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Tome XV. FORE - GENU
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dont les solides relâchés , les humeursaqueuses, ne font susceptibles entr’elles& les solides, que de frottemeiis, de chocstrès-foibles; d’où résulte sl peu de chaleurqu’clle est emportée par le milieu am-biant , à mesure qu’eiie est produite.D’ou s’ensuit que ces animaux ne peu-vent acquérir aucun degré de chaleur su-périeur à celle de ce milieu , & que leurtempérature éprouve toutes les varia-tions de celle des corps inanimés.

Toutes ces différentes puissances mé-chaniques qui viennent d'être proposées,d’après la plupart des physiologistes mo-dernes, comme propres à concourir à lagénération de la chaleur propre aux ani-maux , & à la production , par la raisondes contraires , de tous les phénomènesdu froid que les animaux sont suscepti-bles de ressentir, & dont ils éprouventîes effets les plus importans, particuliè-rement pour le maintien de l’uniformitéde cette chaleur , paroissent exister dansì’economie animale , dune maniéré siprouvée , qu’il est impossible de le per-suader, avec le docteur Donglas, qu’el-les doivent être rejetées , en faveur deson système ; d'autant plus qu’elles nefont point incompatibles avec lui, ainsiqu'on vient de tâches de rétablir} &qu’au contraire elles font comme des ac-cessoires qui servent à l’étayer & à le sou-tenir contre les objections qui pourroientle renveîser entièrement, fi elles n’é-toient pas de nature à fournir des moyensde défense tirés de l’adresse méme aveclaquelle l’attaque a été formée. II est vraique ce système perd par-là l’avantage dela simplicité, & qu’il semble par consé-quent n’êtreplus conforme aux vues dela nature, qui opéré en général avec lemoins de dépense possible : mais elle nepeut en user ainsi, que pour des effetsnon compliqués. II lui faut des causesmultipliées, là où les besoins font es-sentiellement distingués & différens ,quoique relativement nu même objet.Les diverses combinaisons qui en déri-vent, exigent autant de caisses différen-tes, qui, prises séparément, sont austìsimples les unes que les autres, pareequ’elles ont chacune leur destination par-ticulière , par rapport aux circonstancesvariées qui les mettent en œuvre.

II résulte donc de tout ce qui a été ditdans cet article, que par une admirable

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disposition dans réconomie animale ,c'est à la diminution de la chaleur dansl’atbmolphcre , c’est-à-dire , an froid mé-me , qu’il semble démontré que l’on doitattribuer principalement i’entrctien deseffets du feu , à !'égard des animauxchauds, à un degré à peu près uniformedans l’état de santé , & proportionné enraison inverse , précisément à celui de^augmentation du froid; pourvu cepen-dant que les efforts des organes vitauxpour conserver la fluidité, le mouve-ment, le cours des humeurs , soient tou-jours supérieurs sus résistances causéespar la constriction des solides, par le res-serrement des vaiffeaux: effets constansdu froid , auxquels >1 est attaché, en don-nant occasion à de plus grands frottemententre toutes les parties du corps animal,tant solides que fluides, mais sur-toutentre les globules sanguins & les paroisdes vaisseaux capillaires, d’exeiter l'ac-tion des particules ignées dans l’intérieurde ce corps, à proportion qu’elle dimi-nue au-dehors.

Ce sont donc les mouvement aSfolu-ment nécessaires pour la conservation dela vie saine dans les animaux, qu’il fautregarder comme les antagonistes du froid;puisque tout étant égal & bien disposé,la chaleur augmente constamment à me-sure qu’ils augmenteront de force L devitesse, & qu’elle diminue de même avecla diminution de ces inouvemens, pareeque le frottement qu’ils occasionnent,augmente & diminue avec eux. Ainsi,dans tous les cas où ils ne font pas suffi-sons, soit par l’excès du froid dans lemilieu ambiant, soit par le vice particu-lier des solides , ou par celui des fluides ,pour entretenir la chaleur animale dansso latitude ordinaire ; chaleur qui doitpar conséquent toujours excéder celle del’athmosphere méme dans les plus gran-des chaleurs de l’été : l’animal dans le-quel ce défaut de chaleur naturelle alieu, éprouve le sentiment & les autreseffets du froid dans toutes les parties deson Corps , si ce défaut y est général ; oudans quelques-uns feulement, fi ce dé-faut n’eft que particulier. Dans l’un Sidans l'autre cas, \e froid ne peut ainsi fefaire sentir pendant un tems considéra-ble, fans devenir une cause de désordredans l’économie animale, (d)

Froid , Patbolog. Il fuit de ce qui