesfigures qu’ils ont frappées avec les poin-qons qu ciselets gravés en creux, afi» d’enfortifier les traits L leur donner plus derelief. Diciionn. de Trévoux. Voyez DA-

MASQUINURE.

FRISOIR , Friseur d'étoffes , est uneespcce de table , de la même longueur& lvgeur que la table de la machine ;

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elle est percée comme elle à ses deuxextrémités , d’un trou recouvert d’unegrenouille, mais plus petit. Lefrisoir estgarni d’une forte de mastic ou composi-tion de sable, qui tord la laine des étof-fes, & est mu circulairement par le ferà friser. Voyez Description des arts S?métiers in-úf. par M. Bertrand , tomeVII.

FRISON, s. m., Marine , ce sont despots de terre ou de métal, dont on sesert sur quelques vaisseaux pour mettredes boissons. (Z)

Frison , Comm ., mesure des liqui-des dont on se sert en Normandie. Lefrison contient deux pots, qui font en-viron quatre pintes de Paris. Voy. Pin-te. Dict. de comm. & de Trév. ( G)

FRISQUETTE , f. f. , Imprimerie.Ce sont quatre bandes de fer, plates,légeres , assemblées & rivées à leurs ex-trémités, & formant la figure d’un châs-sis quarré long. A une des bandes de tra-verse font attachés deux couplets qui fontdestinés à être assemblés à deux pareilscouplets portés au haut du tympan : làs’attache la frisquette , en passant dansles couplets réunis, des brochettes desfer, que l’on ôte & que l’on remet àvolonté. On colle fur la frisquette un par-chemin, bu plusieurs feuilles de papiertrès-fort, & on découpe autant de pagesfur la frisquette , qu’il y en a à la forme.Le papier blanc posé sur le tympan , onabat la frisquette , & ensuite on fait pas-ser la feuille sous presse, d’où elle revientimprimée fans pouvoir être atteinte d’en-cre ailleurs qu’aux ouvertures des pagesdécoupées fur frisquette.

FRISSON, f. m., Méd., c’est un mou-vement convulsif très-prompt de la sur-face du corps , c’est-à-dire , des tégu-mens, qui fe fait à l’occasion d’un senti-ment de froid externe , causé par l’appli-cation subite d’un air, ou de tout autrecorps beaucoup plus froid que l’air donton étoit environné dans l’instant précé-dent , ou par un embarras de la circula-tion du sang dans les vaisseaux cutanés ,en conséquence duquel embarras la cha-leur de la peau est considérablement di-minuée , & les nerfs qui en font affectésde la même maniéré, portent à l’amelamême impression que le froid étoit decause externe, absolument étrangère aucorps.

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