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Tome XV. FORE - GENU
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Vent à ia conserver, qu’iîsy contribuentpeut-être auííi un peu par leur poids, ence qu’iís compriment la surface iiu corps,& qu'en resserrant ainsi les vaisseaux, ilsfavorisent le frottement des humeurscontre leurs parois, auquel est attaché dereproduire la chaleur. II est certain quedes couvertures pelantes contribuent au-tant à défendre Ab froid, que des cou-vertures d’nn tissu bien dense ; mais cel-les-là produisent cet effet d’nne maniérétrès-incommode.

Ce n’eit pas encore le tout d’être biencouvert, bien vêtu, pour se garantir dufroid externeil faut de plus que , com-me on lé propose par le moyen des ha-bits d’empêcher la dissipation immédiatede la chaleur animale, on empêche auíîil’enlevement de celle qui est communi-quée aux habits ou autres différentes cou-vertures. Ail moins est il besoin de s’op-poser par des moyens convenables à cequ’ils ne perdent pas 'absolument toutecelle qu'ils reqoivent ; ce qui arrive lors-que Pair amhiantserenouvelle continuel-lement par l'agitation ou par l’effet duvent. On ne peut empêcher cette dissipa-tion de la chaleur réfléchie des vêtemens,qu’en se tenant dans un lieu bien ferme ;en rendant, autant qu’il est possible, Paircomme immobile autour de foi par lesparavents , les rideaux , les alcotves, &c.ce qui procure alors une athmosplieretoujours chaude, parce qu'on réchauffesoi-même, & que l’on se fait de cette ma-niéré , pour ainsi dire , un poêle naturel,dent le foyer de la chaleur animale est lui-même le fourneau. On se procure encoreplus sûrement cette atmosphère chaudepar le moyen des poêles proprement ditsj/ypocaa/so] deschambres écliaufféesavecles différentes maiiierescombullibles donton Forme & on entretient le feu domesti-que. 1! n’est pas hors de propos d’obler-ver ici que cette chaleur artificielle nedoit jamais être assez considérable pourFaire monter le thermomètre a u-dessus desoixante degrés du thermomètre de Fah-renheit , parce qu’étant jointe à celle quenous engendrons en tems de froid, qui estbeaucoup plus considérable qu’en temschaud, elle seroit excessive , & relâche-rait trop vîte 1’habitude du corps. Bail-leurs, quoique la chaleur de l’été élevesouvent le thermomètre bien au-dessusdu ferme qui vient d’être indiqué pour

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les poêles, il y a cette différence, qu’nnne reste pas en cette saison dans un lieuFermé, dont l’air ne soit pas renouvelle.C’est le renouvellement de l’air nuque'on s’expose tant qu’on peut pendant leschaleurs de l’été, qui contribue le plusà les rendre supportables , attendu quel’air n’v participe jamais à un degré su-périeur, & même égal à celui de la cha-leur animale dans ce tems là. Par consé-quent l’air agité , le changement d’ath-mosphere propre, ou du fluide qni la for-me , enlèvent continuellement de cettechaleur,qui n’est pas alors bien plus con-sidérable que celle de l’athmosplicre engénéral , parce qu’il s’en engendre d’ati-rant moins en nous, comme il a été éta-bli dans l’article précédent, que Pair estplus échauffé & communique davantagede fa chaleur à notre corps.

Tous les moyens que nous employonspour nous garantir ou pour nous délivrerdes effets du froid externe, tendent donctous à opérer les mêmes changemens etlnous & autour de nous , qui se font patle passage de l’hivcr à Tété. Nous échauf-fons l’air qui nous environne , les corpsqui nous enveloppent, & par-là mêmeia surface de notre corps médiatementou immédiatement ; ainsi nous ne faisonsautre chose qu’empécher ou faire cesserle trop grand resserrement de nos soli-des , la constriction de nos vaisseaux ca-pillaires , i'ur-tout de ceux de Ia peau ,qui font le plus exposés; la condensationexcessive de nos humeurs , leur dispo-sition à une coagulation prochaine , quisont constamment les effets d’nn tropgrand/rosii, bien marqués pnr tous lessymptômes qui s’ensuivent, dont la cau-se leur a été attribuée ci-devant à justetitre , & par les douleurs que l’on ressenten réchauffant des parties bien froides idouleurs qui ne font produites que paiesque ie relâchement causé par la chaleurdans les solides, favorise le mouvementprogressif, le frottement des humeurspresque coagulés, qni roulent durement,pour ainsi dire , dans les vaisseaux quiles contiennent, & causent conséquem-ment de Tirritation dans leurs tuniques,ensorte que cette sensation désagréabledure jusqu’à ce que la chaleur extérieureait ramolli , dissous ces humeurs en lespénétrant , & leur ait rendu leur fluiditénaturelle j les frictions sor les parties »f-Ff S