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Tome XV. FORE - GENU
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Les pommes,à la différence des poires,se lèchent sans être pelées,en les coupantpar la moitié après leur avoir ôté le tro-gnon ; on les fait bouillir afin d’en tirerle jus , & y tremper celles qu’on destinepour secher.

Les raisins secs, & fur tout les mus-cats, sont très-agréables à manger. Onles met an four fur une claie pour les fai-re lécher, en prenant garde que la cha-leur du four ne soit trop âpre, & en ob-servant de tourner les rai lin s de teins entems, a lin qu’ils sèchent également.

Les figures dont on a parlé ailleurs , sesèchent comme les prunes.Le commercede tous les fruits secs est considérablepour les pays chauds ; & l’on comprenddans la lifte des fruits secs , le^amandes,les avelines , les câpres même , & lesoliv,s,quoique ces deux derniers se con-servent dans de la saumure. (D. J.')

Fruits , Dicte Les auteurs,tant an-ciens que modernes , qui ont écrit furles alimens, nous ont donné fur les pro-priétés communes des fruits, des généra-lités îi vagues, qu’on ne peut puiser dansces ouvrages aucune connoissance positi-ve fur cette matière. Lémery les a ban-nies très-sagement de son Traité des alì-suens , qu’iì commence presque par unchapitre particulier sur les fraises.

Eti effet , nous ne connoissons guered’anties qualités communes entre plu-sieurs especes d c fruits , que la qualitétrès énergique d’aiiment végétal. VoyezMuqueux fis Nourrissant. Unepomme, une amande, une figue, unechâtaigne , une olive , fe ressemblentaussi peu qu’un/hi/í quelconque, & uneracine ou une feuille ; & les especes quiparoilïènt les plus analogues entr’elles,font réelle ment distinctes par des proprié-tés médicinales très - différentes. C’estainsi que l’abvicot est regardé par tousles médecins comme sujet à causer desdyssenteries, des coliques, des fievresintermittentes, fisc. & que la pêche estau contraire regardée comme très-faine.

La division que les anciens avoientfaite des fruits en fruits d'été , ûpoûos, ho-rtci, & fruits d'automne , est on 11e peutp s plus mal entendue , plus incomplète,ò: fondée fur des prétentions plus pré-caires. Une poire fondante d’été ressem-Lle parfaitement à une poire fondanted’atitomne, & deux fruits d’été, savoir,

F R U foi

une cerise & une amande, sont absolu-ment différois.La circonstance d’être peudurables ou de pouvoir être conservéslong-tems,par laquelle les deux branchesde leur division étoient spécifiées, ne faitrien aux propriétés diététiques des fruits>& ne peut convenir qu’aux/razií aqueux& pulpeux.

Les propriétés diététiques des fruitsvarient encore même dans chaque ei'peceselon qu’on les mange dans différens de-grés de maturité, frais ou sèches , vieuxou récens, cruds, euits ou confits , seuls011 assaisonnés avec un peu de lucre, desel, fisc.

Pour toutes ces raisons, nous 11e nousarrêterons pas plus long-tems fur ce su-jet, & nous réserverons pour les articlesparticuliers ce que l’on fait de positif furì’usage de chaquc/i-azí. Voyez ces arti-cles.

Nous rappellerons seulement en deuxmots l’obfervation généralement connuedes mauvais effets des fruits verds, queles femmes, les enfans & les estomacsmalades appetent par une dépravationde goût,qu’on doit regarder comme vrai-ment maladive.

Nous ferons encore une observationsur Pu sage àss fruits en générahc’eil quel’opiniou commune qui les fait regardercomme une source très-ordinaire des ma-ladies épidémiques qui règnent souventen automne; que cette opinion , dis-je ,n’est vraisemblablement qu’une erreurpopulaire.On a observé que ces maladiesn’avoient été ni plus communes, ni plusdangereuses , pendant certaines annéesqui avoient été très-abondantes en fruitsde toute espece.

Ce fait important mérite cependantd’étre encore éclairci par de nouvellesobservations, (bj

Fruits , Jurispr. Ce terme , dansfa signification propre, ne s’entend quedes émolumens qni naissent & renaissentdu corps d’une chose, comme 1 es fruitsde la terre. Cependant on donne auflì le110m de fruits à certains émolumens quine proviennent pas de la chose même ,mais qui font dûs à cause de la chose,telsque les fruits civils.

Les/saisi d’un héritage appartiennentau propriétaire,quand même il ne les au-roit pas ensemencés; nam omnesfruêfutjure soli t non jure seminis, fercipitintur :

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