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rosit diminuer le mouvement intestin desparties du corps , si, comme le préten-dent quelques philosophes , un certainmouvement déterminé constitue la cha-leur. C’eft en agissant de la forte que lessels communiquent, eu se sondant, unnouveau degré de froid à la neige ouà la glace pilée. Mais outre qu’il n’eítpas prouvé que les corpuscules salins oud’autres particules de cette espece se trou-vent toujours par-tout où il y a diminu-tion de chaleur, il est certain d’aiileursque çes fortes de particules ne font pointfrigorifiques dans le sens qu’on attachecommunément à ce terme. Les Gassen-distes & ceux qui pensent comme euxà cet égard , désignent par-là des partiesqui non-seulement chassent le feu descorps, mais qui de plus exercent uneaction particulière fur les organes de nossens, cn se repliant autourdesfilamensde la peau, en les serrant & les tirail-lant ; ce qui cause ce sentiment vif & pi-quant que nous appelions froid. Orl’existence de ces sortes de parties n’estconstatée, comme je l’ai déjà dit, paraucun phénomène. Voyez ce qu’on diraei-après du froid artificiel.
L s froid »'étant qu’une chaleur affai-blie, le plus grand degré de refroidisse-ment d’un corps est la privation de toutechaleur. Un corps refroidi à ce degréîeroìt froid absolument & à tous égards ;ainsi on a raison de donner à cette ex-tinction totale de chaleur le nom de froidabsolu. II y a apparence qu’tin tel froidn’existe point dans la nature. La chaleurtend toujours à se répandre par-tout uni-formément. Ainsi , nul corps n’est pro-bablement exempt de toute chaleur.
En voilà assez fur la nature du froid:il est teins de parler des causes qui peu-vent opérer le refroidissement des corps,ou, ce qui est le même, diminuer leurchaleur. Ces causes font en grand nom-bre ; les unes purement naturelles , agis-sent d’elles-mêmes en certaines circons-tances; les autres, pour produire leureffet, attendent que l’artou l’industriehumaine les mette en action : de là la di-vision du froid en naturel & artificiel.
Du froid naturel. Le froid naturel ,comme nous venons de le dire, doit fanaissance à des causes purement naturel-le , à des agens que l’art des hommesn’a point excités, mais qui obéissent sim-
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plement aux loix générales de l’nnivers.Tel est le froid qui se fait sentir en hiverdans nos climats ; tel est celui qu’éprou-vent les habitans des zones glacialespendant la plus grande partie de Tannée*
C’est dans Taìr de notre athmoí'phereque \e froid dont il est question, s’ex-cíte le pins promptement ; les antrescorps placés, fur la superficie de notreglobe , reqoivent les mêmes impressions;ce froid pénétré enfin dans Tintérieurde la terre, jnfqu’à une profondeur quiexoede rarement 90 ou 100 pieds.
Tout ceci ne suppose qu’une chaleursimplement diminuée. Or une grandepartie de la chaleur des corps terrestresvenant de faction que le soleil exerce sureux , î! est évident que tout ce qui affoi-lrlit cette action doit par-la même contri-buer au froid.
On a vu au mot ChalêUB. quellesfont les causes générales du chaud cnété, & du froid en hiver : c'est pourquoinous y renvoyons.
Les causes particulières & accidentel-les dn froid , en se mêlant avec la causegénérale, empêchent qu’on ne puisse re-connoître ce qui appartient précisémentà celle-ci. Ces causes accidentelles fontde plusieurs sortes. Celles qu’on a raisonde regarder comme les principales, sontla situation particulière des lieux , lanature du terrein, l’élévation ou la sup-pression de certaines vapeurs ou exhalai-sons , les vents.
Plusieurs pays font par leur situationparticulière beaucoup plus froids queleur latitude ne semble le comporter.En général plus le terrein d’un pays estélevé, pins le froid qu’on y éprouve estconsidérable. C’eft une chose constantequ’à toutes les latitudes & sous Téqua-teur méme la chaleur diminue, & le froidaugmente, à mesure qu’011 «'éloigne dela surface de la terre ; de là vient qu’auPérou , dans le centre tnème de la zonetorride, les sommets de certaines mon-tagnes sont couverts de neiges & deglaces quel’ardeur du soleil ne fond ja-mais. La rareté de l’aîr toujours plusgrande dans les couches plus élevées denotre athmosphere, paroîtêtre la princi-pale cause de ce phénomène. Un air plusrare & plus subtil étant plus diaphane ,doit recevoir moins de chaleur par fac-tion immédiate du soleil. En effet, quel-