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la Fraîcheur île l’air , lorsque l’occasions’en présentoit. II le détermina doncbientôt à sacrifier a u besoin qu’il avoirde se défendre du froid, les bêtes , aux-quelles il crut voir les couvertures lesplus convenables qu’il pût convenir à£on usage, 11 n’eut pas à balancer pourle choix ; les animaux dont les fourruresfont les plus fournies, dûrent avoir toutde fuite la préférence : c’est là vraisem-blablement-le-premier motif qui a portéles hommes à égorger les animaux. Uspouvoient sien passer à l’égard de la nour-riture, les fruits pouvoient leur suffire;mais it ne se présentoit rien d'auffi pro-pre à les couvrir, & qui demandât moinsde préparation , que la peau garnie depoil , dont-la .nature avoit couvert ungrand nombre d’animaux de différentesgrandeurs.
£’art ajouta ensuite beaucoup à ce vê-tement simpie, pour le rendre plus com-mode. 11 ne servit d’abord qu’à envelop-per le tronc ; on ne parvint pas fi-tót àtrouver le moyen de couvrir les extrémi-tés séparément. Tout ce qu’on fepropofad’abord en cherchant à le perfectionner,fut d’en rendre l’application plus intimefur les parties que l’on en convroit, &d’empêcher qu >1 ne restât des issues àPair pour pénétrer jufqu’à la peau. Ons’apperqitt bientôt que plus la substancedu vêtement est compacte , plus elle ga-rantit Au froid : la chaleur du corps ani-mal , se répandant autour de lui, échauffece qui l’environne jusqu’à une certainedistance : ainsi Pair ambiant participe àcette chaleur , d’autant plus qu’il est ap-pliqué plus long-temps à ce corps chaudfans être renouvellé , & il lui rend decette chaleur empruntée à proportion dece qu’ss en a reqn. Mais comme les corpseh général retiennent & communiquentplus de chaleur selon qu’ils font plusdenses, l’air étant de tous les corps celuiqui a le moins de densité , ne peut doncretenir êi communiquer que très-peu dela chaleur qu’il a reçue de notre corps :ç’eft donc en fixant davantage cette cha-leur exhàlée hors de nous , & en nous latendant pour ainsi dire réversible, queles vêtemens nous servent d autant plusqu’ils font plus compactes & plus exac-tement appliqués à la surface de notrecorps : de maniéré qu’ils empêchent leContact 4e ì'sir, qui est plus propre à eíi-
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lever de la chaleur animale, qu’à en ren-»dre la dissipation profitable , & qu’ils ab-sorbent eux-mêmes en bonne partie cequi s'échappe ainsi continuellement decette chaleur , pour la réfléchir fur lscorps qui l’a produite, pour contribuerpar-là à empêcher les effets du froid furla surface du corps , & s’opposer au tropgrand resserrement des vaisseaux capil-laires cutanés, à la trop grande conden-sation des humeurs qui y font contenues :d’où suivroit la disposition contre natu-re , à laquelle est attachée la sensation dufroid.
Ainsi c’est par le moyen des habits quel’on conserve la chaleur des parties quien font couvertes, que l’on garantit cesparties des effets du froid externe ; c’est:aussi l’inconvénient de cette précautionqni les rend plus sensibles, tandis que 1»visage, les mains oïl toute autre partiequi est exposée au contact immédiat del’air , peuvent être très-froides en com-paraison de celles-là , fans qu’il en ré-sulte une sensation auisi désagréable; abajsuetis non fit jmjjîo. Le plus souvent lespremieres ne deviennent/rordes que parla communication sympathique dont il nété traité ci-devant, & non pas par ''im-pression immédiate du froid externe quipénétré difficilement lorsqu’on est bienvêtu , lorsque les habits font d’un tissuferré & qu’ils enveloppent le corps bienexactement. J ls rendent au corps !a cha-leur dont ils font imbus, & qu’ils retien-nent d’autant plus qu’iis y participent,qu’elle leur est communiquée fans inter-ruption ; à mesure par conséquent qu’el-le s’engendre & qu’elle fe dissipe. Ainsile resserrement causé par le froid n’est ja-mais si considérable dans les parties cou-vertes; il s’y engendre doue moins dechaleur animale à proportion , que dans. celles où il y a pins d’effets du froid ,telles que le visage , qne l’on n’habillejamais ; celles-là conservent leur chaleurpar le moyen des corps chauds qui leurfont continuellement appliqués ; celles-ci en engendrent davantage, à propor-tion qu’clles en perdent davantage ; ouelles se refroidissent lorsque le resserre-ment des capillaires y est si Fort qu’il em-pêche le mouvement des humeurs, L parconséquent la génération de la chaleuranimale. Ôn peut encore dire à l’égardde l’esset des habits, «o tant qu’ils fer-