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peuvent osciller, se dilater, augmenterde diamètre, se resserrer, s’alonger , &se raccourcir ; éprouver alternativemento-es différens changemens fans discnnti-nuité , pendant toute la vie , sans se frot-ter cntr’enx, fans se toucher pendantleur dilatation , par un plus grand nom-bre de points qu’ils ne faifoient pendantleur contraction : ee qui elt sur-tout biensensible à l’égard de l’esprce de vaisseauxqu’on sait être susceptibles d’une pulsa-tion marquée, continuellement renou-velles , tant que la vie dure. Ces chan-gemens de continuité plus ou moins éten-due , ne peuvent pas se faire sans qu’ilse fasse aulfi en même temps une cspeced’attrition entre les parties élémentairesdes fibres qui composent les vaisseaux,& le frottement étant aulfi répété, aussifort que simpulfion des humeurs dansleurs vaisseaux , il ne peut que s’ensuivretin développement, une plus grande ac-tion des particules ignées distribuéesentre ces fibres, entre ces parties élé-mentaires , d’où doit être engendré unevéritable chaleur dans le corps qui en«st composé. Voyez les Etêmens de cby-ttiie de Boerhaave, part. II, expér. io,eoroll. ;.
II y a donc lieu de penser que le mou-vement des vaisseaux entre eux, l’oscil-lation de leurs fibres, le frottement desmuscles les uns contre les autres , lorf-qn’ils font mis en action dans les exerci-ces & les travaux du corps , peuvent con-tribuer à la production de la chaleur ani-male ,- & par conséquent que ces différen-tes sortes de mouvemens servent par cet-te raison à combattre , à empêcher leseffets du froid , à proportion qu’ils foutplus considérables; fis ‘vice versa.
II n'est pas moins vraisemblable que lemouvement des fluides, sur-tout le chocdes globules sanguins entre eux , leurbroiement en tout feus par la contractiondes vaisseaux, par la force impulsive,par la pression contre les extrémités ré-sistantes , ont auísi part à ce phénomène.Cela se confirme par ce que rapporte ledoct. Martine, dans son Traité de lachai. anim. au sujet de l’eau même , qu T iiassure avoir échauffée par le feu! mouve-ment, par la seule agitation. Cela paroîtaussi par ce qu’a observé Albinus à l’é-gard du lait, qui acquiert une clraleiirsensible par ia seule attritìon nécessaire
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pour le convertir en beurre; ee qui n’estpas ignoré des gens même qui le font :observation fort relative à ce dont il s’a-git, à cause de l'analogie que l’on faitêtre entre le lait & le sang, qui sont com-posés l’un & l’autre d’un grand nombre deglobules huileux fiottans dans un véhicu-le aqueux ; & entre la manière dont fontpréparés, battus, l’un & l’autre de cesfluides, pour que le lait soit changé enbeurre & le chyle en sang. De ce quele lait est susceptible d'être échauffé parle seul mouvement, on peut même en in-férer, à l’égard du sang, que tout étantégal, l’effet doit être plus grand , à pro-portion de la densité des globules de ce-lui-ci fur les globules de celui-là.
Ainsi l’on peut conclure de cette der-niere assertion , que la différence du sangdans les différens sujets , contribue beau-coup à la différence que l’on observe dansla chaleur naturelle,& le plus ou le motn sde disposition à recevoir les impressionsdu chaud & du froid , à l’égard de cha-que individu , respectivement au tem-pérament dont il est doué, c’est à-dire,selon que la masse de ses humeurs abon-de plus ou moins en globules rouges , &que ces globules font plus ou moins den-ses, plus ou moins élastiques. C’est fansdoute par cette considération , que fau-teur du livre/nr le cœur , que l’on trouveparmi les œuvres d’Hippocrate, dit encomparant le sang aux autres humeurs ,qu'il tt'eft pas chaud de fa nature , mats sus-ceptible de s'échaujscr , apparemment àcause de fa consistance : ce qui paroît eneffet devoir réellement concourir avecla disposition des solides , pour la pro-duction plus ou moins Facile, plus oumoins constante, de la chaleur animale,qui augmente & diminue avec Caugmen-tation & la diminution (faction dans lesvaisseaux, & d’agitatíon dans les hu-meurs. Cela rend raison de l’intempériefroide qui domine dans les personnesd’un tempérament pituiteux , dans leshydropiques, dans les chlorotiques , enun mot dans tous ceux dont le sang estmal travaillé, manque de condensation ,ou dont les globules rouges bien condi-tionnés ne font pas en suffisante quantité,comme après les grandes hémorrbagics.Cela sert auísi à fexplication du dé-faut de chaleur propre dans la plupartdes poissons, & dans tous les animaux,