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Tome XV. FORE - GENU
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nitre, employé précisément de la mêmefaçon.

Ën général toutes les liqueurs , soitsoldes, soit spiritueuses, refroidissent tuglace en la fondant ; les liqueurs alcali-nes volatiles , telles que l’eiprit de selammoniac , ou l’esprit d’urine, font le 1même effet. Les huiles fondent bien laglace, mais comme elles ne fe mêlentpoint avec seau qui lui succédé, ellesne donnent aucun nouveau/fcid. M. deRéaumur, dans le mémoire déjà cité. M.Muffchenbroek , Tentamina expérimen -torum naturalium, &c.

4°. Certaines dissolutions chymiquesaccompagnées d’effervescence , c’est-à-dire , où les matières bouillonnent & fegonflent, & même avec bruit, font ce-pendant froides , & font descendre lethermomètre qui y est plongé. C’elt cequ’on éprouve quand on mêle des alkalisvolatils avec différentes liqueurs acides ,par exetvplc le sel volatil d’urine avec levinaigre distillé ; le sel ammoniac étantjeté dans l’csprit de nitre ou dans deJ'huile de vitriol, fait aulîì avec chacunede ces deux liqueurs uue effervescencefroide très-coníidérable.

Du mélange du sel ammoniac & del’huìle de vitriol, il en fort pendant l’ef-fervesceuce des vapeurs chaudes. Si ,par exemple, on projette fui trois drag-mes d huile de vitriol deux dragmes desel ammoniac, il s’en exhalera une fu-mée qui fera monter nn thermomètreplacé immédiatement au-deffus d’elle ,d’environ quatre degrés & demi de la di-vision de M. de Réaumur ; tandis qu’unantre thermomètre placé dans le mélan-ge, baissera de plus de cinq degrés. M.Muffchenbroek ayant fait cette mêmeexpérience dans levttide, le résultat enS été différent ; les vapeurs fe font éle-vées comme auparavant; mais elles n’ontfait aucune impression sensible sur lethermomètre exposé à leur action ; appa-remment la chaleur de ces vapeurs s’auç-tnente beaucoup par faction & la réac-tion de l’air. A f égard du thermomètreplongé dans le mélange, il baisse égale-ment & dans l'air subtil & dans l’air gros-sier. M. Geoffroy, Métrs. de i’ac, des scien-ces , ann. 1700, p. 110 & suiv. M. MuEs-ïhenbroek , Ten t aminci experiment. net-

tural, &c. V. Dissolution, Mens-tr&UE ,ËEEX&VE&eXN-CS.

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Quand on plonge une bouteille pleined’eau dans un mélange de sel Se de glacepilée, l’eau contenue dans la bouteillene fe refroidit & ne fe glace que parcsqu'étant plus chaude que le mélange quilui est en quelque maniéré contigu , ellelui communique lelon la loi géncrale unepartie de fa chaleur. II n’en est pas demême des substances qui, mêlées intime-ment , font naître 1 1 froid artificiel ; el-les ont le plus souvent le même degré detempérature ; quelquefois même uncorps se r, Froidit en s’unisfantà un au-tre corps moins froid que lui j du sel,par exemple , moins froid de plusieursdegrés que de la glace, ne laisse pas de Urefroidir. La loi générale de la propaga-tion de la chaleur , paroit être ici vio-lée j maison doit remarquer que cetteloi ne s’obferve que dans les corps sim-plement appliqués, & qui n'agiffent l’unfur i’autre que par leurs surfaces. Quanddeux substances s’uniffent par voie dedissolution, d’autres loix fe rendent sen-sibles par d’autres effets. Cet article estde M. de Ratte , fecretaire perpétuel de laS. R. des sciences de Montpellier , mem-bre de l'inftitut de Bologne &del’acadé-mie de Cortone.

FftoiD , Chymìe. Les chymistes pren-nent ce mot dans deux acceptions diffé-rentes.

Premièrement, pour la présence, fac-tion positive & réelle d’uue chaleur fai-ble , de celle que notre athmofphere em-prunte des rayons réfléchis du soleil, ou,ce qui est la même chose, pour la cha-leur naturelle de sombre, dans toutesles faisons de saunée. C’est ainsi qu’ilsdisent d’une dissolution faite à sombre,L fans le secours d’un feu artificielqu’elle est faite à froid } d’une certaineapplication de seau chaude comme l’ath-mofphere qui fenvironne , que c’eíìune macération ou infusion h froid ; d’u-ne lessive saline placée pour crystalliferloin de tout feu artificiel & à fabri desrayons directs du soleil, qu’elle est miseou gardée au froid , ou bien dans un lieufroid ou frais.

Les variétés des faisons ou les diver-ses températures des lieux plus ou moinsbas L profonds, ou ombragés par f in-terposition des corps plus ou moins den-ses, fournissent les différens degrés d**e froid chymiquê faus lequel en opère