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& les bons laboureurs vont l’acheter squelque distance, parce que le bled, com-me beaucoup d’autres plantes, dégénéréflou le laide dans la même terre. Onlef-íivecette semence dans une eau de chaux;quelques laboureurs y ajoutentavec suc-cès tle l’eau putréfiée avec leur fumier;& il v a encore d’autres préparations plusavantageuses, V. Nielle.
Dans les environs de Paris , on semeordinairement un septier de bled, pe-sant deux cents cinquante livres, dansnu arpent à vingt pieds par perche :mais il elt certain qu’un tiers de moinsest suffisant dans une terre bien préparéepar les labours & par l’engrais : ou pour-roit même avec succès en mettre encoremoins.
Le froment semé un peu clair, estmoins sujet à verser ; la paille en est plusforte, les épis font plus longs &p’usgros, & la récolté cn grain n’en est queplus abondante.
Lorsque la terre n’est ni secbe ni Froi-de , le bled leve au bout de quinze jours:après cela , si un reste de chaleur Favoriseencore la végétation , ses racines déten-dent dans l'intérieur de la terre ; pln-sienrs tiges se préparent, & la pampe s’é-tale. Pendant í’hiver , la plante reste or-dinairement dans un état d’inaction ; &elle prend souvent une couleur un peujaune , lorsque la terre devient trop hu-mide. Au printems , le premier air douxla fait reverdir ; la tige le forme & com-mence à monter : c’est alors qu’il fautnettoyer le bled des mauvaises herbesqui tendent à l’étoufler , & qui fe multi-plient malgré les précautions prises pen-dant l’année de jachère. II en est qu i!faut arracher avec la main, parce qu’tl-ies ont des racines très-profondes; tellesfont une herbe connue assez générale-ment fous le nom de nielle, une autre ap-pellee amourette en beaucoup d’endroits,& celle nommée queue dc renard.
II en est d’autres, comme font les char-dons, qu’on détruit avec un instrumentappel \éfur£lair, Toutes ces plantes mal-faisantes croissent beaucoup plus viteque le bled : elles l’étouffent : & si onles laisse monter, lents, semences infec-tent la terre au point que la destructionne peut plus être faite que par un travailde plusieurs années. II faut donc unetrès-grande attention à sarcler le bied;
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mais il faut que cette opératiîm fe fasseavant que la tige soit à une certainehauteur : sans cela, elle feroit rompue ,& on détruiroit la plante, au lieu de lafavoriser.
Le bled fleurit vers la fin de juin ; cha-que épi n’est en fleurs que pendant un oudeux jours : alors les pluies froides fontá craindre ; elles font avorter une partiedes grains. Un mois te passe entre la flo-raison & la maturité : c’est pendant cetintervalle qu’on redoute avec raison lesbrouillards qui, lorsqu’ils font suivis dusoleil, causent la maladie appellée rouil-le. Quelle que soit la maniéré dont lesbrouillards agissent, leur effet malheu-reux n’est que trop certain ; tes bleds quien ont été frappés ne grossissent plus ; lesgrains font retraits , légers, & presquevuides. Inexpérience u’a point appris lesmoyens de prévenir cet accident; & ilparoît être de nature à tromper toutes lesprécautions que nous pourrions prendre.La rouille n’est à craindre que dans des-innées humides & tardives. Cette mala-die , quoique ttès-fâcheufe, l’est beau-coup moins que celle qu’on doit ap.pellernieiie , & qui fait quelquefois de grandsravages: mais rhumanité doit tout ré-cemment aux foins & à la sagacité de M.Tiìlet, la découverte des eau ses de cettemaladie, & de plusieurs remedesquilapréviendront ou mèmel’anéantiront dansla fuite. Voyez Nielle. On donnera àcet article les différons caractères de ma-ladies confondues fous le nom de nielle ,ou connues en divers lieux fous d’autresn ou: s.
Lorsque le froment approche de la ma-turité , la tige jaunit à ('endroit nomméie collet, c’eit à-dire, à ['extrémité de latige qui approche de l'epí.
Lorsqu'ilen est à ce point, rien ne re-tarde plus les progrès qui lui restent àfaire : les pluies même semblent hâter('instant où il sera bon à couper. Si l’ontarde trop, il s’égraine , & on en perdune partie : mais ce qu’il y a de plus es-sentiel à remarquer pour la récolte , c’estde nc lier le bled en gerbes & de ne 1cserrer que par un tems sec ; fans quoi, ils’échaufferoit dans la grange , prendroitun mauvais goût, &on perdroit totale-ment le grain & la paille.
La nouvelle méthode pour la culturedes terres, & sur-toutpour celle An f r o-