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vient d’ètre établi à la fin de Particlc pré-cédent, que le froid considéré entantqu’il produise ses effets dans le corps desanimaux chauds, dans le corps humain ,peut être lui - même produit par des cau-ses externes & par des causes internes ,par rapport à l’individu qui le souífre.
La principale cause externe de c e froidanimal e sb ! e froid, de l’athmosphere. Lepremier degré de celui - ci, relativementà ses effets physiques les plus suscepti-bles , hors de nous, de tomber fous lessens, est marqué par la diminution deFaction du feu à l’égard de l’ean , au pointoù elle cesse d’être fluide , où elle devienttrn vrai solide , qui est la glace : mais cechangement, qui est la congélation , nele Fait encore à ce degré de froid , quedans de très - petites masses d’eau. Il esttoujours plus considérable , à mesure quele froid augmente; & dans les climatstempérés, cette augmentation se fait jus-qu’à la moitié du nombre des degrés dontaugmente faction du feu dans Pathmos-phet£, par - dessus le degré de la congéla-tions pour Former la plus grande chaleurdont ces climats-ci lbnt susceptibles: en-forte que comme le plus grand hiver dece ftecle y fit descendre le mercure duthermomètre de Fahrenheit environ à zrdegrés au-dessous de zéro, c’est-à-dire,du point où commence la congélation ,les plus grandes chaleurs font fait mon-ter à environ 98: ce qui fait une augmen-tation de deux tiers pardessus le point dela congélation.Ainsi le degré moyen entrele plus grand chaud & lejplus grand froiddans l’athmosphere, est celui de la tem-pérature qui a été observée dans les cavesde f Observatoire de Paris; ce degré estfixe à 10 au-dessus du point de la congé-lation. Selon la division du thermomètrede M. de Réaumur, c’est le point moyendes variations de cette température, dontla latitude , selon le thermomètre de Fah-renheit, s’étend du quarante-cinquiemcdegré, 011 environ , au cinquante - cin-quième. Ainsi, au degré moyen de cettelatitude, l’ean est également éloignéed’être convertie en glace , & de devenirtiede. Tant que la chaleur de Pathmos-phere n’est pas diminuée jusqu’» ce degrémoyen , quoiqu’elle soit toujours moinsconsidérable que celle qui est ordinaireau corps humain dans l’état de fauté ; sila première diminue insensiblement jus-
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qu à ce degré, on ne s’en apperqoìt pasbeaucoup; 011 n’est pas fort incommodéde cette diminution dans faction du feude Fathmofphere ; diminution à laquelleil est cependant attaché de produire leseffets du froid , d’en exciter la sensation,Comme étant la disposition physique qniest la principale cause externe du froidanimal. Cette cause opérant à proportionde son intensité, !a sensation qui en ré-sulte n’est pas bien forte, tant que 1 e froiddu milieu n’est pas parvenu an degré dela température dont on vient de parler ;d’autant que la chaleur propre à fanimalaugmente à proportion qu’il en reqoitmoins de ce milieu : & cette augmenta-tion se fait en raison de celle du resserre-ment que ce froid cause dans la surfacedu corps. Mais plus le froid approche dudegré de la congélation , plus ce resserre-ment devient considérable ; il va toujoursen augmentant avec ìt froid, an pointqu’il ralentit le cours des humeurs, soitpar la trop grande résistance qu’il causeainsi dans les solides, soit par la conden-sation des fluides, qui leur fait perdreleur fluidité dans les portions où est opé-rée cette condensation ; effets qui dimi-nuent par conséquent l’activité du frot-tement & la génération de la chaleur,qui dépend de cette activité: d’où s’ensuitun double obstacle à l’iinpulsion des flui-des dans les parties affectées du froid ;duquel obstacle établi fur une forte d’im-preision fur les nerfs, qui a la propriété,étant transmise à l’ame, de faire naîtrela sensation désagréable du froid animal,ainsi qu’il a été dit dans l'article précé-dent. Cette sensation devient forte deplus en plus , à proportion que le froidexterne, & conséquemment le reflerre-ment des vaisseaux capillaires, le ralen-tissement des humeurs , augmentent &s’étendent davantage de la circonférencevers le centre: ce qui arrive surtout sil’on est constamment exposé à Pair libre;si fathmofphere qu’il forme autour ducorps est continuellement renouvelle parle vent : enforte que l’air ambiant ne res-tant point assez appliqué ail corps animal,pour le faire participer à la chaleur qu’ilen tire,ne fait quelnicn enlever fans cesse,& ne lui communique qne son froid ac-tuel, qui pénétré dans fa substance , opéréune véritable constriction dans sesffolides,dispose à ia coagulation des fluides. D’où